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7 - L’école en chantier


En 2011, la Montagnette va encore souffrir…

M. Ichartel a signé la cinquième urbanisation de la Montagnette
sous un prétexte scolaire et malgré des conséquences irréversibles

Détérioration définitive du quartier de la Côte en Montagnette avec :
Dégradation visuelle et paysagère du massif et patrimoine architectural,
Fermeture de la promenade historique sur un espace apprécié par tous,
Bétonnages et goudronnages sur "le petit Nice".

SEPTEMBRE 2011

Voir la suite dans la rubrique :
ENVIRONNEMENT >>> École des Moulins
Les problèmes commencent

JUILLET 2011

Nouveaux travaux supplémentaires au groupe scolaire

Le maire continue à faire son marché en ajoutant des aménagements complémentaires au projet initial :
- Terrassements GUINTOLI : Création d’une piste d’accès au Nord Est pour entretien et abattage d’arbres dangereux, agrandissement de la cour de l’école primaire vers le Sud Est pour création d’une aire de jeux de ballons, création d’un muret de soutènement pour sécurisation du chemin de la Côte pour 81 171,32 €,
- Charpente Bardage Bois SCOP SA TRIANGLE : Création d’un portail d’accès Nord-Ouest dans la cour de la maternelle pour 2 508,73 €,
- Menuiserie alu RINGOT : Création d’une porte supplémentaire CLSH, d’une grille séparative CLSH et d’un portillon maternelle, d’un caillebotis chaudière bois pour 13 409,42 €,
- Menuiserie MOINE : Modification des portes bureau/tisanerie, création plan de travail 14 postes informatiques, création meuble de rangement CLSH, mise en place signalétique pour 22 039,89 €,
- Electricité SUD TELECOM : Complément d’équipement de sécurité et modification d’installation suite à création porte CLSH et reconfiguration des locaux bureau-tisanerie, installation provisoire réchauffeur électrique pour plancher chauffant, complément de réseaux courants forts et faibles pour installation postes supplémentaires en salle informatique, installation sonorisation CLSH pour 14 780,28 €,
- Aménagement paysager SA MANIEBAT : Agrandissement de la cour de l’école primaire vers le Sud Est pour la création d’une aire de jeux de ballons pour 12 394,15 €.
- Plus un ajout en cuisine de 717,60 € et des fontaines à eau louées 30 € par mois à CULLIGAN. Plus un peu d’équipement mobilier pour 39 023 €.
Soit un petit supplément estival de 186 044 € qui porte le projet à 5 623 690 € à ce mois.

JUIN 2011

Présentation du groupe scolaire : Malaise et déception

Après des mois d’attente et d’annonces contradictoires sur la prochaine ouverture de l’école des Moulins sur la Montagnette, les visites de barbentanais étaient attendues en masse fin juin pour apprécier et confirmer le bon choix municipal. Non pas d’avoir construit une école, mais de l’avoir posé là au milieu des pins !

La veille des visites, des pins étaient encore abattus
Le camouflage savoyard donne à cette école un côté « Fort Alamo »

À peine 500 personnes ont fait le déplacement (enfants compris !), soit 12 % de la population alors que 800 personnes (enfants non compris !) avaient signé une pétition demandant de choisir un autre lieu, et sur laquelle le maire s’est assis.

Une classe et un couloir
De la HQE plein les mirettes

La propagande municipale a eu beau faire, et l’enthousiasme naïf compréhensible des personnels scolaires n’y change rien, un malaise est né à cause de cette réalisation. Elle est marquée du sceau d’une incompréhension durable, de l’erreur patrimoniale, d’atteinte à l’intégrité d’un lieu prestigieux, de dégradation irréversible de la Montagnette, d’une procédure antidémocratique que les discours mielleux cachent mal.

Les cours de récréation
Il reste quelques aménagements à terminer

Et encore, il faudra attendre le fonctionnement normal de cette école qui a mis dix ans à venir pour comprendre qu’avoir voulu « offrir le meilleur à nos enfants », peut produire le pire : Une circulation catastrophique, des problèmes pendant les grandes périodes de chaleur, de froid, de pluie, de vent, dans un lieu exposé, sans oublier les inévitables malfaçons de travaux en accéléré (déjà une alerte gaz avant son ouverture !) et la dévitalisation programmée du centre-ville.

