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Discours de M. ICHARTEL

Les déclarations du candidat lors de la réunion publique du 6 mars 2008 à la salle des fêtes pour les élections municipales.

Vous avez répondu nombreux à notre invitation, c’est un indicateur de l’intérêt que vous portez à la chose publique (Rès publica de nos ancêtres les Romains) et aussi un encouragement pour les candidats qui ont accepté de servir la collectivité, en fait de vous servir. Je vais d’ailleurs vous les présenter tout à l’heure.

J’ai voulu une équipe choisie et non pas subie, c’est-à-dire des femmes et des hommes qui ne m’ont pas été imposés parce qu’ils étaient les amis d’un tel ou d’un autre ou qui voulaient faire aboutir un projet personnel, ni parce qu’ils étaient issus d’une quelconque combinaison politique, je n’ai demandé à personne sa tendance. Mes seuls critères ont été : la disponibilité : combien pouvez vous consacrer de votre temps et de votre énergie à la gestion de la commune, l’expérience. Beaucoup ont déjà participé à des équipes communales ou s’investissent dans des associations, la compétence dans différents domaines, la capacité à s’intégrer et à participer à un groupe (j’ai évité comme on dit chez nous « les grandes gueules » qui font beaucoup de bruit, mais qui manquent parfois de réflexion et d’efficacité et qui peuvent détruire l’organisation, l’harmonie et l’activité d’un groupe).trop souvent on entend dire des candidats : on est venu me chercher, je n’ai pas osé dire non, mais ça m’intéresse pas trop, mais c’est un ami, ou encore la mairie n’a pas voulu me faire ceci, me faire cela, ne s’est pas servi chez moi et pire je veux ma revanche des dernières élections.
Vous pensez bien que ce ne sont pas ces motivations personnelles qui ont guidé le choix de la composition de ma liste. Et surtout, je les ai choisi parce qu’ils ont en eux l’amour de leur village, l’estime des personnes qui l’habitent et la volonté de faire progresser les choses. Les différentes réunions préparatoires m’ont démontré que j’avais fait pour vous le bon choix, qu’ils sont capables de travailler ensemble, qu’ils ont des idées, qu’ils ont envie de les voir appliquer pour améliorer le bien être de tous. Tous les hommes qui ont réussi en politique ont été des dirigeants qui ont eu la chance d’avoir autour d’eux des personnes talentueuses, disponibles, consensuelles et qui avaient le goût de l’action publique…

Quant à moi, beaucoup me connaissent. Je suis né à Barbentane, j’y ai été élevé, j’y ai fréquenté les écoles, les associations j’y ai toujours habité (dans différents quartiers d’ailleurs). D’une génération prolifique d’après guerre (je suis de 47, la bonne année comme on dit au loto), j’ai gardé beaucoup d’amis de ces années de jeunesse. Mes parents de condition modeste ont tenu à me faire suivre des études, à une époque où ce n’était pas chose courante et je leur dois beaucoup car je n’étais pas un élève facile. Je me suis donc retrouvé en faculté à Avignon puis à l’université d’Aix en Provence pour obtenir une licence puis une maitrise d’Histoire (Mémoire sur Barbentane). J’ai pu apprécier le village de l’extérieur, le comprendre différemment. Ma voie était tracée, je serais prof. J’ai exercé cette profession pendant 37 ans, donnant des cours d’histoire, de géographie d’éducation civique appelé plus tard sciences humaines. C’est une profession qui m’a beaucoup apporté et qui m’a beaucoup appris. En 1968 je me suis mariée avec une Barbentanaise pure souche (il faut dire que notre rayon sentimental ne dépassait pas Chateaurenard) dont j’ai eu 2 enfants. Malou m’a toujours soutenue dans tout ce que j’ai entrepris, malgré les inconvénients de mon engagement sur la vie familiale, car j’ai toujours été un homme d’action. Mon engagement politique commence en 1989 où j’ai été Adjoint du maire Monsieur MONTLAHUC à la scolarité à la jeunesse et aux sports. Dans ces secteurs je crois avoir apporté le meilleur de moi même, avec la construction du stade du Bosquet, de l’équipement sportif du Pigeonnier pour les scolaires, de la structure de la crèche , des arènes de la mise en place des « contrats bleus » devenus Contrat Educatif Local pour développer des activités sportives, culturelles, artistiques ou éducatives dans les temps péri et extra scolaires et surtout en tissant des relations fortes avec le monde scolaire et sportifs : instituteurs, agents communaux, parents d’élèves, membres et pratiquants des associations sportives.
En 2001, j’ai été élu maire et j’ai du prendre un mi-temps dans l’éducation pour mener à bien ma profession et ma fonction.
J’ai été un maire de terrain, de contact parce que c’est ce qui me plait dans la fonction par l’enrichissement mutuel que cela apporte, mais aussi un homme de dossier menant à la fois la rénovation du village et la préparation de son avenir par le lancement de grands projets structurants.
Aujourd’hui, retraité depuis quelques mois, je veux continuer et achever l’œuvre de modernisation entamée. A 60 ans je vais donner les meilleures années de ma vie à une cause noble et captivante. Je me sens encore assez de volonté de forces physiques, morales et intellectuelles pour servir le mieux possible ma commune et défendre ses intérêts. Ensuite, je pense passer la main, car la tâche est lourde, stressante, épuisante parfois et je ne me vois pas terminer à plus de 70 ans un troisième mandat car j’ai l’intention de mettre toute mes forces, toutes mes capacités toute mon expérience dans ce deuxième tout en préparant, et en formant des plus jeunes pour prendre la relève.

