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2 - Les pollens en ont marre

Les graminées et les abeilles aussi !

C’est au cours de l’été, à l’occasion des lourdes chaleurs, que Barbentane, jusqu’alors relativement préservé, ressent les effets des pics d’ozone, de l’effet de serre et de l’excès de CO2, surtout quand les vents salutaires sont absents.
Les odeurs de la Cellulose de Tarascon ont disparu, mais celles des usines aramonaises ou de la circulation motorisée participent à une pollution de plus en plus marquée.
Bien que notre village soit encore protégé par sa distance avec les grands axes routiers, cette situation va totalement changer avec l’arrivée de la future LEO, dans le quartier Brassières, où 40 000 véhicules/jour déplacés de la rocade avignonnaise, vont polluer plus près de chez nous.

Tatie pourquoi tu tousses ?
Or, beaucoup de nos concitoyens, surtout les enfants et personnes âgées, comme douze millions de Français, sont atteints par le rhume dit des foins.
Ces rhinites allergiques saisonnières, souvent attribuées aux graminées et aux pollens, qui vont du simple nez bouché aux éternuements, des écoulements ou démangeaisons du nez à la conjonctivite, des crises bronchiques à la toux persistante, voire aux œdèmes et à l’urticaire, sont des pathologies éprouvantes.
Accusés de provoquer asthme et allergie, rhino et autres ringites, les pollens et graminées non seulement subissent eux aussi la pollution provoquée par la bêtise humaine, mais ne peuvent faire autrement que de la transporter et de la transmettre, sans pouvoir se défendre d’une lâche et odieuse incrimination par le milieu médical.

Les pollens ont bon dos et les graminées de larges épis.
Qui sait les quantités de produits des pollutions automobile, aérienne et industrielle qu’ils doivent ingurgiter, par l’air inspiré ou par l’eau des racines ?
Chargés de ces éléments polluants, ils provoquent aujourd’hui à leur contact des réactions rhumatologiques.
Premiers accusés, regardés de travers alors que la nature les a inventés pour générer la vie depuis des millénaires, premiers atteints par la pollution, l’ignorance et le mensonge, distillés abondamment, pendant que continue la ronde des causes inconnues, des pratiques industrielles dommageables et des solutions aberrantes…
Les pollueurs polluent et désignent d’innocents coupables afin de pouvoir continuer leurs activités criminelles… Mauvais polar qui ruine l’image des pollens, la santé des humains, la sécurité sociale, la nature et l’avenir, pour nourrir le veau d’or.
Pourtant c’est vrai, la nature insidieuse des pollutions quotidiennes que barbentanais, enfants et adultes subissent comme les innocents pollens et graminées, devient problématique.
Mais, il n’est pas possible de laisser croire que des plantes merveilleuses sont subitement devenues dangereuses, alors qu’elles sont des victimes obligées et accusées sans possibilité de se défendre.

En toile de fond, semble s’organiser un divorce croissant entre la nature et les hommes, naïfs d’obédience cathodique, perfusés au mieux-disant culturel télévisuel, à qui les marchands font croire qu’il suffit de s’engager par une signature pour sauver la planète et le monde tout en bien rangeant ses poubelles.
Ils vont hélas regretter leur artificiel engagement…