La Salle polyvalente au toit en zigzag
La Tour historique habituée aux troubles architecturaux

Toutes solutions pour compenser paraissant coûteuses ou impossibles, c’est donc une longue série de difficultés qui attendent responsables, utilisateurs et riverains de cette construction contestable, véritable fantasme municipal détruisant un patrimoine que les élus étaient censés protéger…


MAI 2011

Le nouveau groupe scolaire des Moulins à vent
ne devrait plus tarder à ouvrir, si on vous le dit !

Après avoir annoncé en 2010 que la nouvelle école ouvrirait après les vacances de février 2011, le maire a reporté lors de ses vœux de janvier l’ouverture en mars pour accueillir l’assemblée de « La nacioun gardiano » et même les invités de la cérémonie d’inauguration du centre ancien. Puis, il a annoncé début mars que la rentrée scolaire de printemps, donc début mai, se ferait dans les nouveaux locaux. En mai, il annonce qu’il va falloir attendre la rentrée de septembre car les travaux sont plus longs que prévus.
Les entreprises concernées risquent gros pour ne pas avoir livré en temps voulu la réalisation. D’autant que les frais de cantine payés à l’école privée Notre-Dame sont coûteux et déménager plus tôt aurait réduit la facture.
Le personnel scolaire est inquiet devant autant d’amateurisme surtout quand il faut préparer les cartons pour le déménagement à chaque annonce municipale !
Le matériel vétuste de l’ancienne école qui devait être réutilisé dans la nouvelle école ne le sera peut-être pas car en juin, celui racheté d’occasion au Crédit Agricole (on économise sur tout !), sera finalement disponible pour l’été.
La remise des clés est prévue le 12 mai, après quoi il faudra attendre le résultat des vérifications de la commission de sécurité autorisant l’ouverture. Pendant ce temps, les visites des locaux sont prévues fin mai pour les enfants et mi juin pour les villageois.
Les boulistes devront contribuer à l’effort de dégradation du site en accueillant sur une partie de leur surface des activités scolaires, des places de parking et la circulation sans maugréer, sinon…
Le centre aéré estival devrait utiliser les nouveaux locaux avant les élèves, car les travaux d’aménagement de l’ancienne école vont se mener tambour battant pendant l’été. En effet, les locaux de la rue du Four sont déjà vendus et les activités associatives devront trouver d’autres salles dès septembre.
Une nouvelle rassurante, les installations de télécommunications des arènes, dont les effets délétères sur les enfants et adultes sont dénoncés par les riverains, pas par les opérateurs, vont s’éloigner à 600 m, tout comme les wifi du centre ville. À Bordeaux, le maire a repoussé toute implantation à 1 km, limite d’effet qui protège la jeunesse !


AVRIL 2011

Le tribunal administratif a débouté l’ADER

La municipalité vient de voir son épisode judiciaire scolaire se terminer car le tribunal administratif a débouté en février l’ADER de ses demandes. Si l’ADER ne fait pas appel de la décision, le jugement est donc définitif et ce n’est pas un poisson d’avril.
La réalisation de l’école sur la Montagnette peut donc se poursuivre au pas de course. Il faut vite ouvrir les nouveaux locaux pour y déménager le matériel de l’ancienne école avant l’été, y installer le gardien et surtout le centre aéré estival. L’ancienne école sera alors indisponible pour cause d’aménagement d’urgence des salles associatives diverses : activités de la rue du Four en premier car les locaux sont déjà en vente pour aider les multiples financements en cours. Beaucoup de chambardements, d’agitations, de travaux, de risques d’engorgement et de dérapages avant et après la rentrée.
L’essentiel est que le maire soit encouragé dans sa poursuite du saccage maintenant légal du massif et, qu’il y est au moins l’administration pour l’encourager à prendre la Montagnette comme un nouveau terrain d’aventure municipal malgré les dommages collatéraux déjà provoqués et ceux à venir…


MARS 2011

Matériel informatique pour le groupe scolaire

Le marché de « l’école nature des Moulins dans les arbres » (titre non définitif imaginé par le service communication pour camoufler le béton) se poursuit avec un montant supplémentaire de 27 010 € TTC pour achat de matériel informatique portant le coût scolaire total provisoire à 5 437 646 € TTC.


