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La Crise : Penser Global - Agir Local

La crise économique qui perturbe et perturbera encore dans les années à venir notre quotidien est externe à nos faibles moyens. Il est indispensable de faire un bilan modeste mais nécessaire, pour essayer de voir comment nous pouvons essayer d’en atténuer les effets.
Que sont nos besoins ?
Comment notre bassin de vie fonctionne ?
Quelles actions peuvent améliorer le quotidien du plus grand nombre ?

L’air

Le premier effort que fait un enfant en venant au monde, c’est de respirer, et c’est notre dernier souffle qui met fin à notre vie. La qualité de l’air est donc la chose primordiale qui doit nous préoccuper. L’énorme pollution de l’air que génère notre mode de vie, porte atteinte à tout ce qui vit : la flore, la faune, l’humanité.

L’eau

Depuis des décennies l’homme rejette dans les fleuves des résidus chimiques que la nature est incapable de recycler, pire, sous prétexte d’éliminer les déchets (les ordures ménagères), il en fabrique de nouveaux de très longue durée, plusieurs centaines voire plusieurs milliers d’années. Les dioxines avec les incinérateurs, les déchets nucléaires avec les centrales. Ils seront dangereux pour un temps supérieur à l’âge des pyramides ! Il les disperse, l’eau les véhicule dans les rivières, les fleuves, les nappes souterraines qui ne sont pas immobiles, ces déchets vont vers la mer et enfin par l’irrigation et les inondations, ils contaminent les terres arables et reviennent dans notre assiette.
Ces négligences engendrent une diminution conséquente de la production naturelle et gratuite de la terre qui est la base principale de notre ressource en richesses. Par exemple : La baisse de la régénération de la forêt, les variétés de poisson en voie de disparition ou impropres à la consommation, la baisse de la fécondité de tous les êtres vivants sur terre, l’urbanisation et les aménagements, qui réduisent les terres agricoles, et se conjuguent aux autres nuisances.
Cet ensemble de faits entraine une contre production de tout ce qui est naturel et gratuit. L’industrialisation à outrance, avec ses pollutions détruit une très grande part de ce qui est indispensable à la survie de l’homme : l’air, l’eau, la nourriture.

Comment est calculé le PIB (Produit Intérieur Brut) ?

Son mode de calcul comptabilise uniquement les transactions financières si bien qu’il enregistre comme un produit la catastrophe de l’ERIKA ! Pendant un temps les banques ont mis en place une économie basée sur des jeux d’écriture et non sur une économie réelle. La valeur nette des produits boursiers ne représente que 5% de l’économie réelle, tout le reste est basé sur la prospective de richesses suposées dans le futur.
Il y a une mauvaise représentation de la richesse, il n’y a pas un manque d’argent, mais une mauvaise répartition des revenus et un mésusage de l’abondance.
D’autres ressources existent en dehors de l’économie de marché. Il se développe un circuit parallèle de services ou d’accès aux richesses qui ne fait pas appel aux services marchands, la récup, les organisations caritatives : Emmaüs, l’Armée du Salut, le Secours Catholique, le Secours Populaire, etc..., aident les plus défavorisés, remettent sur le marché au travers de ventes, de vide-grenier, auprès des particuliers, des produits manufacturés. En période de noël, des bourses aux jouets sont mises en place. Des services gratuits d’échanges de services et de savoir (l’association SEL) fonctionnent avec succès. Ils échappent complètement aux circuits marchands et au PIB. Ils permettent aux plus démunis ou aux plus astucieux d’avoir accès à l’indispensable. Des dons et l’entraide entre particuliers sont en très forte progression.

Triste constatation

Il y a dans le monde 800 milliards de $ consacrés à l’armement, 500 milliards de $ à la publicité et 400 milliards de $ à la drogue quand il suffirait de 50 milliards de $ pour que tous les habitants de la planète aient accès à l’eau potable et mangent à leur faim.
Si le politique reste au service de l’économie marchande, il ne remplit pas son rôle. Il est urgent qu’il modifie son comportement pour faire changer celui de tout un chacun.
La recherche active du mieux être ne passe pas par la consommation à outrance. Il est urgent que chacun de nous agisse pour notre qualité de vie dans notre environnement proche. La valorisation active du mieux être passe par un meilleur emploi de nos ressources. Le poids du budget pour le transport dans les familles est supérieur à celui du logement.

Améliorer notre système de déplacement

Cela peut engendrer une petite hausse de revenus et un mieux être chez le plus grand nombre.
Notre bassin de vie est constitué d’un essaim de villes autonomes et interdépendantes.
La dynamique des activités dépend d’une économie à faible valeur ajoutée, les salaires modestes y occupent une large part, s’y ajoutent les emplois à temps partiel et saisonniers, les premiers emplois. La plupart des demandeurs d’emploi ne peuvent pas avoir accès au travail parce qu’il n’y a pas un transport en commun adapté, le travail qu’ils trouvent ne leur permet pas d’acheter et d’entretenir une voiture.
La crise économique pourrait entrainer des perturbations importantes sur nos activités et la dynamique de notre bassin de vie.
L’économie est comme une échelle, si les barreaux du bas sont inutilisables (impossibilité d’accès au travail par manque de transport en commun), les barreaux du haut ne servent à rien. L’activité dépend de la totalité de la population active à tous les échelons.
Développer le transport ferroviaire séquentiel de proximité, les bus de liaison, est indispensable afin d’assurer la liaison de la ressource humaine avec son bassin d’emploi. Ce bassin regroupe le nord des Alpilles, le sud du Vaucluse et l’est du Gard. Le gisement de travail que représentent les villes moyennes qui s’y trouvent, doit devenir accessible à tous. L’organisation de ces transports dépend de ces trois départements : Vaucluse, Gard et Bouches-du-Rhône.
Les aides diverses accordées aux personnes en difficulté ne sont qu’une aumône. Permettre à une population dans la précarité d’avoir accès au travail, de subvenir à ses besoins dans la dignité, valorisent et les intègrent dans la population active.
Notre bassin d’emploi a de nombreuses activités à faible valeur ajoutée qui nous apportent une cohésion sociale et contribue à sa propre prise en charge, à son autonomie.
Négliger un tel bassin d’emploi qui est dynamique, serait une faute. Il est temps que des transports en commun séquentiels soient mis en place.

Développement Durable Alpilles Rhône Durance
La présidente : Jane Lambert


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