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Transports en Vallée du Rhône

Les transports en commun du Vaucluse

Lettre du 2 février 2011 au Préfet,
Je préside une association environnementale, qui essaie de promouvoir la mise en place de transports en commun séquentiels, sur l’étoile ferroviaire autour d’Avignon, reliant l’ensemble des villes moyennes du Vaucluse, du nord des Bouches du Rhône, de la vallée du Rhône.
Il est important que le quartier Université, Préfecture, qui a une très forte fréquentation d’étudiants, d’employés, bénéficie dès le départ, d’un arrêt spécifique. Cela permettrait aux plus modestes, et à tout un chacun, d’avoir accès à la Préfecture, à l’université. Il serait très productif, d’aménager cet arrêt en même temps que la mise en place des trains omnibus. Il faut dix ans pour obtenir après coup la mise en place d’un arrêt : cela coûte plus cher, il est très difficile de bouleverser les horaires disponibles sur les sillons, ce qui complique la mise en place.
En ces temps de crise, prendre en compte le plus grand nombre d’usagers est un atout pour la culture, la paix sociale.
J’espère que vous saurez prendre la dimension des enjeux que représentent la création et la mise en place de transports séquentiels dans les zones concernées et profitant au plus grand nombre.
Veuillez trouver ici l’expression de mes respectueuses salutations,
La présidente : Jane Lambert

Les transports en commun au nord BdR

Lettre du 8 décembre 2010 à Monsieur Coppola, délégué aux transports doux,
La région Nord Alpilles manque cruellement de transports en commun séquentiels, et d’un lycée.
La présence de la voie ferrée RDT 13, traversant la pluspart des villages riverains de la Durance, permettrait de résoudre une très grande partie de nos problèmes, d’atteindre le département limitrophe via la gare de Barbentane-Rognonas, en ayant recours uniquement aux compétences de la région, de notre département. Le rail, en occultant le conflit d’intérêts entre une communauté urbaine et de commune, contournerait cet écueil.
D’autre part en raccordant cette ligne à la ligne de Carpentras-Avignon, en réservant une voiture autonome pour le TGV se détachant en gare d’Avignon serait une possibilité exploitable. J’ai vu ce système fonctionner à Munich pour desservir des communes de banlieue. Cela représenterait à terme une économie de gestion non négligeable : même personnel, même entretien, mêmes sillons. Le Nord Alpilles compte entre 60 à 80 000 habitants, il ne dispose que d’un demi lycée à Tarascon. La plus grande partie des lycéens doit se lever à 6 h pour atteindre son établissement ! Ils empruntent des transports côuteux, polluants, pour aller vers une ville reconnue pour sa criminalité Avignon. Les villes de Châteaurenard, Noves, Cabannes, Eyragues suffisent pour remplir un lycée. Devrons-nous toujours être les parents pauvres ?
Enfin, au nord de Rognonas, sur les bords de l’ex N570, derrière les platanes, il serait pertinent d’aménager une piste cyclable. C’est un modeste investissement pour une bien plus grande sécurité des cyclistes.
… La présidente : Jane Lambert.


Circulation sur la route de Terrefort à Barbentane

Lettre du 20 octobre 2010 à Monsieur Le Préfet,
Nous avons un problème à propos de la R77d !
J’ai demandé l’aménagement d’aires de croisement entre la D34 et la route des carrières, parce qu’elle dessert la Maison Familiale et Rurale. Une école de 250 élèves, son personnel, ses fournisseurs, en plus deux centres équestres sont situés sur cette route, vans, bus, camions de livraison, plus les véhicules de tourisme se dirigeant vers la route d’Arles via la trémie sous la voie ferrée, l’empruntent. Sans limitation de vitesse, sans avoir la largeur nécessaire pour les croisements. Le directeur des routes ne semble pas préoccupé par la sécurisation de cette route.
Le tronçon longeant une Lonne de 2,80m de profondeur est particulièrement abimé : de profondes ornières retenant l’eau de pluie, fragilisent le bas côté est.
Si un minibus chargé d’ados, ou un camion de chevaux finit dans la Lonne, vous ne pourrez pas dire que vous ignoriez le danger.
Quelques aires de croisement, des panneaux de limitation de vitesse sont un investissement à minima pour la mise en sécurité de ce tronçon de route.
J’espère que vous daignerez prendre la mesure de l’importance des risques signalés.
Cette lettre sera adressée au service des routes du conseil général, et à Arles.
… La présidente : Jane Lambert.