FEVRIER 2011

Travaux supplémentaires pour le groupe scolaire

Un projet scolaire normal prévoit dès le départ la totalité des dépenses prévues. À Barbentane, le maire fait son marché depuis dix ans et les coûts évoluent au gré des aménagements, des humeurs, des techniques, des évolutions de prix des matériaux, des ajouts ou des retraits de travaux, du temps, des subventions tardives…
Une école en béton feraillé camouflé derrière des panneaux en bois va être un modèle du genre avec l’avenant passé pour un montant supplémentaire de 50 679 € TTC portant le coût du projet à 2 090 500 € à ce jour pour le lot n°2 Gros œuvre de l’entreprise Mariani, soit un coût scolaire total provisoire de 5 410 636 €.
Les travaux avancent vite, vite, vite pour mettre le tribunal administratif devant le fait accompli au cas où il trouverait à redire à une réalisation en Montagnette.
L’école savoyarde s’annonce parfaitement intégrée dans son cadre bucolique provençal et le maire a gagné un surnom adapté pour son œuvre catastrophique pour le massif : BQE ou Basse Qualité Environnementale :


JUIN 2010

Un mur sous les pins pour une école ouverte !

Avec un étage sans doute pour la voir de plus loin !

Sous l’impuissante Tour Anglica dissimulée…


MARS 2010

Une école en béton !

Les boulistes ont du souci à se faire…


FEVRIER 2010

La Tour fait le pied de grue…

Un HQE à questions !

Le toit végétalisé prévu sur l’école aura un avantage certain en matière d’isolation thermique. Mais ce label Haute Qualité Environnementale grenelleux d’avance signalée, se fera dans une nature bétonnée, et à un prix qu’on oublie d’évoquer : il coûte quatre fois plus cher qu’un toit tuilé et présente quelques inconvénients à venir :
- Les éventuelles réparations seront aussi hors de prix.
- En cas de fortes précipitations neigeuses du type janvier 2010 sur une étanchéité fragilisée ou des charpentes porteuses insuffisantes, c’est l’ouvrage qui sera menacé.
Son nécessaire entretien va créer quelques surprises :
- Il sera occupé par des insectes, bestioles et volatiles divers et variés, sauf épouvantails adaptés ou traitements préventifs ou curatifs.
- Au cours de nos canicules estivales courantes et pendant les périodes ventées, il faudra arroser la végétation.
- En cas de basse température hivernale, il faudra remettre en état la végétation détruite par le gel…

Une école, ce n’est pas qu’un bâtiment mais aussi des réseaux (eau, gaz, assainissement, électricité, pluvial…), des lieux de stationnement (terrain des boules menacé !) et des moyens d’accès (par exemple faire passer les cars de ramassage annoncés pour réduire une circulation inquiétante !).
Manques dénoncés à juste titre par des élus d’opposition qui voudraient bien savoir, comme la population, si les chemins de la Côte et des Moulins vont devenir des routes élargies non évoquées aujourd’hui dans le projet ou si, là aussi, on oubliera la règlementation sous des prétextes divers et on trouvera une citation célèbre pour justifier l’inexplicable…


JANVIER 2010

Envers et contre tout !

Continuité municipale pour le chantier scolaire.
Dix ans de tergiversations, d’effets d’annonces, de plans suspendus, de devis obsolètes, de coûts versatiles, de contestations interminables, de promesses tactiques et de rodomontades pathétiques ont découragé les meilleurs volontés et fait passer les élus pour des "incapables". Même les parents d’élèves n’y croyaient plus. Il fallait bien un jour réagir !
La réélection inattendue de 2008, obtenue grâce à de fabuleuses accusations et des promesses difficiles à tenir, doit être vite oubliée. La méthode employée a donc radicalement changé car, après l’allure de tortue menée pendant dix ans, voilà la marche forcée à présent enclenchée en silence pour achever malgré tous les avertissements un projet scolaire risqué, source de fortes controverses passées et de nombreuses déconvenues actuelles et à venir.

