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Barrage de la tête de chat

En 1668, un accord entre la Commune et François de Puget autorise ce dernier à construire une roubine depuis la Rebutte pour apporter les eaux dans le canal de son moulin du Bosquet.

Elle va prendre l’eau à la jonction des roubines Carrières et Pelouze, au croisement de la route de la Gare et de la Rebutte. Elle s’écoule ensuite le long de la route de la Gare vers St Joseph, traverse sous la place et longe le quartier Galline Grasse (route de Boulbon), le long des terres du seigneur de Mondragon. C’est encore aujourd’hui la roubine du Pont de la Gaffe et du Bosquet qui se déverse dans la Lonne.

Une condition est posée : que le niveau d’eau dans cette roubine soit tel qu’il maintienne en fonction la roue hydraulique communale de St Joseph installée sur l’autre roubine pour élever les eaux d’alimentation de Barbentane.

Afin de permettre un écoulement et un niveau suffisants dans cette dernière roubine, un barrage-martelière est établi à la Rebutte au début de cette nouvelle roubine et un autre installé au Bosquet pour dériver assez d’eau au moulin, tout en fournissant le canal inférieur. Ce dernier barrage est appelé “de la tête de chat” en raison de la forme du trou ouvert pour laisser passer l’eau en cas de baisse du niveau.

En 1855, la compagnie ferroviaire P.L.M. et le syndicat des vidanges trouvent que le niveau des roubines est trop élevé, écoulant mal les eaux des chambres d’emprunt du chemin de fer et ne permettant pas de drainer et d’assécher suffisamment les terrains agricoles de ces quartiers. En conséquence, ils demandent que le niveau d’eau dans ces barrages soit abaissé.

La Commune et le propriétaire du moulin du Bosquet contestent car il leur faut maintenir les niveaux nécessaires à la force hydraulique motrice pour la roue et le moulin.

En 1899, la Commune prend la décision de relever le seuil de la vanne de 32 cm sans concertation, fait disparaître le repère définitif du radier et du déversoir, illégalement.

Le barrage de la tête de chat va alors devenir une affaire d’importance soumise au Ministère de l’agriculture et au Préfet qui ordonne en novembre 1900 à la Commune de remettre l’ouvrage en l’état. Elle refuse..., et le service hydraulique préfectoral doit venir lui-même modifier d’office l’ouvrage.

Suivent alors des sabotages nocturnes, des rumeurs inquiétantes, et des réparations multiples..., jusqu’en 1902, date à laquelle l’électricité arrive à Barbentane, jetant une lumière nouvelle sur de sombres histoires hydrauliques et supprimant l’utilité de la roue, de la force du barrage et les raisons de « s’encagner » au bord de l’eau (extrait du livre «  Terre barbentanaise  »).


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