LE BASSIN DE VIE D’AVIGNON DANS L’ESPACE
ECONOMIQUE EXTERIEUR-AUJOURD’HUI ET DEMAIN

Monsieur le Président du SCOT d’AVIGNON
Suite à la présentation du SCOT du bassin de vie d’Avignon, je vous adresse quelques réflections après analyse des possibilités de la région. Je joins la carte de base du réseau ferroviaire autour d’Avignon présentée par mes soins, à la dernière réunion du débat public sur le VRAL au palais des Papes.
La réussite de la mutation de société vers un développement durable et une économie adaptée aux nouvelles donnes me paraissant dépendre des choix de priorités : il serait souhaitable que les politiques prennent enfin des mesures adaptées à nos besoins.
Respectueuses salutations
La présidente du DDARD 1262 La Fissarde 13570 Barbentane

RÉFLEXIONS.
Matières premières : l’Europe en est démunie.
Énergie : l’Europe a déjà mis en exploitation ses ressources hydrauliques. Les sécheresses récurrentes entraînent des pertes d’exploitation et l’arrêt de certaines unités nucléaires.
Éolien : entravé par des radars météo ou de circulation aérienne (couloir rhodanien)
Solaire : faible rendement malgré une dynamique certaine.
Main d’œuvre : non compétitive sur le marché mondial.
Économie du bassin de vie d’Avignon : essentiellement composée d’activités à faible valeur ajoutée. Les ressources conséquentes partent vers les grands groupes : SUEZ, chaînes hôtelières etc, échappant à l’économie locale.
Beaucoups d’emplois égaux ou proches du SMIG, CDD, saisonniers, temps partiel : cette main d’œuvre est essentielle pour le maintien de la dynamique économique. Elle ne bénéficie pas de transports en commun adaptés. La COGA ne possède pas de population suffisante pour être autonome économiquement sans le flux de l’essaim de petites villes qui l’entourent et pratiquent des échanges fructueux avec elle, tout au long de l’année.
Les transports en commun :
- L’étoile ferroviaire est un atout majeur. L’urbanisation a absorbé les voies du 19ème siècle, les gares et les voies sont au centre ou traversent le cœur des villes et de bien des zones industrielles.
- La gare centrale d’Avignon a un gabarit suffisant pour être la plaque tournante de l’intercommunication entre les voies qui composent l’étoile.
- La ligne de Carpentras Nous ne reviendrons pas sur la pertinence des priorités de RFF et la SNCF : mobiliser un maximum de capitaux pour un aménagement qui n’influera pas sur l’économie de la région. Rien ne sert de regarder en arrière.
Le nord Bdu Rh et la RDT 13 peuvent apporter pour une grande partie du nord Alpilles une solution pour les transports en commun.
La ligne est courte : la coupler avec Carpentras-Avignon en ferait une ligne moins onéreuse : même matériel, même personnel, même gestion = gain économique conséquent, et pourrait s’intégrer dans le programme AGIR.
La région et nos deux départements n’ont aucun intérêt a voir cette zone en baisse d’activités, nous devons consolider, maintenir la dynamique existante, préparer l’après pétrole.
Les transports routiers vont être rattrapés par la crise pétrolière. Le coût des carburants et les dégats entrainés sur les routes par les poids lourds vont être impossible à gérer.
D’après une source assez fiable, le vrai choc pétrolier pourrait se produire dans les dix ans. Nous devons être prêts à le digérer.
- Les voies de Carpentras, Cavaillon, Châteaurenard-Barbentane ont servi et pourraient présenter un réel intérêt pour le fret. Barbentane avait le ruban bleu pour le fret fruits et légumes dans les années 1970 (250000 tonnes an).
Malgré une politique récurrente de destruction de l’agriculture par les gouvernements successifs : Ils pratiquent un troc intense avec des denrées que nous produisons déjà, pour des marchés rentables ou non avec des pays dont la solvabilité n’est pas toujours avérée. Nous ne devons pas perdre de vue les changements climatiques avec la montée de la mer, la désertification, l’épuisement des nappes fossiles, le pillage des fonds marins qui risquent de changer la donne de manière drastique. Les ressources agricoles de notre région bien pourvue en eau risquent de revenir rapidement au premier plan.

