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1 - Les risques connus

Elle est belle, elle est belle, notre région

On ne peut nier le caractère original de notre contrée, avec un passé, des vestiges, ses traditions, ses produits, un terroir et des provençaux talentueux.
Des descriptions de cartes postales, sont assénées en toute occasion par les responsables économiques et politiques locaux ou régionaux ventant la beauté et l’attrait de notre région, la qualité et la variété des productions de nos terroirs, la richesse de notre patrimoine…
Comme bien d’autres lieux et régions.
Mais pour des raisons uniquement commerciales et économiques, l’intérêt touristique est devenu roi, le terroir est piétiné en tous sens, à toutes heures, en tous lieux, la nuitée est le nouvel étalon fétiche du développement, le nombre de visiteurs est la référence incontournable de tout projet pour en faire venir encore plus, la circulation pollution mesurée en pic d’ozone n’est qu’une anecdote normale venant s’ajouter à celles de quelques autres industries incontournables et présentées évidemment comme nécessaires au bien-être des autochtones.

Ce discours soporifique, où tout semble donc aller pour le mieux, se cache derrière une publicité intéressée, alléchante voire grisante mais qui est très loin de la réalité. Cela ressemble à une vaste supercherie à but touristique et commercial, ou à un concours de potaches chargés en fin de stage de valoriser à l’excès quelques aspects attractifs portés par la mode du moment, quitte à caricaturer une situation un peu différente ainsi que la simple vie des simples gens. Sans parler de l’oubli volontaire que, ici comme ailleurs, des souffrances indicibles, des drames humains poignants et des malheurs familiaux, sont le quotidien d’un nombre croissant d’habitants que l’on ne découvre qu’en cas de grave canicule.

Oui, il y a encore des claires matinées agréables, des belles journées ensoleillées, des douces et paisibles nuits, des espaces colorés et odorants, de rares chants d’oiseaux au bord des rivières, mais ils ont de plus en plus de mal à le rester au milieu de cette tourmente économique et maintenant climatique que l’on fait semblant d’ignorer.

Par ici la monnaie

Pour ceux qui nous gouvernent, et sous prétexte d’emploi ou de développement, tout doit s’organiser pour accueillir le voyageur, tout doit s’équiper pour recevoir les entreprises, tout doit devenir une marchandise, tout doit pouvoir s’acheter et se vendre, comme si cela n’avait pas un prix et des conséquences ici même. Ainsi, ce beau village et cette belle région de Provence, comme d’autres, sont présentés sans vergogne comme de vulgaires produits de consommation destinés à attirer la monnaie urbanistique et les devises touristiques.
Le paysage, la nature, les fêtes ne sont que des étapes commerciales sur les chemins qui mènent aux hôtels et restaurants. La volonté économique est évidente, compréhensible, partagée souvent, mais excessive, sélective et donc mensongère et dangereuse.
Car, pendant ce temps, le territoire est régulièrement saccagé pour laisser passer la modernité et les voyageurs. Le développement (durable !) est devenu un prétexte et si le village des Baux fait figure de modèle envié par d’autres communes, il est aussi l’exemple révélateur d’un cul-de-sac culturel artificiel.
Pourquoi les responsables sont aussi obnubilés par ce type de projets ?
Les plus beaux espaces sont abandonnés aux promoteurs pour lesquels on imagine des justifications spécieuses, et conserver un espace vert ou l’intégrité d’une Montagnette est une insulte à la marche inéluctable de la machine économique.
Les zones agricoles en perte régulière de vitesse, sont l’objet de discours hypocrites sur leur maintien, en même temps que de projets urbains ou industriels les sacrifiant un peu plus chaque année, pendant que les productions et sols se dégradent régulièrement et que la pénurie alimentaire est annoncée pour ce siècle. Mais une terre agricole vaut quelques euros, une parcelle à lotir quelques centaines d’euros et rapporte donc davantage…
Les habitants voient leurs espaces se rétrécir, et se sentent utilisés comme des curiosités dans un parc d’attractions au milieu d’un panorama idyllique.
Ils découvrent soudain autour d’eux des aménagements technologiques nouveaux, arrivant un beau matin sans explications, dont ils apprennent après coup qu’ils provoquent des risques inconnus (!), ignorés (!) ou volontairement occultés (!), et pourtant menaçants, dans leur voisinage et dans notre commune.
Et les responsables de ces ouvrages et matériaux n’en disent rien !
La santé et celle des enfants étant la chose la plus précieuse à préserver, l’inquiétude des habitants est d’autant plus grande qu’ils sont « volontairement » désinformés sur certaines réalités et sur leurs conséquences.
La protection annoncée de l’environnement semble partielle, partiale, parcimonieuse, paradoxale, et paresseuse. Une impression de duperie devant des enjeux colossaux.