Silence on saccage…

Le silence municipal est impressionnant : Depuis les péripéties judiciaires non terminées aujourd’hui et redoutées par les élus, il n’y a plus aucune communication sur le sujet. Alors que les fameux plans et projets précédents s’étalaient dans les bulletins municipaux et journaux, les contribuables attendent toujours le nouveau projet modifié publié nulle part ! Le maire qui se dit très communicateur, a accordé le nouveau permis de construire dans un espace modifié, dans une configuration différente et avec des dispositions nouvelles sans dire ni expliquer ce qui avait changé !
Y-aurait-il quelque chose à cacher ? Il est vrai qu’on modifie des dispositifs au centre ancien sans changer le permis, alors que ne ferait-on pour une école "urgente" et modèle !
Ou, tout simplement, ne rien dire ni publier est un jeu destiné à saccager en douce le patrimoine au nom de la modernité, devise municipale actuelle, déprédation semblable il est vrai à celles d’illustres prédécesseurs derrière lesquels on s’abrite : Eux l’ont fait, pourquoi pas nous ?
Ces destructions modernes sont aussi inexcusables que les précédentes et la population qui a confirmé l’équipe municipale dans ses fonctions croyait en toute bonne foi ancestrale à ses édiles et à leurs promesses de respect du patrimoine.
Elle se demande à présent si on ne lui a pas menti en voyant le résultat du quartier des Gueux au centre ancien modernisé…

Vite, vite, vite…

La vitesse est une précipitation dangereuse surtout quand la conduite ressemble à celle menée au centre ancien. Mais la vitesse permet aussi de casser rapidement ce qui ne devrait pas l’être pour montrer enfin la merveilleuse réalisation promise à l’admiration des foules éblouies. On espère ainsi surtout faire taire les critiques et éviter les contestations tout en mettant opposants et administrations devant le fait accompli en cas de décisions judiciaires contraires…
Risque calculé et vain permis par l’Architecte des bâtiments de France, Préfet et sous-préfet, ONF et élus locaux qui ont accepté ou voté le projet. Vite et bien ne vont jamais ensemble et déjà les inquiétudes sont nombreuses.

Un des grands trous

Avec vue sur les monuments historiques

Ou le Foyer résidence

Les pins ne sont plus bienvenus à l’école !

La présence des pins dans ou autour de l’école vient d’être remise en cause par le récent épisode neigeux. Dans un lieu en plein vent, les arbres déracinés ou les grosses branches cassées peuvent tomber sur les enfants ou sur les bâtiments. Contrairement au mirifique projet de nature arborée, ce risque rend inéluctable le sacrifice de tous les arbres dans ou bordant le groupe scolaire pour d’élémentaires raisons de sécurité (le local voisin des boules y est passé à deux doigts -voir photos). En plus, avec la neige, contrairement au mistral, impossible de prévoir de quel côté l’arbre va tomber.

Un sous-sol friable !

À l’inverse de la Tour et des autres monuments historiques voisins construits par les anciens sur le dur, le sol de l’école n’est pas un solide rocher mais un conglomérat de cailloutis et limons marno-calcaires friables favorable aux infiltrations, qu’il va falloir bétonner ou goudronner lourdement…


La dernière ichartel’ânerie de l’année 2009
a suscité un hommage poétique en réponse

Mal atroce ?

Parfois quelques manants habitant le village
Critiquent vertement les grands travaux du Maire
Ne faisant pas partie de son aréopage
Ils ont droit aux leçons ou aux propos amers.

Cherchant par tous moyens à prendre sa revanche
Il utilise alors un procédé douteux
Dans le journal local sa colère s’épanche
Vouant aux gémonies cette bande de gueux.

En citant Claretie, un chroniqueur mondain !
Il se croit très malin mais n’est que veule et vain
Car ce profond mépris qu’il exprime ainsi
N’est au fond qu’une insulte à la Démocratie.

Notre édile est semblable au roi de l’Elysée
Qui craint toute tempête, même de bénitier
Préférant, aux beaux jours, sans crainte des huées
Du haut de sa calèche voir ses administrés.

D’après L’Albatros de Charles Baudelaire
(Par DAUDET Gérard dit le "Pas beau de l’aire")


OCTOBRE À DECEMBRE 2009

Le groupe d’élus municipaux d’opposition « Barbentane... réagis ! » publie son avis sur le projet en cours en décembre 2009 .