Vous le savez je suis un homme libre, je n’ai pas de carte politique, je ne suis pas un jour soutien d’un parti et le lendemain d’une autre puis on ne sait plus quoi. J’ai tissé des relations utiles avec des responsables de toutes tendances dans l’unique but de servir les intérêts de la commune. J’ai pu d’autant plus dialoguer franchement avec tous que je n’avais pas épinglé sur ma veste une étiquette quelconque et je pense avoir été apprécié par tous pour ma liberté de parole, mes convictions, mon sens des relations humaines.
J’ai de bons contacts avec les représentants et les services de l’état et je n’hésite pas à aller les rencontrer parfois les harceler pour faire avancer un dossier, pour l’expliquer et le défendre. Ce ne sont pas les membres du conseil d’Administration de la coopérative agricole qui me démentiront sur ce point.
La campagne électorale se termine. Nous l’avons voulu ni politique, ni polémique. Nous nous sommes adressés à tous les Barbentanaises et Barbentanais sans distinction.
J’ai reçu par écrit et téléphoniquement, les propositions de soutien, d’investiture de partis politiques. J’en suis très honoré et je remercie les dirigeants d’avoir pensé à moi, mais je continue à vouloir être un rassembleur, à parler à tous, à fédérer les énergies et les propositions d’où qu’elles viennent. La campagne a permis aussi la confrontation des idées, des projets, des programmes. Nous avons voulu vous donner un maximum d’informations, de propositions pour pouvoir faire un choix raisonné, réfléchi qui vous le savez va engager l’avenir de notre commune.

Nous avons choisi de ne pas répondre aux critiques pas toujours très objectives de nos adversaires. C’est ma conception de la politique. Je serais quand même amener à rectifier, sans agressivité certaines affirmations ou positions qui me paraissent erronée, incomplète ou déraisonnable.
J’ai voulu un débat serein, dépassionné car on sait bien qu’après les élections on continuera à vivre ensemble, à se rencontrer à nouveau.
Je n’ai pas de ressentiment particulier envers ceux qui n’ont pas nos idées, je les respecte car je suis un inconditionnel de la démocratie et la démocratie ne peux fonctionner sans opposition et contradiction.
Seul m’importune la méchanceté gratuite, la mauvaise foi et l’ingratitude. On le sait les décideurs sont toujours en première ligne et il est toujours plus facile de critiquer que de proposer et d’agir. Simplement il faut se rappeler que certains ont été élus dans des municipalités précédentes, je n’en dirais pas plus.
Je ne pense pas qu’aucun des maires de Barbentane n’est voulu faire du mal à sa commune. Et il faut faire avec ce qu’ils vous ont légué. Tous ont essayé avec leur méthode et leur tempérament à gérer au mieux pour la plus grande satisfaction de tous. Alors pourquoi certains réussissent mieux que d’autres : la période, les aides accordées, les relations, la vision et les choix retenus et surtout la solidité et la cohésion de l’équipe qui l’accompagne.
A partir du moment où quelques conseillers jouent contre leur camp lorsque les querelles des personnes prennent le pas sur la gestion, la municipalité et la commune ne peuvent être gagnant. Je n’ai pas eu dans mon équipe et ne pense pas en avoir dans celle-ci de vizir dont le seul but est de prendre la place du Calife.
La politique de cette équipe remaniée sera la continuité dans le renouvellement de la rénovation et de la modernisation entreprise. Je ne vais pas vous refaire le bilan des actions et des réalisations menées dans mon premier mandat. Je l’ai suffisamment exposé lors des vœux de fin d’année, sur le bulletin municipal du Haut de la Tour, dans les journaux de campagne que nous avons voulu être les plus complets, les plus explicatifs et les plus objectifs que possible. C’est aussi en parcourant le village, la campagne et la montagnette que le changement est visible, encore qu’une grande part de la modernisation ne se voit pas (voiture, carrosserie, moto). Toutes les Communes du Nord des Bouches du Rhône ont entamé leur lifting, leur modernisation, leur renouvellement. Nous ne pouvions rester à l’écart de cette dynamique, de cette « movida » comme on dit en Espagne. Si BARBENTANE a suivi, parfois précédé ce mouvement, la Commune ne s’est pas dénaturé. Nous restons un village de caractère qui se met peu à peu en valeur, qui mue, qui troque sa vieille peau pour de nouvelles parures. Beaucoup de nouveaux habitants que j’ai rencontrés, me disent apprécier la dualité de ce village qui allie beauté architecturale et environnementale avec modernité, qualité et variété des services et de l’animation. Toute mue est un peu douloureuse, mais qu’est-ce qu’on se sent bien après dans sa nouvelle peau. Tout chantier génère des nuisances, mais quel plaisir de vivre ensuite dans un environnement plus agréable.

