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Troupe de théâtre provençal

« La colo de Cerco-Nis », atelier-théâtre de l’association des Ateliers de Bellinto - met en scène et joue en public sous sa direction les œuvres en langue provençale, écrites depuis vingt ans par Henri DAUDET.

Présents chaque année au Festival Régional de Théâtre Provençal de Fuveau, ces comédiens ont été récompensés par des "nominations" du jury en :
- 1997 : Grand prix d’interprétation masculine à Jean Mestre, meilleur second rôle à Jean Pierre Ardigier, "Farcejaire" à Francis Chauvet, création théâtrale - de la langue - de la mise en scène et du meilleur auteur à Henri Daudet. Deux grands prix lui ont été définitivement attribués : ceux de la création théâtrale et du "Parla d’O".
- 1998 : Jean-Pierre Ardigier obtient le prix spécial d’interprétation masculine, Jean Mestre est consacré lauréat du Grand Prix du meilleur second rôle.
- 2001 : Premier prix de mise en scène pour l’auteur, premier prix de deuxième rôle pour Ardigier et Mestre, Prix du Conseil Général pour la troupe. Enfin, la troupe a présenté sa pièce "Lou Mas de Cerconis" en première partie du spectacle de Guy Bonnet à Grans en novembre 2001.
- 2005 : prix du "Farcejaire" à Jean Pierre Ardigier.
- 2006 : Meilleur second rôle à Francis CHAUVET et Prix de la mise en scène à Henri DAUDET pour la pièce « La Magagno de Felicien ».
- 2007 : « Grand Prix de la Jeunesse » attribué à Florian BERTAUD.
- 2008 : Meilleur second rôle féminin à Céline MARTEAU-IMBERT et Prix des auteurs du festival à Henri DAUDET pour la pièce « La Garrouio ».

De gauche à droite : Jean-Pierre Mourrin (Ciprian), Céline Marteau-Imbert (Amandino), Francis Chauvet (Adrian), Maguy Delpech (Roso) Laure Bou (Ida), André Constant (lou gardo), Jean Mestre (Leon), Michèle Audigier (lou Manequin de la modo de Paris) Jean Pierre Ardigier (Janot).

- 2009 - Trois prix avec la pièce « Li Glàri » récompensant :
la qualité de la langue provençale attribué à Henri DAUDET,
du meilleur second rôle attribué à Florian BERTAUD,
et prix spécial du jury attribué à Florian BERTAUD, créé spécialement à son intention en raison de sa maitrise de la langue et de son jeune âge.

Bref, cette clique de passionnés joue chaque année quelques-unes de ses œuvres devant un public souvent hilare. En effet, en plus d’écrire des pièces décrivant souvent des personnages, dont la ressemblance avec des personnes connues n’est qu’une illusion d’optique, leur contenu déclenche les rires et les applaudissements pour leur truculence, leur pertinence, leur originalité.

La troupe a atteint une célébrité régionale qui porte loin le rayonnement du village et illustre, par la qualité des œuvres mises en scène, que la langue provençale peut encore aujourd’hui être source d’émotions, de comédie, de tragédie, de pamphlet, souvent à partir d’une idée simple, toujours malicieuse, facétieuse, et qui, parfois dramatique, finit presque toujours bien, comme dans les pastorales.

Vingt-deux œuvres majeures ont été écrites par Henri DAUDET sur une période de 26 ans

1979 : Li Glàri

1980 : L’Escapado

1981 : La Niue di Rounflaire

1982 : La Reunioun Publico

1983 : Lou Mas de Cerco-Nis

1984 : La Magagno de Félicien

1985 : Lou Secret de Tonin

1986 : Lou Proucès de la Leio

1987 : Lou Sounambulo

1988 : Lou Tratour

1989 : Lou Coutèu

1991 : Lou Plantie de l’Ase

1993 : La Bouito de Riheto

1995 : Lou Counseu

1997 : La Negro

1999 : Curo-biasso

2001 : Coucourdoun

2002 : L’Espèro

2003 : Lou Pourtugues

2004 : Lou Boumian

2005 : La Garrouio

2006 : La Vesito

2007 : Tiro-braso

2008 : Lou Retreta

2009 : Un Mirau pèr li jouïne

Le tout représentant une vingtaine d’heures de spectacle, c’est dire le travail prolifique de l’auteur qui a conçu ses pièces autour de quatre thèmes de la vie :

- La Comédie avec huit pièces maîtresses : Lou Mas de Cerco-nis et L’Espèro, qui évoquent toutes deux à leur façon la beauté, la passion, la défense et la convoitise de la montagnette. Lou Proucès de la Leio, qui exprime l’éternelle rudesse des rapports de voisinage, lorsque les centimètres mal placés prennent des dimensions illimitées. La Bouito de riheto où le défaut de gourmandise et le comble de la pingrerie se transforment en surcharge gastrique avec ses avatars prostatiques. La Garrouio qui illustre la fascination de la télévision sur les téléspectateurs. La Vesito qui est un reportage cocasse d’une banale visite pour un bilan de santé. Tiro-braso qui évoque le souterrain trafic de drogue en milieu scolaire. Enfin, Un Mirau pèr li jouïne où le mercato footballistique agite une famille confrontée à ce miroir aux alouettes.

- Le Drame qui est le plus grand de l’auteur avec dix pièces : L’Escapado, La Magagno de Félicien, Lou Secret de Tonin, Lou Tratour, Lou Coutèu, La Negro, Curo-biasso, Lou Pourtugues, Lou Boumian et Coucourdoun. Que ce soit pour mieux vivre, profiter de la vie, accroître son bien, ou vivre simplement malgré le handicap du faciès, de la couleur de peau ou du pas de chance, c’est la souffrance des jours normaux pour des citoyens ordinaires à qui l’existence ne fait pas toujours des cadeaux.

- La Farce avec quatre pièces : Li Glàri, La Nuie di Rounflaïre, Lou Sounanbulo, Lou Retreta où les péripéties, subterfuges, travers et facéties des uns sont occasions de dilatations relaxantes pour les autres.

- La Parodie avec seulement trois pièces : La Reunion Publico, Lou Plantie de l’Ase, Lou Counsèu qui toutes plagient les édiles municipaux, la fourberie coutumière de l’élu intéressé, la difficulté de prendre des décisions qui ne vont plaire qu’à une moitié des électeurs et mécontenter les autres. Le tout représentant des attitudes n’existant que dans l’imagination débordante de l’auteur, évidemment.

Voir aussi la rubrique Passions - Auteur.


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