À force d’êtres sourds aux avertissements.
Nous avons les pollens et les graminées que nous méritons grâce à la pollution généralisée créée par nos activités quotidiennes auxquelles nous ne voulons rien changer pour l’essentiel, avec des conséquences maintenant connues et des alertes quotidiennes de plus en plus pressantes.
Alors que des signaux multiples laissaient présager un avenir difficile pour la planète, et malgré les avertissements répétés des écologistes (René DUMONT dès l’année 1974), la nécessité absolue du développement économique a évacué tout débat.
Nous voilà obligé aujourd’hui en catastrophe de nous protéger : du réchauffement climatique, de la fonte des glaciers, des effets de la couche d’ozone, de pluies diluviennes et de la montée soudaine des eaux en même temps que d’une plus grande sécheresse, des pollutions multiples et diverses.
Action qui inquiète d’autant plus que tous les éléments semblent perturbés, les responsables dépassés, l’exercice tardif démesuré devant l’ampleur des dégâts. Le simple citoyen ne comprend plus…
Il est bien tard, mais mieux vaut tard que jamais pour se réveiller !
Les pollens indiquent à leur façon qu’airs et eaux sont touchés et nous alertent sur ce qui nous menace tous, alors que nous pensions que c’était la faute des autres, que le progrès allait tout résoudre, que l’écologie, il faudra bien sûr s’y mettre un jour, plus tard, qu’on peut donc continuer aveuglément à polluer…

Chacun découvre aujourd’hui que le ciel peut lui tomber à tout moment sur la tête.
Le pire n’est pas une agression extérieure dont on arrive encore à se protéger, mais c’est aussi et surtout de l’intérieur que le danger arrive et inquiète car, insidieusement, le corps humain devient un lieu de réactions bizarres au fur et à mesure que les pollens, l’air, l’eau…, les éléments essentiels à la vie se dégradent autour de lui et ensuite en lui.
Il est impossible de vivre dans un environnement pollué sans en supporter lourdement les conséquences. Les pollutions d’aujourd’hui ont pris la relève des épidémies d’autrefois et sont aussi graves et redoutables qu’elles.
Et au lieu de regarder les causes de cette situation, habitants et industries continuent à polluer en dénonçant d’innocentes plantes et en proposant de soigner seulement les conséquences, ouvrant à la croissance de nouveaux marchés, y compris celui du droit à polluer introduit aujourd’hui en bourse, échangé comme une vulgaire marchandise et évoluant au gré de l’aggravation du phénomène.

Vole ou roule poupoule !
Les rejets de particules fines (diesel surtout), jusque-là considérés comme acceptables par l’OMS, provoquent chez les enfants trois fois plus de dermatites et d’eczémas, deux fois plus d’asthme que la moyenne quand l’air est fortement pollué par le trafic automobile, ou pour ceux scolarisés au bord d’une voie au trafic intense ! Il en est de même pour tous ceux qui travaillent ou vivent près ou sur des voies à grande circulation.
L’aviation porte sa part très importante avec ses rejets invisibles d’en haut et cache ses responsabilités en mettant en place des solutions ridicules du genre : Rationaliser les routes aériennes pour contenir les émissions carbone (Bonjour aux habitants et villages sous la route aérienne) ; Développer ailleurs un projet économe en CO2 pour compenser la pollution ici ou acheter des droits à polluer. Comme il y a compensation, chacun est invité à voyager encore plus en avion, donc à polluer encore plus et accroître démesurément pollutions et réchauffement climatique…
Souci uniquement commercial et irresponsabilité totale, alors que la baisse du CO2 devrait être "deux fois plus rapide" dans notre bassin méditerranéen qu’en Europe du Nord, pour réduire et non pas aggraver les sécheresses, incendies de forêts et infections parasitaires en constante augmentation derrière la beauté des paysages publicitaires.

Le reste du temps et des lieux, la pollution est donc normale ! Tant qu’il y a des pollens et des graminées, les lobbies automobiles et aériens peuvent pousser chacun à accroître son utilisation, surtout s’il va bientôt en être privé…
Ainsi la pollution augmente encore, et le marché boursier du CO2 croît… C’est la bourse ou la vie !
Touristes, venez promener par ici…

Pour pouvoir respirer longtemps et sainement, il faut modifier d’urgence nos pratiques de transports et conserver l’intégrité de la Montagnette, notre poumon vert…, mais aussi demander aux responsables leurs actions pour laisser vivre les pollens, les graminées, les abeilles dont nous reparlerons bientôt, et les humains !

Vous avez échappé au rhume des foins ! Patience, vous allez peut-être trouver quelque chose avec le macadam-décharge à venir.


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