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Espéranto

POUR UNE IDENTITE EUROPEENNE ET MONDIALE

Le « non » français au référendum du 29 mai 2005, suivi de celui de la Hollande a provoqué manifestement un début de réflexion sur le fondement même de l’Europe et tout le monde doit se réjouir de cette prise de conscience. Mais le problème prioritaire fondamental non résolu - et non débattu, hélas ! par les médias - reste celui de la communication entre les peuples.

Le projet de constitution donne pour devise à l’Europe : « Unis dans la diversité » et proclame le respect de la diversité des langues, mais ce projet reste muet sur la solution à adopter pour unir cette diversité. De toute évidence l’euro ne suffit pas et l’Europe a besoin d’une langue commune.

Le développement de l’anglais est une erreur européenne, sauf pour l’Angleterre évidemment !

Croire que le fondement de l’identité européenne puisse se réaliser par le biais de l’anglais est - plus encore qu’une utopie - une faute, une impossibilité et une injustice inacceptable. Une Europe linguistiquement anglaise ne pourrait être qu’une zone de libre-échange commerciale et d’un non-échange culturel ou d’un échange totalement inéquitable et de type colonial, au profit des anglophones, inégalité qui anéantirait peu à peu la diversité culturelle de ses peuples et laisserait la porte ouverte aux nationalismes de tous bords.

L’étude du professeur GRIN de l’Université de Genève sur l’enseignement des langues étrangères démontre qu’une langue n’est pas neutre...

Elle avantage le Royaume-Uni qui gagne ainsi environ 10 milliards d’Euros par année du fait de sa dominance actuelle :
- Quasi-monopole sur les marchés de la traduction et de l’interprétation vers l’anglais, de la rédaction de textes en anglais, de la production de matériel pédagogique pour l’enseignement de l’anglais et de l’enseignement de cette langue ;
- Des économies de temps et d’argent dans la communication internationale, les autres faisant l’effort de s’exprimer en anglais et acceptant des messages émis dans cette langue, sans que les anglophones n’aient à apprendre d’autres langues, ni à investir dans l’apprentissage des langues étrangères ;
- Position dominante des anglophones dans toute situation de négociation, de concurrence ou de conflit se déroulant en anglais.

Alors que faire ? Obliger chaque Européen à apprendre deux langues étrangères ? Cela reviendrait pratiquement au même. Tout le monde apprendrait, en priorité absolue, l’anglais, ou essaierait de l’apprendre tant bien que mal, et les autres langues auraient un rôle international et culturel de plus en plus mineur.

Et si un scénario « Espéranto » était mis en oeuvre par la Communauté Européenne ?

Il serait de loin le plus avantageux, car il se traduirait par une économie nette, pour la France, de près de 5,4 milliards d’Euros par an et, à titre net pour l’Europe entière (Royaume-Uni et Irlande compris), d’environ 25 milliards d’Euros annuellement. Le budget 2005 de l’Union Européenne étant de 116,55 milliards d’Euros, il pourrait diminuer de 21 % par an, et économiser un budget complet tous les cinq ans !
Et ce scénario serait aussi plus respectueux des autres langues et pays, tous mis à égalité.

La seule solution réaliste et novatrice, et de plus, peu coûteuse, c’est donc l’espéranto, langue qui a fait ses preuves même si les élites de la France d’en-haut et de l’Europe l’ignorent et la dédaignent. C’est pourtant une langue très riche et particulièrement nuancée ce qui la rend apte à des traductions très fidèles. Très claire et facile à apprendre, sans aucune exception grammaticale, elle est accessible à tous. Il suffit de quelques heures pour le vérifier par soi-même. C’est une langue neutre à l’égard des idéologies ou des religions. C’est la seule vraie langue internationale respectant une totale égalité entre toutes les cultures .

A titre d’exemple, une seule année d’espéranto, avec trois heures hebdomadaires, dans toutes les classes de sixième d’Europe, suffirait amplement pour que tous ces jeunes élèves puissent communiquer entre eux couramment et de manière déjà approfondie. Devenus parfaitement bilingues, ils pourraient ensuite choisir d’étudier, en toute liberté et plus facilement, n’importe quelle autre langue, aussi bien le maltais, le grec ou le lituanien que le breton, le procençal, le catalan ou l’espagnol... et, bien sûr, l’anglais..., langue très respectable et qui mérite mieux que les mauvais traitements que son usage international lui infligent, usage pour lequel il est d’ailleurs fort mal adapté. De plus, il serait facile de traduire en espéranto toutes les œuvres importantes - de n’importe quelle langue, même minoritaire - pour constituer un fonds commun européen.

De cette manière, se réaliserait peu à peu un idéal européen, base d’une identité européenne, et l’on verrait apparaître une culture européenne commune, enrichie , sans aucune discrimination, par toutes les cultures de ses peuples. N’est-ce pas là la condition même d’une Europe réellement démocratique et pacifique ?

Qui dit mieux ?

A Barbentane, on a commencé cet automne avec la Confrérie Internationale de la Barbe.

Le 20/2/06 Jean-Pierre


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