RÊVE ET RÉALITÉ

Imaginons…

Imaginons un bâtiment neuf, représentatif de cette architecture scolaire généralement inesthétique, poussé comme une verrue géante dans un site protégé. Imaginons l’actuel chemin des Moulins, serpentant entre rocs et pins, partie intégrante de notre patrimoine, élargi au bulldozer en une avenue de huit mètres de large en conformité avec la réglementation.
Imaginons cette école construite à l’écart du cœur du village dans un lieu où les anciens n’avaient bâti que des moulins à vent, sur un terrain rocheux où, une fois les pins massacrés, il ne restera rien de son caractère « naturel », et ou plus rien ne poussera.
Désert de pierres, ouvert aux quatre vents, banalité architecturale voilà la réalité de l’école du 21e siècle voulue et imposée contre tout bon sens par le premier magistrat de la cité.
Ces images sont-elles un doux rêve ou un cauchemar ? À vous d’en juger !
Au moment où les travaux viennent de commencer, attardons-nous un instant sur l’aspect « rationnel » et les arguments que la majorité municipale avance en faveur de ce projet :

« Nos enfants ont besoin d’un groupe scolaire neuf »... Cela semble évident quand on sait que des classes ont lieu dans des préfabriqués, que la cantine ne permet pas de faire manger tous les enfants ... Mais des projets ont été conçus il y a plus de dix ans, dont la continuation d’un seul aurait permis la concrétisation à ce jour,
« La plaine est inondable et seule la construction sur la Montagnette met les enfants en sécurité »... Si le PPRI (Plan de prévention du risque inondation) classe bien la plaine comme inondable, ceci depuis janvier 2008 seulement, cela n’entraîne pas une interdiction totale des constructions, mais les soumet à des conditions particulières à respecter ; quant au site de la Montagnette (puisque le nom du projet est Groupe scolaire de la Montagnette), il préserve les enfants du risque inondation en les soumettant au risque incendie, et à ceux de la circulation automobile, dans un lieu qui reste un cul de sac,
« Le terrain appartenait à la commune et c’était donc plus simple de construire sur ce terrain »... La commune n’a-t-elle pas d’autres possibilités foncières que celle du sommet de la colline, au pied d’un monument classé ? De plus, le terrain étant loué, cela a obligé à une transaction défavorable à la commune avec le titulaire du bail emphytéotique,
« Ce sera l’école dans la nature pour nos enfants »... Ce sera plutôt un exemple de destruction de l’environnement (abattage de trente-neuf arbres de haute tige sur le site même, alors que n’ont pas été comptés ceux à abattre pour la route d’accès) et la circulation matin et soir de deux cents voitures venues du bas du village et des autres quartiers,
« Le voisinage avec la résidence foyer logement créera un échange intergénérationnel »... Si le concept est séduisant, il nécessite surtout les volontés conjointes des enseignants et des résidents de la maison de retraite, et celles-ci peuvent bien se rencontrer, quel que soit le lieu d’implantation de l’école. Quant aux résidents, si on les interrogeait, nous doutons qu’ils soient favorables à cette implantation et à cet échange d’idées.

Nous voulons donc remercier celles et ceux, au nombre de 800 environ, qui, dotés d’imagination et sourds aux arguments dits « rationnels » ont signé en connaissance de cause la pétition contre l’implantation du groupe scolaire sur ce site, et ceci malgré les pressions plus ou moins sournoises dont ils ont été l’objet au mépris du droit à la liberté d’expression, avec l’envoi de lettres d’intimidation aux pétitionnaires.
Alors, imaginons encore un peu...
Imaginons un peu plus tard le plateau des Espidègles dévolu progressivement à l’urbanisation. Fantasme des promoteurs et cauchemar des amoureux de la nature, l’arrivée du béton sur le sommet de notre colline n’est-il pas le début de son extension sur la Montagnette ?
Ou encore, allons-nous connaître l’aboutissement du désir maintes fois répété de voir le site de la Montagnette devenir un centre économique pour les commerçants du village, avec la construction d’un centre commercial (voir article La Provence du 9 novembre 2009) ? Or, pour l’instant, nous constatons un déplacement des activités vers le bas du village, avons-nous perdu le sens de l’orientation ? Il est vrai que pour certains, c’est le « bon sens interdit » !
Mais si nous nous méprenons sur les intentions de notre maire, il lui sera aisé, à lui qui se dit respectueux de la Montagnette et amoureux de ses paysages, comme il aime le dire, de demander sur le champ la protection intégrale du haut de Barbentane et de ses abords…
Les élus : Lise GALAS, André GRANIER, Béatrice MOURET, Pierre VERNET.