Les risques majeurs connus

Certes, par la publication d’un document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM), la mairie a informé les administrés des risques habituels déjà connus qu’ils encourent, les consignes de sécurité et les bons réflexes pour s’en protéger, puis mis en place en 2006 un système d’alerte téléphonique CEDRALIS en cas de risques d’inondation, incendie ou autres…
Ce dossier consultable dans les jours et aux heures d’ouverture des bureaux de la Mairie concerne les risques suivants :

- Rupture de barrages et inondations du Rhône et de la Durance (voir les nombreux articles à la rubrique Nature Eaux).

- Feux de forêt dans le massif boisé de la Montagnette (voir articles à la rubrique Nature Espaces de bonheur) où, en saison estivale et du fait de la chaleur, de la sécheresse, mais aussi de la présence de garrigues, le feu menace de destruction la faune, la flore, ainsi que les constructions. Depuis 1982, année du dernier gros incendie, l’accès au massif est interdit de juin à septembre, le feu n’est pas autorisé en zones boisées, le débroussaillement est obligatoire et la vigilance renforcée les jours de vent.
Quatre mois d’interdiction touristique et interdiction toute l’année de l’accès au massif si la vitesse de vent excéde 40 km/h.
Une vigie est placée sur un point haut, reliée par radio au C.O.D.I.S. 13 et au corps des sapeurs-pompiers.
Le Schéma Départemental de Prévention des Incendies de Forêts (S.D.P.I.F.) définit les zones les plus exposées du département, ainsi que les moyens de lutte existants.
Un Plan Intercommunal de Débroussaillement et d’Aménagement Forestier, le PIDAF de la Montagnette, gère globalement et rationnellement ce massif : création et entretien le long des pistes d’accès DFCI et de points d’eau facilitant l’intervention des pompiers, activités de débroussaillage dans les zones à risque des massifs et de leur bordure.
C’est la guerre du feu, version XXIe siècle !

- Transports de matières dangereuses.
Un accident (explosion, incendie) se produisant lors de transport (matière inflammable, toxique, explosive ou radioactive) par voie routière, ferroviaire, d’eau ou par canalisation, de matières dangereuses, peut entraîner des conséquences graves pour la population, les biens, et/ou l’environnement dans les zones d’habitations traversées.
La pollution peut avoir lieu par dispersion dans l’air (nuage toxique), l’eau et le sol, de produits dangereux avec risque d’intoxication par inhalation, par ingestion ou par contact.
La commune de Barbentane est particulièrement concernée par :
- La proximité des usines aramonaises : SANOFI, EXPANSIA, EDF
- Le Transport de Matières Dangereuses par voie :
* Routière avec l’important trafic sur la RN 570 entre Arles et Avignon et les RD 34, 35 et 35e, la livraison d’hydrocarbures dans les stations services, de chlore dans les stations de traitement des eaux ou les piscines.
* Ferroviaire (voie ferrée suivant l’axe nord-sud du Rhône),
* Navigable (transports d’hydrocarbures, de matières radioactives et de produits chimiques toxiques sur le Rhône).
* Et par canalisations (pipeline d’hydrocarbures au chemin d’Arles, gaz de ville dans le village avec 11 km de tuyauterie souterraine).

- La simple présence de cuves à réserves importantes de carburants chez des particuliers ou entreprises.

- Et, depuis juillet 2007, la pollution du Rhône lui-même aux PCB avec un scénario amiante en cours ! (Voir la rubrique Nature > chapitre Eaux >Le Rhône est un long ’effluve’ tranquille).

Si aujourd’hui, les risques sont davantage évoqués, c’est d’une part que les responsables chargés de leur surveillance sont discrédités (la mise en scène compationnelle a ses limites !), que la confiance sur leurs conséquences pour la santé n’est plus automatique, que le niveau de dégradation (ozone et autres) et ses effets de plus en plus perturbants sur la santé sont tels qu’une plus grande vigilance naturelle s’impose.

Et les risques et pollutions ignorées dans la région barbentanaise

Pendant que nous rêvons…, plusieurs autres risques ont été oubliés pour des raisons incompréhensives : Les tremblements de terre d’abord, simplement cités alors qu’une activité sismique importante a eu lieu en 2006 avec plus de 2 400 secousses sur ou autour de la Montagnette (voir notre rubrique Nature : 2009 le dragon bouge toujours puis s’endort !), et surtout les pollutions chimiques et technologiques nombreuses au village (voir Environnement : Science sauve qui peut Barbentane rayonne !), plus sournoises et durables, totalement oubliées alors qu’elles provoquent de plus en plus de drames et de malheurs humains quotidiens dont on parle peu, sinon pour en maudire les hypothétiques causes, ou essayer tardivement de soulager la peine des victimes et de leur entourage.

Pendant que le doux chant des sirènes marchandes berce d’illusions le rêveur consentant, ces situations ne font l’objet d’aucune publication comme si elles étaient gênantes pour le décor, le touriste, les responsables…

Aussi, sans vouloir gêner la balade commerciale invitant le touriste à d’insolites voyages dans nos magnifiques terroirs d’autrefois, nous allons explorer quelques lieux et thèmes possibles ici et autour de nous, en contrariant un peu l’image d’un pays que d’autres sites et moyens d’information décrivent sous tous ses atouts possibles, surtout en ces temps de promotions estivales.


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