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LEO question

Question préalable non posée

La DDE et les élus auraient pu se demander avant de proposer la LEO

Pourquoi va-t-on en Avignon ?

Pour aller au lycée

Si donc un lycée est créé dans notre canton, c’est combien de véhicules en moins vers Avignon ?

Pour aller au collège

Même remarque et même conséquence que précédemment.

Pour aller faire les courses

Tant que nous considérerons, parfois avec raison mais souvent à tort, que nos commerces de proximité ne méritent pas nos achats, ils dépériront et nous irons toujours plus loin...
Un petit calcul du coût voiture pour aller acheter régulièrement en ville suffit pour comprendre l’ineptie de nos attitudes commerciales !
Tant qu’élus et commerçants locaux jouent avec constance et fermeté contre leurs camps, l’ineptie a de beaux jours devant-elle.
Or, Avignon et ses commerces veulent à tout prix nous conserver comme clients, surtout qu’en cadeau de fidélité, ils accordent pollutions, dégradations paysagères, risques hydrauliques..., en prime.

Pour aller travailler

Il est évident que les entreprises ne peuvent pas se déplacer à la campagne, la ruralité et la décentralisation, c’est bon pour les discours de tribune, pas pour la réalité locale.
Tant que le partage économique sera aussi restreint et hypocrite, il ne restera qu’à faire la route alors qu’une dizaine de délocalisations au sud Durance permettraient à des centaines de salariés de ne plus encombrer les routes. Qui osera dire chiche ?
Le covoiturage, c’est aussi un moyen convivial et économique de circuler.
Parlons aussi des pistes cyclables qui ne voient le jour que sous la pression des randonneurs alors qu’elles pourraient constituer un moyen efficace de transport de proximité pour le travail.
Le prix à venir du pétrole et donc du carburant va peut-être faire réfléchir un jour !

Pour accéder à son logement avignonnais

Mais l’environnement urbain de l’habitat est tellement dégradé qu’il pousse les résidents à aller séjourner ailleurs ? Les élus avignonnais et autres, peuvent évidemment améliorer la situation, limitant ainsi l’urbanisation de la périphérie et les déplacements de ou vers l’extérieur.

Pour aller tout simplement au cinéma, restaurant, musée...

Et si les services de cars ou d’autorails étaient organisés différemment, à des prix défiant toute concurrence, dans les zones très fréquentées, ne seraient-ils pas beaucoup plus utilisés ?

Faisons le calcul des véhicules économisés

En reprenant chaque cas, on obtient un total impressionnant de véhicules inutiles, une amélioration très sensible de la circulation, le maintien des zones vertes naturelles qu’on s’apprête à détruire sous prétexte de progrès, un habitat plus respectueux des résidents...

On peut alors imaginer, certains diront rêver, d’autres scénarios possibles.
Au lieu de cela, le débat est évité d’avance, puisque là comme ailleurs, la question piège est : voulez-vous revenir au temps des charrettes ou aller à pied ?
Pour les charrettes, les ânes sont déjà trouvés...
Quant au débat, comme il n’a pas eu lieu, posons-le partout, on verra bien s’il en sort quelque chose avant qu’il ne soit trop tard.

Avec en bonus, l’inutilité de la LEO et de ses conséquences, si le rêve devient réalité.


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