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Intronisation

Cérémonie d’Intronisation du nouveau chevalier
Roland BAILLY en mai 2012

La Confrérie a connu une vive émotion
et même un peu de vertige

C’est, comme le veut la coutume, devant tous les chevaliers en apparat, rassemblés autour du Grand Commandeur, que le novice Roland a été présenté pour recevoir les attributs et le grade de chevalier de la Confrérie Internationale de la Barbe.

L’accueil de cet illustre personnage, qui a accepté de figurer au Panthéon pileux de la chevalerie locale, a débuté par l’éloge prononcé par M. Christian GHEYSENS, Grand Commandeur, dont nous résumons l’essentiel :
Le nouveau chevalier intronisé a produit une forte impression sur les membres éminents d’une Confrérie plutôt portée au calme et à la sérénité.
Roland BAILLY, agé de 65 ans, nous vient de Montfavet. Son grand-père René était pendant l’occupation allemande au dépôt d’armes d’Avignon et faisait passer en douce du matériel à la résistance locale. Sa soeur France Suzanne appartenait à la Résistance (FFI) en tant que "civil" et est récipiendaire de la médaille commémorative de la Libération par la FNAR (fédération Nationale des anciens Résistants). Pendant la débâcle allemande un de leurs frères avait mis le drapeau français au sommet du Minck (sorte de beffroi à Dunkerque), alors que les allemands n’étaient pas encore partis.
Ce baroudeur né effectue une scolarité au lycée Mistral, puis intègre l’école militaire d’administration, avant d’effectuer un service militaire de 5 ans en Polynésie, puis séjour de 6 mois à Verdun où il finira sous-officier de réserve avant de quitter l’armée pour devenir un banal employé de banque d’Avignon.

En 1971, il rencontre une piémontaise, Madeleine SOMANO, avec qui il se marie et ont deux enfants Laure et Raphaël.

C’est en 1975 qu’il s’engage dans sa vraie vie professionnelle avec une formation de technicien métreur dans le second oeuvre architectural du bâtiment : Mesures, études des prix, agencement de magasins dès 1977 chez HERMITTE Avignon à 1988, puis chez BASSEREAU à Morières où il devient chargé d’affaires.

En 1988, il monte à Paris pour devenir responsable de bureaux d’études à la menuiserie de Flandres et Européenne d’agencement où il travaille jusqu’en 2002, date douloureuse car la faillite de l’entreprise précipite 280 salariés au chômage dont Roland qui prendra sa retraite en 2007.

Il a plusieurs passions dans la vie : L’équipe féminine du Basket-Club de Montfavet dont il sera entraîneur et manager de 1972 à 1990 ; le tir au pistolet sur cible, reste de sa passion militaire ; la généalogie familiale ; la photographie ; la lecture ; la musique.

Mais une de ses passions sportives, c’est la VIA FERRATA, où comment marcher sur un fil de fer à travers les rochers !
Et c’est là que le corps de la Confrérie a eu le vertige devant le récit et les photos de ses aventures sportives :

Une nouvelle façon d’appréhender la montagne en alliant ses deux passions la rando et la photo.
La VIA FERRATA est un itinéraire sportif et sécurisé en milieu vertical permettant de franchir une paroi rocheuse à l’aide d’équipements spécifiques : câbles, barreaux, passerelles, ponts de singes..., qui servent pour la progression et pour l’assurage. On le parcourt avec un équipement de sécurité individuel et obligatoire : baudrier, longe à 2 brins avec mousquetons et absorbeur de choc, vache de repos, casque….

Sous une apparente facilité d’accès, elle expose les utilisateurs à des risques de chute qui peuvent avoir des conséquences, autant, voire plus graves qu’en escalade. En effet, les câbles utilisés en Vf sont complètement statiques contrairement aux cordes d’escalades qui absorbent l’énergie d’une chute un peu comme un élastique.

Il faut toujours être relié au câble de sécurité grâce à la longe double équipée d’un absorbeur de choc.
Faire glisser les mousquetons le long du câble en les déplaçant un par un pour passer les ancrages qui fixent le câble au rocher. Une aventure sportive très originale qui élève Roland au rang de meilleur sportif de la Confrérie.

Voilà le nouveau chevalier que Moi, Christian GHEYSENS, Grand Commandeur de la Confrérie Internationale de la Barbe, intronise ce jour.

Madeleine et Roland BAILLY

Mais par-dessus tout Roland porte, en lui assurant les meilleurs soins possibles, une imposante barbe.
Cette caractéristique indispensable lui permet d’être invité dans cette cérémonie d’intronisation et autorise le Modeste Commandeur de la Confrérie à lui soumettre la question, les obligations traditionnelles et les engagements à vie, conditions pour recevoir l’insigne et les attributs du Chevalier.
Ayant exprimé les réponses attendues, Roland, à qui l’Assemblée a donné la parole, a remercié la Confrérie de l’avoir sollicité, a souligné son intérêt pour la cause pileuse, et exprimé son intention de participer aux activités de la chevalerie.
Les chevaliers présents ont donc pu ouïr et voir les signes de la reconnaissance, de l’hommage et de la volonté librement énoncés de partager leur destin. Ils peuvent témoigner de l’engagement de fidélité du nouveau chevalier acceptant d’appartenir à l’ordre pour l’éternité.
Le Modeste Commandeur a alors déclaré qu’il pouvait procéder à son intronisation comme chevalier de la jarretière, lui remettre les attributs chevaleresques en précisant l’importance de ce qu’ils représentent, et enfin le sacrer chevalier de la Confrérie Internationale de la Barbe.
La Présidente d’Honneur Micheline à terminer la cérémonie en faisant lecture et remise officielle du diplôme d’intronisation, et en portant l’accolade de bienvenue.

C’est sous un tonnerre d’applaudissements, agrémenté du claquetis des cottes de maille sur les armures, que la chevalerie barbentanaise a fait honneur, une fois de plus, à la barbe, à la chevalerie et, en terminant la cérémonie autour d’une bonne table, à la gastronomie.


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