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Poissons « engraissés » comme des poulets !

C’est l’été 2010 et beaucoup
font trempette dans rivières, fleuves et mers

En oubliant que comme les poissons, ils courent de gros risques dans l’eau et en les consommant !
C’est le beau résultat de la pollution générale des eaux, des rivières, des fleuves et des mers, qui revient dans les assiettes avec des risques plus ou moins graves pour tous. L’ANSES (Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) considère les poissons comme des contributeurs majoritaires dans l’alimentation de substances toxiques :
- Arsenic et les poly-bromo- diphényle éthers (PBDE) peu préoccupant et en deçà des doses de toxicité.
- Méthylmercure : Exposition dangereuse pour le foetus et les jeunes enfants en raison de l’importante vulnérabilité du système nerveux au mercure pendant le développement du fœtus.
- Dioxines et PCB : Alerte générale pour l’ensemble de la population dont la consommation de 3 portions de poissons par semaine conduit à un dépassement des valeurs toxicologiques de référence fixées pour les dioxines et les PCB dans presque toutes les catégories d’âges. Depuis 2006, les restrictions de pêche et les recommandations de non consommation des espèces de poissons les plus accumulatrices de PCB (anguilles, poissons gras…) ont été mises en place dans les secteurs du Rhône, Somme, Seine, Garonne… Recommandations : 2 portions de poissons par semaine, en variant les espèces et lieux d’approvisionnement (sauvage, élevage, lieux de pêche…).
Il vaudrait mieux ne plus polluer, mais il faut y croire et que l’exemple vienne d’en haut…

Voeux 2010 :
Que rivières et fleuves redeviennent naturels

Pour que les poissons et animaux puissent vivre sur l’eau de nos rivières et fleuves, premiers touchés par la stupidité et avidité des profiteurs, la pollution de la Durance, du Rhône, comme de la Seine, etc, doit être stoppée.
Il y a longtemps qu’un célèbre président abracadabrantesque avait promis de se baigner bientôt dans la Seine. On découvre aujourd’hui que les poissons de ce fleuve changent de sexe malgré les contrôles et mesures prises et on comprend la réticence du président à tenir sa promesse…
Les fleuves du monde sont sous la coupe de la Banque mondiale où les marchands d’eau et industriels décident suivant leurs intérêts économiques. On comprend mieux pourquoi la nature, les fleuves et les rivières vont si mal…

En 2009 : Fin des tests sur animaux !

C’est grâce à une technique criblant de rayons lumineux des cellules humaines (les cellules saines absorbent les rayons, les cellules polluées les réfléchissent) que deux chercheurs de l’INRA de Toulouse ont imaginé une technique qui devrait permettre de supprimer les tests sur animaux. Le test Valitox est plus efficace, a un coût cent fois inférieur et respecte la vie animale. Des millions d’animaux qui ne devraient plus souffrir à cause de l’homme, c’est heureux…
Mais revoilà les chasses présidentielles. Abandonnées sous l’ère de Jacques Chirac, elles refont apparition sous celle de Nicolas Sarkozy dans le cadre du château de Chambord et de sa forêt domaniale de 5 315 hectares classée réserve nationale de chasse. Du beau monde reçu discrétement avec les fastes de la république et qui fait hurler Brigitte Bardot pour cette débauche de moyens publics au service de quelques privilégiés invités à flinguer à tout-va : indigne et profondément choquant…

En 2008 à Nice, la plage est toxique !

La mairie déconseille la baignade sur une des plages de la ville en raison de la présence de l’« ostreopsis ovata », l’algue qui fait tousser. Les poissons eux sont condamnés à rester dans l’eau…

En 2006, Les clapiers à poissons !

Le saumon ne remonte plus les rivières, il est “élevé” avec des farines de poisson fourrage (30 millions de tonnes de merlans et harengs, soit 1/3 de la pêche mondiale pratiqué par des bâteaux usines qui épuisent les ressources et ruinent les petits pêcheurs) dans les cages des fermes aquacoles en mers ou océans où les déjections non filtrées sont laissées dans la même eau.

Les maladies (nécrose pancréatique, anémie infectieuse…), décolorations et poux de mer font des ravages tant sur les saumons enfermés et en souffrance que sur les sauvages qui passent à proximité. D’où des farines aux antibiotiques, des colorants chimiques, des bains antiparasitaires au lieu de plus de liberté ou d’espaces et, dans l’assiette, ce petit goût original de poulet ou lapin de batterie…
On peut préférer leurs congénères en bassins aquacoles qui sont eux réchauffés grâce aux eaux de refroidissement de la centrale nucléaire voisine !
Des fermes de bio-élevage se développent parallèllement à la demande de plus en plus grande de consommateurs inquiets pour leur santé… Comme quoi, la santé du poisson a des effets sur l’homme !

Les poissons ne sont pas seules victimes de pratiques effarantes, les animaux d’élevage sont aussi gavés d’antibiotiques : Les chiffres 2006 parlent de 1 210 tonnes de sulfamides – tétracyclines et autres fluoroquinolones… Ceux de 2007 parlent de 1 297 tonnes dont 10 % aux lapins entassés à 20 dans un clapier d’un m2, élevés aux granulés industriels qui détraquent leur flore intestinale et leur système de défense. Il est conseillé de ne manger du lapin de ces élevages qu’en cas de maladie nécessitant des antibiotiques…


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