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La pluie ou le déluge

Il pleut, il mouille, c’est la fête à la grenouille

• Pluies torrentielles

• Phénomènes cévenols

• Précipitations méditerranéennes

Les qualificatifs varient pour définir la forte pluie et ses expressions (tonnerre, éclair, arc-en-ciel, coloris nuageux...).

Les précédents : A travers l’histoire, les statistiques évoquent souvent celles-ci sous forme de conséquences plus ou moins agréables (moyenne de 3,6 jours minimum de pluie en juillet avec 31 mm de précipitations, et 7,2 jours maximum en novembre avec 96,2 mm) ou catastrophiques, lorsque les chutes d’eau exceptionnelles sont torrentielles et, à ces occasions, on découvre la nécessité de laisser passer l’eau, de la canaliser, d’éviter qu’elle n’aggrave une situation délicate.

Ruissellement naturel sur les pentes : Lorsque, comme c’est le cas de Barbentane, le village est installé sur des pentes, il n’est pas possible de ne pas en tenir compte. Le ruissellement des eaux de pluie, leur infiltration, leur résurgence doivent être appréciés et évalués dans leur cheminement, leur importance, leurs conséquences et les mesures prises pour en diminuer les inconvénients dans le long terme mais aussi quotidiennement.

Protection nécessaire : Nos ancêtres ont installé avec les moyens du lieu et de l’époque une monumentale retenue des terres des Espidègles : cailloux de Durance et pierres des carrières pour élever des murets, talus en herbe, en utilisant la disposition naturelle des roches... Ceci a permis de limiter partout le ravinement, de contenir le plateau tout en facilitant les écoulements et d’éviter les éboulements et coulées de boues sur Bertherigues, St-Joseph ou la Rebutte. Retenue qui est bordée d’un chemin, parfois creusé dans le rocher porteur, du cimetière à la Croix des Veuves, permettant de la suivre pour vérifier l’état de l’ensemble et éventuellement d’y intervenir.

Quant au vieux village, dès la première construction de l’enceinte, le problème des écoulements a été pris en compte. Sur une pente rocailleuse, l’eau ne peut être ni freinée, ni retenue. Il a fallu construire les voies et rues de telle façon qu’elles servent de gaudres d’écoulement en surface, de canalisations vers les puits et citernes de la place ou vers l’extérieur du bourg par les bouches puis fossés d’évacuation longeant les remparts.

Inquiètude circonstancielle : Barbentane vit chaque intempérie avec inquiétude, même si la pluie bienfaisante ne peut qu’être appréciée. Un gros volume d’eau dévalant une pente dans le village est une menace potentielle pour ceux qui sont dehors ce jour-là, mais surtout pour les murs friables, les fondations anciennes, les ouvrages heurtés par le flot, les failles en tout genre qu’il va trouver sur son parcours et bien sûr aggraver, les rues non couvertes, les habitations situées plus bas en bout du ruissellement... Les archives municipales regorgent de travaux nécessaires après les pluies pour remettre en état rues, chemins, bâtiments..., rechercher l’origine d’infiltrations douteuses, de résurgences inattendues, de dégâts des eaux...

Solutions satisfaisantes : Le goudronnement des rues va limiter leur érosion, le ciment utilisé pour les constructions les consolide et les protège du travail des eaux. Les trottoirs et rigoles organisés permettent de canaliser leur cours, les réseaux du pluvial devant recueillir tout ce qui tombe du ciel pour l’évacuer sans dommages.

Oui mais :

Oui mais, l’amélioration constatée n’apporte pourtant pas la sérénité espérée et pour plusieurs raisons :

• Les réseaux du pluvial ont été prévus pour répondre à des besoins qui, depuis l’époque, ont beaucoup changé, tant dans leur configuration, leur importance, leur lieu d’activité. Régulièrement, la municipalité doit modifier, améliorer, réparer l’existant, mais avec une cohérence relative et parfois sans vue d’ensemble. En plus ces réseaux se remplissent de déchets, gravats, sables... coulant avec le flot et s’y déposent, obstruant ceux-ci et réduisant la possibilité d’écoulement des eaux qui remontent alors en surface et se créent un autre chemin pas toujours souhaité.

• Les constructions de tous ouvrages ou bâtiments accroissent les surfaces où l’eau ne pénètre plus et ruisselle rapidement : parkings, goudronnages et bétonnages divers. Chaque construction ajoutée sur le haut village est une source nouvelle de ruissellement accru.

• Les couvertures goudronnées des rues et des chemins ont l’inconvénient de se détériorer au passage des véhicules, sous le mauvais temps, et les eaux de ruissellement se chargent d’éléments polluants qui vont dégrader un peu plus la ressource hydraulique générale.

• Les précipitations importantes de ces dernières années accroissent les volumes à évacuer qui n’ont pas la possibilité de s’écouler normalement.

• Les sévères sécheresses provoquent contraction, rétractation et compression des matériaux des sols, du sous-sol, des constructions. Des failles s’ouvrent ou s’élargissent alors offrant à l’eau de ruissellement des issues déstabilisantes, ou souvent détériorant et détruisant l’ouvrage si la pression est trop forte. Les zones de falaise de safre du village sont les premières visées, mais aussi le lotissement Loriol-Mouroumieu construit sur d’anciennes poubelles.

• Les erreurs municipales dans l’absence d’amélioration des réseaux comme de leur entretien, viennent aggraver une situation qui n’en avait pas besoin : Ainsi la construction de la maison de retraite de la Côte a provoqué les gros écoulements imprévus sur Bassette. L’insuffisance, la mauvaise conception et l’obstruction des réseaux de Bertherigues provoquent un débordement intempestif sur l’avenue et ses abords. L’autorisation donnée par la mairie de supprimer le fossé du Deyme au propriétaire du terrain porteur, plonge régulièrement le quartier dans des problèmes de non-évacuation des eaux.

Les nouvelles constructions sur les pentes nord de Bertherigues déstabilisent les terrasses de retenue des terrains qui subissent des dégâts lors des pluie. Même scénario pour le nouveau lotissement du Vallon où le chemin d’accès en forte pente n’a pas résisté aux précipitations.

Le récent aménagement du Cours illustre l’incompréhension des écoulements urbains pouvant provoquer de sérieux dégâts aux prochaines averses.

Bref, sans responsables pemanents et actifs sur ce sujet, prenant en compte l’intérêt général, la détérioration du système protecteur collectif menace sérieusement la vieille cité et ses résidents.


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