Le programme que nous vous avons présenté se veut concis, précis, crédible, réalisable et finançable. Ce n’est pas un catalogue à la Prévert qui énumère des promesses où se mêle tout et n’importe quoi, où les citoyens ne retrouvent pas de cohérence et de vision sur l’avenir du village. Les promesses, c’est bien connu, n’engagent que ceux qui y croient, mais aujourd’hui les électeurs sont plus mâtures, ils se rendent bien compte de ce qui est faisable et de ce qui ne l’est pas. Un programme est issu d’une réflexion sur les besoins, sur les coûts engendrés, sur les possibilités financières, techniques, matérielles de le réaliser, en un mot sur sa faisabilité. Il ne se décide pas en un mois de campagne sinon à se comporter comme des Bernard Lhermitte. Ce sont de petits crustacés qui n’étant pas en capacité de fabriquer leur propre abri, se réfugient, « squattent » les coquilles des autres, puis se déplacent avec elles. En politique, c’est parfois pareil, certains se glissent dans les projets des autres et les arrangent à leur façon.

Cette projection sur l’avenir de notre village se concrétisera par l’élaboration d’un Plan Local d’Urbanisme qui remplacera notre Plan d’Occupation des Sols, devenu déjà obsolète et dont certains articles sont difficilement applicables. Il devra se conformer aux nouveaux documents que sont le Plan de Prévention des Risques Inondation Rhône et Durance, ou sa doctrine, et du Schéma de Cohérence Territoriale du Pays d’Arles dont nous faisons partie. Le P.L.U. traduit un projet de territoire et définit une politique globale d’aménagement. Il établit les conditions du respect des principes du développement durable, le renouvellement urbain, la maîtrise du développement, la préservation des activités agricoles, la protection des paysages et espaces naturels, la mixité de l’habitat, la gestion de l’eau, des transports. Pour nous, il s’agira d’une réflexion sur les différents zonages et en particulier de notre développement urbain : en plaine agricole et inondable, sur les rebords de la colline site naturel, où placer les activités et les commerces, les logements. Mais surtout quelle population voulons-nous avoir demain ? Je ne suis pas pour une expansion urbaine rapide, le village y perdrait en qualité de vie et en caractère, et nous obligerait à investir dans d’autres équipements coûteux. Pour autant, il ne s’agit pas de nous replier, de nous fossiliser. Pour la survie de nos commerces, de nos services de proximité, pour que ce ne soit pas uniquement les habitants d’aujourd’hui qui paient les équipements que nous construisons, pour mieux répartir l’imposition, nous avons besoin d’un développement mesuré. Et quand je lis la présentation de mon adversaire qui lie ouverture sur l’extérieur et logements sociaux, je reste perplexe. N’avons-nous pas à nous préoccuper d’abord de notre population, nos jeunes ménages en particulier (sur le centre ancien, une demande deux fois supérieure à notre offre de logement). Ce n’est pas de l’égoïsme, c’est du réalisme, du positivisme. L’élaboration de ce plan local d’urbanisme fera l’objet d’une large concertation au travers de l’enquête publique qui sera menée, par des réunions publiques, des expositions, des réunions thématiques. Cette association des habitants permettra ainsi d’enrichir le document.

