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Ouvertures SNCF

Les ouvertures qui protègent ou menacent Barbentane

Lors de la construction de la voie ferrée P. L. M. en 1843, la construction d’un remblai en hauteur pour la mettre hors d’eau a eu plusieurs conséquences :
- il a enterré pour longtemps les vestiges gaulois et romains situés en dessous,
- il constitue une digue plus ou moins poreuse en cas d’inondations venant de l’Est,
- pour l’élever, on a prélevé la terre qui le borde afin de créer de part et d’autre des caisses de drainage et d’écoulement des eaux de pluie et des sources qui y jaillissent, caisses appelées chambres d’emprunt, en permanence rempli d’eaux, parfois utilisées pour des repeuplement piscicoles,
- il a demandé enfin des travaux importants pour relier ces caisses entre elles par des passages ou ouvertures qui laissent passer les roubines venant de l’Est afin de les écouler à l’Ouest.

Quatre ouvertures ont été créées sous la voie pour relier les roubines voisines avec du Nord au Sud :
- Passage inférieur (reliant le chemin du Temple actuel à celui du Petit Claux), de 5 m d’ouverture, et qui a remplacé en 1885 un passage à niveau. Des rainures dans la tête ouest du pont permettent à la Commune de Barbentane d’installer des poutrelles pour faire barrage aussitôt qu’il y a menace de crues, pour des eaux qui s’écoulaient alors habituellement en Durance, et maintenant dans le contre canal. La route passant par cette ouverture sous la voie ferrée en bord de Durance est environné de surélèvements portant sa cote à 20,5 m / 21 m du côté Barbentane et n’a encore jamais constitué une entrée d’inondation.
- Aqueduc des Brassières, avec 2 ouvertures de 1m de large sur 1,50m de haut sous dalle, pour évacuer la roubine de Rognonas. Muni de clapets d’un côté et vannes à vis de l’autre côté, il écoule les eaux vers Réchaussier et la Fissarde.
- Aqueduc de Carrière, de Terrefort et de la Bruyère, avec 2 ouvertures, clapets et vannes identiques à celles des Brassières, qui s’écoule vers la Fissarde et le Pont de Mistral.
- Aqueduc de la Roque, au sud de la draille Sarrasine, avec ouvertures, clapets et vannes identiques aux précédents. Mais ici les caisses, comme les eaux de sources et résurgences nombreuses à évacuer, s’écoulent vers le Vigueirat et la roubine de Graveson.

Clapets et vannes sont censés être manoeuvrés en cas de crues pour protéger le territoire de Barbentane des eaux de Durance arrivant de Rognonas et Graveson, si une rupture des digues supérieures était constatée, ou protéger ces deux villages contre une irruption du Rhône venant de Barbentane.

D’où l’importance de savoir qui possède et manoeuvre les clés, comment sont ouverts ou fermés les vannes et clapets en cas de risques ? ou veiller à ce que des intérêts particuliers ne viennent pas contrarier l’intérêt général.

En 1897, la Préfecture prend un arrêté pour réglementer les pratiques :
- la baisse ou le relevé des clapets en cas d’inondation,
- la fermeture ou le relevé des vannes au repère de niveau situé entre 16,07 et 18,75 m suivant l’aqueduc,
- la manoeuvre et l’entretien des ouvrages confiés à la Commune de :
* Barbentane pour les clapets,
* Rognonas pour les vannes de Brassières et Carrières,
* Graveson pour celles de la Roque.

Les clés sont confiées à la maison de garde du passage à niveau aujourd’hui disparu.

Toutes ces dispositions sont encore sous responsabilités communales, même si la suppression des passages à niveau a modifié les lieux de dépôts des clés, car ouvertures et caisses d’emprunts sont toujours actives en cas d’averses ou de crues.

Les dernières inondations de 2002 et 2003 ont réactualisé l’existence, l’évolution nécessaire de ces ouvrages et leur utilité, afin d’améliorer leurs effets sur le territoire en cas de surcharge hydraulique.


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