Pour réussir un tel pari, il faut :
- des transports, coordonnés, organisés. La CCRAD n’a pas la compétence transport.
- rencontrer les présidents Guérini, Vauzelle, le député maire Reinès et démontrer l’intérêt d’un tel projet.
- s’unir pour préserver le tissu économique en travaillant de concert. Passer les contrats avec la SNCF, RFF, stipulant clairement nos priorités pour mettre la main à la poche.
- faire des choix bénéficiant à l’économie locale, au plus grand nombre. Ne pas attendre et voir venir pour ce qui est du « has been » dévoreur de crédits pour des retombées négligeables.
- enfin, organiser pour les demandeurs d’emploi, une meilleure accessiblité aux logements prés des emplois disponibles en mettant en place une gouvernance transversale des organismes HLM.  Janvier 2010


INTERVENTION DANS LE CADRE DU DÉBAT PUBLIC SUR LA POLITIQUE DES TRANSPORTS EN VALLÉE DU RHÔNE ET ARC LANGUEDOCIEN

Le DDARD étudie
- la situation générale des transports en Vallée du Rhône,
- les risques hydrauliques majeurs, liés à la Durance en particulier,
- le développement des Transports en commun, comme alternative au projet L.E.O.,
- fait des propositions régionales d’amélioration.

Dans la région d’Avignon, nous souffrons tous de la mauvaise organisation des transports.

Pour en trouver les causes, il faut s’intéresser à la géographie du territoire, à son découpage administratif, à la répartition des populations et des réseaux.

GEOGRAPHIE ET DECOUPAGE ADMINISTRATIF

La disposition des massifs montagneux qui la cernent implique des contraintes physiques. Le confluent du Rhône et de la Durance, qui forme un angle de 45°, limite les possibilités d’expansion de la ville d’Avignon, mais fournit une voix de pénétration, le Rhône.

La ville fait partie du triangle d’or Avignon, Arles, Nîmes ; elle est située dans la zone du carrefour entre l’Espagne, l’Italie, la France.
Bâtie à l’angle sud-ouest du département, son voisinage proche compte deux départements, le Gard, les Bouches-du-Rhône qui, avec le Vaucluse, forment trois entités, attachées à deux régions.
Ils n’ont pas forcément, les mêmes objectifs, les mêmes priorités, les mêmes moyens financiers. Est-il possible que les hommes qui l’habitent dialoguent, communiquent simplement, oublient le découpage administratif, ne pensent qu’à l’intérêt des usagers, sans avoir une arrière-pensée de profit, ou d’annexion ?

LA POPULATION

Elle est répartie dans de nombreuses petites villes, disposées autour du territoire de la ville d’Avignon, elle est dense et diffuse à la fois, elle a des besoins importants de déplacements, pour le travail, l’école, la santé, le commerce, le loisir...

LE RESEAU ROUTIER ORDINAIRE

II est composé de routes en bon état mais contraintes par les obstacles naturels : rivière, fleuve, relief, zones d’habitat dense. Des goulets d’étranglement incontournables parce qu’ils conduisent aux besoins des habitants, interdisent de vraies améliorations.
La ville possède pourtant un atout majeur : un réseau ferré, disposé en étoile qui communique avec tous les territoires qui la jouxtent : Orange, Carpentras, Cavaillon, Châteaurenard, Tarascon et, sur la rive droite, Aramon, Nîmes et Bagnols.
Ce réseau est pour une grande part en état de fonctionner. Une partie a besoin de remise à niveau. Deux projets ont fait l’objet d’études avancées : Carpentras, Sorgues et Plan-d’Orgon-Barbentane. Leur gestion commune diminuerait les coûts d’exploitation, même personnel, même matériel, même gestion.