La vision de l’avenir, c’est à partir de la connaissance de notre histoire, en s’appuyant sur nos traditions, nos acquis, choisir avec qui nous voulons construire notre développement. Contrairement à d’autres, pour nous c’est clair, l’ouverture et le regroupement ce n’est pas le Grand Avignon. Nous connaissons l’appétit de notre grand voisin qui rêve de nous absorber, qui guigne nos espaces au-delà de la Durance. Mais notre culture, nos traditions, la défense de la ruralité, notre conception de la qualité de vie, notre vision de l’urbanisation ne nous poussent pas vers le Grand Avignon. Nous ne voulons pas devenir le continuum urbain et commercial qui va de Villeneuve à Sorgues, nous ne voulons pas connaître la désillusion de certaines Communes du Gard absorbées. On n’est pas pour autant un village gaulois comme on a bien voulu nous nommer (Astérix). De nombreux nouveaux résidents attirés par la qualité de vie de notre Commune ont été bien intégrés (même si certains disent qu’il faut trois générations pour être barbentanais) - légende, nos clubs (foot, rugby, footing-club, danse….) accueillent de nombreux pratiquants des Communes voisines, par leur dynamisme et la qualité de nos infrastructures. Notre montagnette est parcourue par de nombreux avignonnais, gardois et d’autres, et ce, gratuitement alors que lorsqu’on va en Avignon, on paie notre parking et l’on dépense notre argent qui génère des taxes professionnelles à la ville, ceci pour répondre à un adjoint qui nous reprochait de profiter de la grande ville. Non, nous ne sommes pas fermés, mais nous voulons choisir des partenaires qui nous ressemblent, qui sont à notre taille, qui partagent nos idées. Nous travaillons avec ROGNONAS pour la déchetterie intercommunale, pour le centre aéré, pour l’école de musique, avec BOULBON, TARASCON et GRAVESON pour l’entretien et la gestion de la Montagnette, avec BOULBON sur la future caserne des pompiers dans de nombreux syndicats intercommunaux, et surtout avec la Communauté de Communes Rhône Alpilles Durance, forte de 50.000 habitants dans laquelle nous partageons les compétences « aménagement du territoire », développement économique, prévention et sécurité, voirie communautaire, déchetteries intercommunales et tourisme.

Ensemble, plus fort, nous pouvons avoir alors avec les agglomérations voisines, des relations d’égal à égal qui se traduiront par des politiques communes consenties et non pas subies.
Enfin le pays d’ARLES nous permettra de traiter avec un plus grand nombre de Communes, d’autres problématiques et en particulier l’élaboration d’un SCOT. Donc, nous sommes largement ouverts sur l’extérieur et pas du tout isolés.

Il s’agit d’abord, de continuer la rénovation du village. L’ensemble des édifices et équipements publics ont été mis aux normes, rafraîchis, reconstruits : les derniers en date ces derniers mois, sont l’agrandissement des ateliers, l’assainissement de l’office de tourisme, et la reconstruction du local Broussier. L’’extension de l’éclairage public est pratiquement terminé, il ne reste que quelques tronçons à équiper. La plupart des rues du Centre ancien et leur pluvial ont été refaites, les réseaux enfouis, il nous reste quelques rues à revoir, en particulier la place de l’Eglise quand la reconstruction du quartier derrière l’Eglise sera achevée. Ainsi le circuit touristique pédestre qui vient d’être installé, (que je vous recommande d’aller faire) aura encore plus d’attrait pour nos nombreux visiteurs. On a vu aussi comment les particuliers ont été motivés par les réalisations communales pour refaire leur façade et participer à l’embellissement général. Le grand projet dans ce secteur est la reconstruction du quartier derrière l’église, en ruines et insalubre depuis le début du XXe siècle. J’ai le plaisir de vous annoncer que la mise en place du chantier est effective depuis la semaine dernière et que les travaux recommencent demain, les riverains ont déjà été avertis. 35 ans que l’on parle de la réhabilitation de cet espace. Dans les archives de la Mairie, on peut trouver trois maquettes de projets tombés aux oubliettes. La réhabilitation est aujourd’hui une réalité : 25 logements à loyer modérés, des aires de stationnement privées et publiques, des placettes, des jardins, la réfection des rues typiques en escalier (pied-cocu et rue droite) en pierres, un bassin de rétention, une fontaine, une galerie d’art et une salle municipale, les deux négociées et offertes par le constructeur. C’est ça la mue du village. Durée des travaux prévus : 14 mois, comptons 16-18 mois. Nous le suivrons avec toute la vigilance possible, et nous vous inviterons à chaque étape de la construction.

Les autres quartiers ne seront pas oubliés : les marchés pour le quartier de la Rebutte et le chemin de la Côte ont été lancés et nous étendrons la rénovation et l’équipement vers les quartiers périphériques selon les besoins. Un de ces besoins importants est le stationnement en agglomération : en plus du parking de l’ancienne école et de ceux dans le centre ancien, seront étudiées deux aires de stationnement , une au Séquier et l’autre dans la descente de Guillot. Les moyens techniques existent.