2 décembre 2009 :
Le saccage de la pinède en cours

La cinquième urbanisation majeure de la Montagnette vient de commencer à 10 m du foyer-résidence.
Le Provençal, journal de propagande publicitaire, annonçait le 9 novembre : "Site incomparable… proche de la nature… dans un espace protégé…" ! Les barbentanais savent déjà ce qu’ils vont perdre…

À la question concernant la cagade du centre ancien : Comment la mairie a-t-elle pu laisser faire une telle bêtise ? La réponse courageuse est : C’est pas nous, c’est "Un Toit pour tous" !
Les barbentanais inquiets du saccage scolaire de la Montagnette en cours, savent que ce sera la faute des architectes, ou du Conseil Général, ou du préfet mais surtout pas de la mairie…


2 novembre 2009 :
L’école de nature détruit d’abord les pins

Le premier acte du projet pilote de Haute Qualité Environnementale qui doit donner à nos enfants une école de nature a été commis ce jour des défunts, moment symboliquement parlant bien choisi.
Les quelques arbres présents sur le massif ont été arrachés et quelques rochers enlevés pour faire place nette avant le début des travaux de construction du groupe scolaire.
De longs mois difficiles attendent le village avant de donner à chaque enfant le plaisir de vivre au cœur du patrimoine barbentanais…


Octobre 2009 : Facétie grenelleuse !

Comment faire croire aux autorités qu’il n’y a pas d’autre site que la Montagnette pour reconstruire l’école publique du village ?
C’est le tour de force du maire qui a utilisé toutes les grosses ficelles pour obtenir ce qu’il voulait.
Plusieurs lieux étaient pourtant à sa disposition : au quartier de la Fontaine, sur les hauts de St-Joseph, sur la place de l’ancienne école avec des aménagements nouveaux… Mais celui qui utilise à tout propos des cabinets d’étude quand cela l’arrange n’a pas jugé utile d’y réfléchir pour des raisons obscures ! Après le Grenelle de l’Environnement, les prétextes avancés pour justifier le lieu choisi sont en effet en totale contradiction avec le respect de la nature et de la Montagnette :

Donner à nos enfants une école de nature !

Il est pourtant facile d’imaginer que pour accompagner les 250 enfants prévus à l’école dite de nature sur le massif, au moins 150 parents vont utiliser un véhicule pour les accompagner. Véhicules qui vont aller et venir matin, midi, après-midi et soir en deux trajets successifs dans un créneau horaire limité de quelques minutes, en s’ajoutant à une circulation déjà importante (crèche, maison de retraite, habitants, enceintes sportives, cimetière…).
Les quartiers de la Fontaine, Rampale, la Côte et Trou du Renard, Pont de Guillot vont donc recevoir plus de 1 000 passages de véhicules par jour ! Pollutions, bruits, incidents, bouchons, stress… La mairie répond sans rire : "on organisera un pédibus…".
Certains s’amusent même à mesurer la quantité de CO2 et autres polluants que nos grenulleux élus vont ajouter à la facture climatique, et à la taxe carbone qui va décoiffer les budgets municipaux…
Mais il y a encore plus grave : les particules d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (voir l’article "La particule n’est pas souvent noble !") sortant des pots d’échappement sont fortement cancérigènes et se répandent jusqu’à 150 m de part et d’autre des voies de circulation.
En période de mistral ou de vents divers, ces pollutions seront dispersées sur le pauvre massif que l’on prétend préserver ou sur le voisinage immédiat tout au long des trajets…
En période calme, ce sera pire car, restant sur place, elles profiteront à tous les riverains et en particulier aux enfants de l’école, de la crèche, aux résidents du Foyer Résidence à qui il faut déjà conseiller le port de masque protecteur ou la fermeture des aérations, et même aux joueurs de boule…
En cas de pluie, ce sont les sols, revêtements et eaux d’écoulement qui vont recevoir ces particules et polluer l’environnement…
On sait déjà que les lieux clos (crèche et école) ont des taux anormaux de pollution pouvant provoquer des allergies inattendues en ces lieux, et ils vont devoir subir en plus celle d’une circulation automobile accrue ! Comment jeunes et vieux feront-ils face aux taux de benzène, les jours sans mistral ? Y-a-t-il un allergologue en mairie ?
La prétention de donner aux enfants une école de nature afin de les faire bénéficier du bon air de la Montagnette ne va pas tenir longtemps. L’urbanisation galopante du massif, la circulation accrue des voies d’accès et une occupation de plus en plus importante de ce lieu, ont déjà interrompu son caractère naturel. La nature ne le restant que si on lui fout la paix, son état va se dégrader au point de faire aux enfants et au village un cadeau empoisonné, par altération irrémédiable du seul poumon naturel que l’histoire nous ait légué et qu’une “municipalité responsable” devrait préserver à tout prix…
La facétie grenelleuse du maire va accroître le saccage de la Montagnette comme son projet du centre ancien a détérioré définitivement l’espace historique du vieux village…

