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La Pesco
La Pêche

Activité alimentaire avant d’être un loisir, la pêche barbentanaise a toujours été importante sur l’eau et au bord de l’eau, par les espaces offerts à cette pratique : Un fleuve, une rivière, des sources et résurgences, de nombreuses « roubines » et fossés, des marais.

Certes, comme la chasse, elle est réservée au seigneur jusqu’à la Révolution, car les pêcheries sont une grande ressource économique. Garde-chasse et garde-pêche sont une fonction permanente dans l’histoire du village et l’on peut dire qu’ils ont eu beaucoup de travail ingrat, tant les contrevenants furent nombreux, imaginatifs et courageux. On ne peut supprimer une passion qui remonte aux temps préhistoriques...

La pêche est aussi l’occasion d’accompagner les lavandières au bord de l’eau, de faire la provision de bois de chauffage par récupération des objets flottants, et bien sûr d’améliorer l’ordinaire.

La pêche barbentanaise n’a plus d’Association de pêcheurs depuis quelques années et les rares passionnés tentent dans les roubines, la Lonne ou le contre-canal de retrouver quelques sensations à défaut de prendre du poisson.

Pourtant on trouvait chez nous autrefois beaucoup de poissons qui faisaient d’abord le bonheur des enfants surveillant les roubines, puis le plaisir des pêcheurs qui pouvaient ramener à la maison de bonnes prises pour la friture.

Mais les eaux ne sont plus très claires et les aménagements du Rhône ont modifié le paysage et la pêche (voir Espèces présentes dans la partie Nature > Eaux).

Les prises se font rares, les sensations sportives aussi lorsque, lâché quelques jours auparavant pour le besoin de la compétition, le poisson daigne se laisser prendre.

Par contre, un poisson un peu particulier, le silure, originaire des pays de l’Est, a été récemment introduit dans les rivières françaises où il prolifère, trop selon les uns, car il est immangeable et chasse les autres espèces, pas assez selon les autres, car il est excellent et procure des occasions de pêche extraordinaires.

Ces poissons qui colonisent à présent le Rhône atteignent des tailles impressionnantes de 1 à 2 mètres de long pour un poids de 30 à 40 kg. C’est dire si la pêche de tels spécimens est une aventure : Beaucoup de fils sont cassés par le poids et la vigueur des poissons avant de pouvoir, aussitôt sortis de l’eau, les caresser, photographier, admirer et relâcher dans le fleuve.

Le silure, poisson de fond, est attiré par le bruit régulier d’un claquement sur l’eau qui le fait remonter à la surface par curiosité, puis mordre à l’hameçon. Un outil rudimentaire appelé "clonck", simple baguette plate de bois taillé, permet de frapper l’eau à partir du bateau sur lequel le pêcheur a pris place. L’instinct du pêcheur pour trouver le lieu, l’heure et le meilleur temps pour qu’une rencontre soit bénéfique fait le succès ou non de l’opération.

Des monstres amicaux fréquentent les eaux du Rhône..., pour le plus grand plaisir de certains et d’une pêche qui devient un véritable sport.


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