Une autre de nos préoccupations, on vous l’a dit, est le problème du logement. L’immobilier, le foncier sont devenus hors de prix pour certains ménages ou particuliers peu avisés. Nous allons donc proposer, j’en ai discuté avec un constructeur et j’ai visité de semblables réalisations, proposer donc à la D.D.E., la faisabilité d’un lotissement communal avec une partie en logement locatif à loyer modéré, et une autre partie en primo-accession à la propriété à prix coûtant, car beaucoup de jeunes veulent habiter leur propre maison. Des garanties seront prises pour éviter toute spéculation, par exemple avec un droit de préhension de la Mairie en cas de revente trop rapide. Dans les nouveaux lotissements, nous imposerons un pourcentage de logements sociaux afin d’assurer une certaine mixité de la population.

L’autre grand projet structurant qui devient indispensable, c’est la construction d’une nouvelle école publique. L’ancienne date de la fin du XIXe siècle, et malgré l’entretien et le soin qui lui sont apportés, récemment souligné par l’inspectrice d’Académie, elle ne présente plus la fonctionnalité et la sécurité qu’on peut attendre d’une école moderne. Equipements insuffisants, manque de classes (2 sections sont dans des mobil-homes) et de salles spécialisées, espace de récréation exigu, cuisine et salle de restauration ne répondant plus aux normes de sécurité et insuffisante (30 élèves descendent à l’école privée prendre leur repas). De plus, sa situation en cul de sac pose des problèmes en cas d’évacuation en cas de sinistre important, et la sortie pose de graves problèmes de sécurité pour les enfants et d’accès et de stationnement pour les parents. Elle est cernée par des immeubles et en covisibilité avec le château Renaissance qui nous interdisent toute extension et surélévation. L’étude de faisabilité avait été menée sur 4 sites, les trois projets en plaine ont dû être abandonnés par la circulaire ministérielle de 2002 et la doctrine Rhône qui interdisent impérativement la construction d’équipements sensibles (enfants, personnes âgées) en zone inondable.
Le choix du site, discuté en commissions, plébiscité par les parents d’élèves et les instituteurs, voté en conseil municipal, présente en outre, des atouts incontestables :
- il est hors zone inondable ;
- il est isolé des grands axes de circulation pour une sécurité maximum pour nos jeunes élèves, ce qui n’était pas le cas des autres sites pressentis ;
- la parcelle est située en zone urbaine (UD3) et urbanisée, constructible, dont la Commune a la maitrise foncière ;
- il est desservi par les réseaux (eau, assainissement, voirie), ce qui diminue le coût du projet ;
- il permet un projet pédagogique autour de la nature (forêt méditerranéenne) et du patrimoine (proximité du centre ancien chargé de monuments) ;
- il est à même de contribuer à une éducation et à un épanouissement psychiques des enfants, grâce à son environnement propice (c’est l’école dans les arbres). Des visites d’autres projets semblables nous ont permis de constater une moindre agressivité des enfants dans ce milieu ;
- il est proche (moins de 100 mètres) des installations sportives et de loisirs existantes sur place, que les élèves et enfants du centre de loisirs pourront rejoindre facilement à pied (stade, tennis, par à jeux) ;
- il est à proximité d’autres infrastructures publiques (crèche, maison de retraite) très appréciées des utilisateurs, qui permet d’envisager un véritable projet intergénérationnel, des expériences menées dans d’autres écoles ont démontré un bénéfice réel pour tous.

Notre volonté est de maintenir un lien fort entre le village et son école, et aucun autre lieu ne peut satisfaire à cette exigence. Un éloignement dans un autre site de la montagnette serait un signal fort d’urbanisation de cet espace que nous ne voulons pas. Le projet Haute Qualité Environnementale a donc été monté en tenant compte des composantes urbaines, environnementales, sécuritaires, pédagogiques et financières (c’est un des projets les moins coûteux au mètre carré parmi les dernières réalisations de ce type).

Ce projet d’école est englobé dans une vision plus générale de l’organisation de la Commune et de son urbanisation. L’espace dégagé par l’école en centre ville permettra d’y établir les places de stationnement qui nous manquent et qui pénalisent le commerce de proximité et le tourisme. Les bâtiments seront récupérés pour loger certaines services municipaux, pour accueillir les associations, le pôle jeunesse, pour aménager des salles plus vastes, mieux éclairées, mieux équipées pour nos personnes âgées et une salle de sport dans le bâtiment central, et ce à moindre frais, et même un jardin d’enfants à la place des mobil-homes récupérés eux pour le stade du bosquet. Donc une rationalisation des équipements par leur regroupement, facteur d’économie et de facilité d’utilisation : les activités culturelles, associatives, administratives à l’ancienne école, les activités sportives et de loisirs au stade du Bosquet que nous continuerons à faire évoluer. Voilà ce qui est la vision globale de l’avenir proche pour notre Commune.