BESOINS DE LA POPULATION

La route vers Carpentras est proche de la saturation, les deux ponts sur la Durance, Bompas, le pont de Rognonas sont des goulets d’étranglement qui provoquent chaque jour des embouteillages.
Le coût des carburants, le temps perdu, la pollution, sont autant de facteurs qui pèsent sur le bien être des usagers, la santé publique, le budget des ménages.
Les perspectives pour les coûts des transports, leurs dégâts sur l’environnement, l’entretien du réseau ne sont pas prés de s’améliorer.
Un ouvrier qui gagne le SMIG doit consacrer la moitié de son salaire à la voiture. Le coût d’un abonnement de transport en train Arles-Avignon pour le travail est de 16,4 € par semaine.
D’autre part, la mise en place d’un train-tramway diviserait le trafic et permettrait aux usagers de se laisser porter.

LES VILLES ENVIRONNANTES

L’urbanisation a entraîné l’absorption du réseau dans le tissu urbain.
L’essentiel des gares est maintenant en centre ville et dispose d’un parking ; Certaines zones artisanales comme celles de Châteaurenard et Monteux jouxtent le réseau secondaire.

COMMENT EST SITUE LE RESEAU

La ville d’Avignon a l’essentiel de ses activités de bureau prés de la voie ferrée. Un pôle prés de la gare centrale, l’autre prés du quartier St Lazare : Les facs, la préfecture, le tribunal. À eux seuls ils représentent plus de 5 000 personnes, il suffit d’aménager un arrêt...

LE MATERIEL

La modernisation des techniques a vu naître des voitures autonomes, capables d’être utilisées dans les deux sens, de s’accrocher ou se décrocher en une minute grâce à l’électronique.
Ce type de transport est performant, peu bruyant, peu polluant. L’inscription puis la réalisation dans le cadre du contrat de projets Etat-Région est pertinente aujourd’hui. D’autre part, elle donnera accès à tout le bassin d’emploi, tant pour les travaux saisonniers que permanents, aux plus défavorisés.

LE FRET

Les solutions : Le tout routier ou les transports combinés, rail, fleuve, canaux.

« Fai tira = En avant »

Le tout routier exige l’agrandissement de l’autoroute dans la vallée du Rhône.
Il a deux inconvénients majeurs : La pollution, son impact sur la santé, l’environnement et, beaucoup plus grave, l’espace qu’il occuperait dans la vallée du Rhône.
En 2003, nous avons constaté que l’arrivée de l’eau était deux fois plus rapide. Elle met deux fois mois de temps pour parcourir la distance entre Viennes et Tarascon ! Ce phénomène est dû au corsetage du fleuve par l’urbanisation de son bassin versant. Le doublement d’une infrastructure lourde aurait des conséquences très graves sur le bas-Rhône et le delta.
Réduire le volume d’un espace d’évacuation de l’eau par l’imperméabilisation d’une grande surface, et réduire le volume possible d’eau stockée au sol en l’occupant, aussi bien dans les bassins de rétention que dans le bassin versant du Rhône, a des conséquences sur les hauteurs d’eau à évacuer.

Reste les transports combinés.
Ils ont un talon d’Achille : la rupture de charge qui empêche leur mise en place.
À l’heure où la politique de l’État soutient les emplois aidés, il semble immoral qu’elle profite aux grandes entreprises et débouche sur des dividendes, ou favorise le gonflement des administrations qui sont pour les contribuables un fardeau difficile à porter.
Aider les transports combinés, c’est permettre à des personnes qui ne sont pas forcément douées pour les études, de trouver une place dans la société : les caristes par exemple, c’est utiliser les réseaux existants, sans impact sur les espaces naturels, c’est aussi diminuer la pollution donc prendre soin de la santé publique, c’est enfin réduire les besoins en carburants fossiles.

Il paraît opportun aujourd’hui, que les élus qui sont les porteurs des projets, les principaux instigateurs de l’utilisation des fonds publics d’aménagement, mettent en pratique la devise : « Penser global, Agir local », en donnant la priorité au bien être de toutes les catégories d’individus vivant sur notre sol, à la préservation de l’environnement, à l’économie au sens large du terme, à la France.


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