Donner à chaque enfant le plaisir de vivre au cœur du patrimoine barbentanais !

Les Bâtiments de France, les autorités préfectorales, l’ONF, la Mairie, ont la responsabilité de respecter la loi. « On ne construit pas à moins de 500 m d’un monument historique » dit celle-ci ! Or, il y a trois monuments historiques dans ce périmètre et les instances précitées n’en tiennent aucun compte ! Pas plus d’ailleurs que de la protection d’espaces naturels particulièrement sensibles de Barbentane, piétinés sans vergogne par le projet du groupe scolaire avec trois réglementations oubliées : Inventaire ZNIEFF de type II ; Site du massif de la Montagnette inscrit sur la liste des espaces à protéger par arrêté du 17 décembre 1970 ; L’ensemble de la forêt communale de Barbentane définie au POS comme EBS (Espace Boisé Classé)…
Certes, l’Architecte des Bâtiments de France a fait reculer le projet de quelques mètres mais a autorisé d’ignorer l’ordonnance du Code du Patrimoine ! Pour quels motifs ? On lui a prouvé qu’il n’y avait pas d’autre possibilité de lieu ?
Les enfants auront le plaisir de vivre au cœur du patrimoine barbentanais en violation des règles ! On leur apprendra ainsi à respecter les lois…
À quoi peuvent bien servir le code du Patrimoine, les lois, les autorités, le Grenelle et les beaux discours quand la facétie est tolérée ?

Immerger les enfants du centre aéré dans un site propice aux activités de loisirs et de détente !

De juin à septembre, avec le « cagnard » qui tombe sur un massif en zone rouge et un environnement pollué, il est plutôt imprudent d’organiser de telles activités, ou alors il faudra immerger sec…
Avec la sécheresse et le mistral en rafale qui agite parfois bruyamment le quartier de la Côte, le site est en effet propice à la détente, et surtout à la facétie grenelleuse municipale…

Projet de haute qualité environnementale

C’est sans doute de hauteur du massif que le maire parle, car il ne suffit pas d’un chauffage au bois pour qualifier un projet de HQE. Derrière l’annonce ’écran de fumée’, le bilan carbone de ce projet va être très lourd.
La sinistre galéjade est à son comble quand un projet saccageant la Montagnette est qualifié sans vergogne de "Haute qualité environnementale"…

Projet pilote pour tous les enfants

Il prévoit depuis 2005 de construire 11 classes (7 Primaires et 4 Maternelles) dans un espace contraint et limité. Les parents de l’APE attendent eux 13 classes (8 Primaires et 5 Maternelles) ! La surface et l’ampleur de ce projet ne sont pas à la hauteur de l’évolution possible de la population du village, à moins qu’on ne veuille occuper plus tard davantage d’espace au quartier la Côte, ou bien favoriser la concurrence scolaire…

Ce projet scolaire a été préparé dans la plus grande confusion et s’annonce catastrophique pour Barbentane. Si le Tribunal administratif de Marseille n’oblige pas à revoir la copie, les barbentanais, déjà échaudés par la "cagade du centre ancien", auront des réveils très douloureux, une fois la facétie municipale évaporée…



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