La protection de l’environnement sera un autre point clé de notre action. Non pas, parce qu’il s’agit d’un phénomène de mode qu’il faut absolument inscrire dans un programme, mais parce que chacun à son niveau peut apporter sa contribution à la protection de notre planète et plus égoïstement de notre pré-carré communal, pour léguer à nos enfants et petits-enfants une nature préservée.
Mais l’écologie ce n’est pas la nature sans l’homme et encore moins la nature contre l’homme. Je ne mets pas sur le même pied d’égalité : la survie d’une dizaine de pins, souvent en fin de vie, qui pourront être remplacés par d’autres espèces, et la qualité du cadre éducatif de plus de 200 enfants. La protection de l’environnement passe par des réalisations lourdes comme l’extension des réseaux d’assainissement que nous poursuivrons, par des programmes de débroussaillement comme ceux qui se terminent chemin sous les roches, aux Carrières, au chemin du mas de la Dame, par des programmes d’entretien annuel de la forêt, de notre système de canaux et de roubines, avec le renforcement et la replantation des berges. Avec la collaboration de l’ONF, une opération de remise en culture des oliveraies abandonnées (beaucoup de particuliers sont intéressés) sera effectuée, de même qu’une opération pilote de replantation d’espèces moins sensibles à l’incendie, financée par le Conseil Général (actuellement plantations de chênes truffiers).

En matière de sécurité, on a pu noter ces dernières années, une baisse de la délinquance sur notre territoire (même si elle existe encore). Cette amélioration est due à une meilleure collaboration de la Gendarmerie de Graveson, beaucoup plus présente, à la mise en place d’équipements comme la vidéosurveillance sur nos places principales, à un meilleur équipement et à une nouvelle organisation de notre police municipale (rondes de nuit, opérations vacances tranquilles). On poursuivra dans ce sens. La sécurité routière reste à améliorer, les contrôles de vitesse seront reconduits sur les axes principaux et un autre chantier important consistera à sécuriser (tout en les embellissant) nos entrées de ville et la départementale RD35 en bas du village. Le programme est prêt, nous avons déjà lancé les marchés pour l’entrée route d’Avignon (feux ralentisseurs et réfection des abords), route de la gare (mise en place de ralentisseurs), quartier de la côte (aménagement du virage du tennis), route de Boulbon (feux clignotants), les points noirs feront l’objet d’aménagements spécifiques (route de la gare et route de Boulbon). Nous avons passé et nous suivrons leurs recommandations, des contrats avec des organismes de contrôles pour tous les bâtiments communaux, en particulier ceux recevant du public. En matière de sécurité alimentaire, la finalisation du nouveau forage d’eau potable de la ville à Bassette, nous préservera d’une pollution éventuelle de la nappe phréatique tout en amenant plus de débits pour la défense contre l’incendie de ce quartier. Pour ne plus connaître, comme en 2003, les déversements des lonnes gonflées par les eaux de ruissellement de la montagnette et pour mieux protéger les quartiers sensibles du bas du village, nous recréerons les écoulements vers l’étang, bassin rétention naturel et nous étudierons la faisabilité d’une surverse du colombier vers les caisses SNCF en direction du Vigueirat. Des améliorations pour assurer une meilleure sécurité des piétons, des cyclistes et des handicapés seront mises en place.

