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Canal Puy d’Avignon

Pour irriguer la plaine agricole autour d’Avignon et alimenter les douves et fossés de ses remparts, la ville a aménagé au fil des temps des canaux amenant l’eau des environs.

Le canal Puy s’écoule dans le contre-canal à Barbentane. Il est le dernier des 4 canaux alimentant la Commune d’Avignon, à côté du :

- Canal de Vaucluse qui, au Xe siècle, vient des Sorgues de Védène vers le Paradou, Roberty, Réalpanier, Fontcouverte et qui traverse la ville pour alimenter les fossés à l’est des remparts,

- Canal de l’Hôpital ou Durançole. En 1229, Pierre Ruf et Isnard Mourre réalise une prise d’eau en Durance à la Petite Castellette, en face l’aérodrome de Cantarel, qui remonte l’eau vers Montdevergues, Montfavet, Rotondes, Monclar, pour renforcer le débit des Sorgues dans les douves de ceinture à l’ouest des remparts,

- Canal Crillon (XVIIIe ?) qui vient de Bompas, longe l’aérodrome, file entre Morières et le Pontet, St-Tronquet pour se jeter au pied de l’Ouvèze, après avoir traversé 5 communes,

- Le canal Puy a été créé en 1806 au sud d’Avignon par une prise pratiquée sur la Durance en face de la Saignone, à travers la digue en pierre avec 2,10 m de passage d’eau en 3 ouvertures. Du nom de son propriétaire et maire d’Avignon à l’origine de la construction, il a de 2 m de large avec un débit d’eau de 1,5 m3/s sur 8 km.

Des dérivations sont alors creusées pour les besoins agricoles avec 25 filioles d’arrosage qui irriguent en été 400 ha de terres agricoles, drainent les eaux de pluies, alimentent les nappes phréatiques. Elles ont nécessité la construction de huit ponts, d’aqueducs, de chemins, de martelières, d’espassiers, de siphons..., et une structure associative pour gérer le fonctionnement de l’ensemble une fois le propriétaire disparu.

Il est toujours en activité mais en 1960, il avait déjà perdu 25 % de sa surface irriguée.

Venant du quartier St-Gabriel, il traverse celui de Baigne-Pieds au nord du Centre hospitalier, vers le Petit Gigognan et longe ensuite la Durance jusqu’à Gigognan où il s’écoulait autrefois mais, depuis la construction de la digue CNR, passe en souterrain sous la Durance pour se déverser dans le contre-canal, côté Barbentane, au plan d’eau de la Sainteté.


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