Les projets de construction et de mise en place des équipements sont importants, mais l’amélioration de la vie quotidienne des barbentanais en leur rendant des services de qualité, l’est tout autant.
Nous poursuivrons les programmes de formation des agents pour leur donner plus de technicité, plus de méthodes, une meilleure approche relationnelle, pour améliorer les services rendus (c’est le cas au CCAS et actuellement à la cantine). Nous organiserons de nouveaux services plus réactifs comme une équipe d’intervention répondant plus rapidement aux administrés, la mise en place d’un patrouilleur parcourant la campagne et la forêt pour détecter et signaler les besoins, les incidents et les dégradations, en créant un service pour les petits travaux à domicile pour les seniors usagers du CCAS. Nous nous attacherons à développer le pôle jeunesse et associations, créé récemment et qui prend de plus en plus d’ampleur. Aux associations, il apportera en dehors des subventions, un appui logistique et technique, une collaboration porteuse d’efficacité. Il travaillera étroitement aves les parents d’élèves, les enseignants, la médiathèque, les associations, à des projets intra, extra et péri-scolaires (complémentaires au CEL) pour la formation et l’épanouissement des enfants (comme actuellement le programme Coup de Pouce, véritable politique d’aides aux enfants en difficultés scolaire ou comportementale). Il nous faudra rapidement se pencher sur une extension des possibilités d’accueil et de garde de notre crèche saturée (les parents inscrivent leurs enfants dès la première semaine de grossesse, et les listes d’attente s’allongent). Et puis, ce n’est pas parce que nous sommes un village chargé d’histoires et de traditions que nous devons vivre comme au Moyen Age : nous devons intégrer les NTIC (nouvelles techniques d’information et de communication) à nos services. Nous avons déjà œuvré pour la mise en place de l’ADSL sur notre territoire, nous avons modernisé notre système téléphonique interne en Mairie, nous nous sommes abonnés au système VIAPPEL qui permet de contacter toute la population en moins de 10 minutes. Nous pouvons aller plus loin en optimisant le site INTERNET en le faisant évoluer vers plus d’interactivités (e-administration), en étendant les possibilités de notre Système d’Information Géographique (SIG) du cadastre, en équipement nos personnes âgées d’un pack domotique (l’informatique appliquée à la maison) : détecteur de mouvements et de fuites, visiophone, ou autre téléalarme. Nous voulons aussi étendre les services aux administrés par un relais emploi pour pleinement profiter des offres générées par la nouvelle zone d’activités intercommunale du Sagnon entre Barbentane et Graveson (l’emploi reste un problème pour beaucoup surtout pour les jeunes, j’ai plus de 40 demandes de Barbentanais sur mon bureau, et je ne pourrai pas toute les satisfaire). Enfin, nous réorganiserons certains services pour les rendre plus accessible, en étendant les plages horaires et nous poursuivrons l’adaptation des lieux publics aux handicapés. Tout cela n’est pas très coûteux et apportera beaucoup plus de confort dans la vie quotidienne de nos administrés.

Nos commerces et nos artisans de proximité contribuent aussi à cette qualité de vie. Pour les aider il nous faut trouver des aires de stationnement complémentaires et poursuivre l’embellissement du village. J’en ai discuté avec eux et des solutions ont été évoquées dans la descente de Guillot, au Séquier, au parking du château et plus tard dans la cour de l’école délocalisée et dans la requalification du centre ancien. Le tourisme peut aussi aider à ce développement économique, le village par son environnement patrimonial et naturel, a un potentiel important dans ce domaine. Nous devons donc développer un tourisme authentique respectueux des traditions et de l’environnement, basé sur nos monuments et notre vieux village, sur nos spécialités, nos fêtes et nos manifestations culturelles, notre identité provençale, nos paysages. Il ne s’agit pas de créer un tourisme de masse qui peut être dévastateur pour notre environnement, mais un tourisme raisonné, accepté et partagé avec la population. L’office de tourisme qui devra devenir aussi un véritable syndicat d’initiative, en sera le moteur. Nous poursuivrons la promotion de nos atouts par des équipements attractifs (totems, panneaux). Nous avons inauguré la semaine dernière le circuit touristique jalonné par 15 panneaux en lave émaillée, retraçant l’histoire des principaux monuments avec des textes écrits par des érudits locaux, illustrés par des peintres barbentanais, et acceptés par les propriétaires pour leur positionnement. Reste à baliser ce parcours, à éditer le guide qui l’accompagne et à mettre en place un audio-guide (MP3 ou autres). Nous favoriserons l’installation d’artistes et d’artisans d’art dont certains nous ont déjà contactés. Le PLU prévoira une zone pour l’installation d’un camping de nature privée. La promotion de notre village se fera en collaboration avec la CCRAD (dont j’étais le président de la compétence tourisme) et avec le Pays d’Arles, afin d’être inclus dans le label pays d’art et d’histoires et profiter des programmes de subventions européens.

Nous nous sommes refusés à faire des promesses inconsidérées car nous savons bien qu’elles auraient un impact plus ou moins fort sur la fiscalité locale et sur l’endettement de la Commune. Nous voulons garder des taux d’imposition modéré (nous avons toujours, à strates égales les taux les moins élevés de la communauté de Communes, très en dessous des moyennes départementales et nationales). On comprend pourquoi de nombreux avignonnais veulent venir habiter chez nous. L’objectif n’est pas de rattraper les autres Communes, mais personne ne nous fera croire que l’on va réaliser des équipements offrir des services de qualité, entretenir correctement son environnement et son cadre de vie et en même temps baisser les impôts. L’impôt ne parait pas injuste quand on sait à quoi il sert, et il est évident que les communes qui ne font rien n’ont pas besoin de recettes. Mais les impôts payés au département et à la région par nos contribuables vont alors aux investissements des autres Communes. C’est dans nos communes petites et moyennes que l’on voit le mieux où passe l’argent des impôts. Ils sont indispensables à une vie collective plus confortable. Nous avons reçu les compliments de la comptable du Trésor pour la bonne gestion financière de la Commune. Nous serons encore attachés à limiter la progression des dépenses de fonctionnement pour dégager des capacités d’autofinancement. Dans nos investissements, vous l’avez vu sur nos graphiques, nous faisons appel systématiquement aux subventions de l’état, du département et de la région, et nous nous refusons à faire des équipements qui génèrent des coûts de fonctionnement importants pour peu d’usagers, et qui sont plus du ressort d’une communauté de communes (piscine). Pour les grandes infrastructures qui vont profiter à plusieurs générations, il serait injuste de les faire supporter financièrement par les seuls contribuables d’aujourd’hui. C’est là qu’intervient l’emprunt qui permet de répartir la charge financière de ces réalisations dans le temps. Malgré les grands travaux entrepris, notre Commune reste une des moins endettées du département et de la région. Vous avez vu le chiffrage de nos projets sur notre journal de campagne. D’après les simulations qui ont été faites par Michel BLANC, les taxes locales n’auront pas à être augmentées au-delà de l’inflation. Pour d’autres projets coûteux, nous attendons des recettes exceptionnelles et nous nous contenterons d’étudier leur faisabilité (collège, maison de retraite publique), et nous vous demanderons d’abord votre avis.

Mais si la politique municipale est faite d’un programme à la fois ambitieux et réaliste, elle ne peut se concevoir sans une relation et une approche privilégiées des élus avec la population. C’est la politique de proximité à laquelle je suis profondément attaché. Contrairement à bien d ‘autres prestataires, la Commune doit rester l’endroit où l’on peut trouver un interlocuteur (élu ou agent) disponible et à votre écoute. J’y tiens absolument. Je continuerai à recevoir en Mairie toutes les personnes qui veulent me rencontrer (3220 dans le mandat précédent), j’exigerai la même disponibilité de mes adjoints. Nous continuerons à accompagner, à aider, à soutenir tous ceux qui ont des projets bénéfiques à la Collectivité, tous ceux qui ont besoin de conseils et de médiation, tous ceux qui se sentent désemparés, sans solution devant des problèmes de logement, d’urbanisme, de voisinage ou de dégradations. Nous vous accompagnerons dans vos moments de joie ou de détresse. Je continuerai toujours à être présent où on m’invite, dans les réunions, les assemblées générales, sur les chantiers. La politique de proximité c’est être là quand il faut, où il faut, c’est une présence et un contact permanent. C’est aussi de l’information sur ce qui se passe dans la Commune, c’est pourquoi nous avons voulu un bulletin communal trimestriel, la création d’un site internet, et institué les vœux du maire. Nous améliorerons encore la concertation par une participation au suivi des grands chantiers (visites), à des commissions thématiques. La politique de proximité, c’est la participation volontaire des citoyens à certaines décisions comme dans le comité des fêtes qui sera créé avec les représentants des associations, des commerçants, et les particuliers porteurs de projets qui seront chargés de le faire vivre pour organiser au mieux nos festivités. La politique de proximité, c’est parfois tout simplement des civilités, un bonjour, une discussion impromptue dans la rue, dans une manifestation, dans un commerce entre les élus et la population, c’est pour ces raisons que le Maire et les conseillers municipaux sont les élus préférés des Français et j’espère des barbentanais.

Mes chers concitoyens, une élection municipale est avant tout la rencontre d’un candidat, d’une équipe avec les habitants de la Commune. Pour la population, c’est une affinité qui se crée comme un sixième sens qui ressent la vérité profondément démocrate, je croie à la sagesse des électeurs. On peut reprocher ceci ou cela à ses élus, on peut critiquer tel point ou tel autre, mais au moment de mettre son bulletin dans l’urne, on sent bien ceux qui pourront le mieux s’occuper de sa commune, aller au-devant et à l’écoute de ses habitants, se préoccuper de l’intérêt collectif et alors on ne se trompe pas. Si, comme beaucoup de barbentanais que j’ai rencontrés durant cette campagne, vous voulez participer à un élan et à une dynamique en marche, alors dites-le le 09 mars en votant pour notre liste « Agir ensemble pour Barbentane ». Je vous remercie de votre attention.

Jean-Louis Ichartel


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