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Drôle de cuisine

Gastronomie ou gastro !

Le repas gastronomique des français est inscrit en 2010 par l’Unesco au « Patrimoine immatériel de l’humanité ». Derrière l’illusion d’optique sur les termes, la distinction gastronomique reconnaît simplement que les français aiment à se retrouver autour d’une table ! L’important, c’est l’acte de partage et non pas ce que l’on mange, encore moins les produits du lobby agroalimentaire et chimique ou de la gastronomie française !
Car la France est le pays de la plus grande quantité de pizzas ingurgitées, du plus grand nombre de McDo par habitant, et que 80% des restaurateurs font de la cuisine d’assemblage avec congelés et sous-vide réchauffés malgré la baisse de TVA… Ingurgiter un jus approximatif, ou un produit transgénique et déshydraté, ou une viande de batterie bourrée d’antibiotiques, ou un légume hors-sol chimiquement chargé et venant de loin, ou un fromage pasteurisé industriel, ou un gâteau surgelé et artificiellement arômé, devient la nouvelle pratique culinaire française…
Mais cette inscription permet un grand coup de publicités de la grande distribution qui va continuer à envahir l’alimentation avec des produits phares : biscuits, yaourts, chocolats, plats cuisinés en tous genres, dont les deux tiers sont des produits industriels fabriqués avec une dizaine seulement d’ingrédients de remplissage de base : matière grasse végétale comme l’huile de palme blanchie aux solvants, sucre sous forme de sirop de glucose, sous-produits recyclés par l’industrie laitière comme la caséine pour lier le tout, farines blanches raffinées au point d’en supprimer toute valeur nutritionnelle, gélatine tirée de la peau de cochon pour l’onctuosité du yaourt, amidon pour gonfler le produit, sel et saveurs artificielles variées pour faire la différence d’arômes…


Saignant mais cloné !

En Angleterre et en Belgique, des vaches et taureaux clonés importés des USA et non autorisés à la consommation ont été intégrés dans la chaîne alimentaire. Ou quand des producteurs, déjà célèbres pour avoir rendu des vaches folles, sont de vulgaires voyous et fraudeurs, mais la profession et les autorités sanitaires mentent quand elles prétendent que la traçabilité administrative empêchent ces pratiques dangereuses pour la santé humaine ! Confiance sans contrôle n’est que ruine vacharde…


Le fromage sans lait

Il est à base de trois amidons, texturant et gélifiant, fabriqué par la multinationale américaine Cargill, et remplace les protéines en diminuant fortement son prix de fabrication.
Le ACH "Lygomme optimum" a goût d’Emmenthal ou de gouda, ce qui permet de l’appeler "fromage analogue" et d’en fourguer depuis déjà plusieurs années dans les cheeseburgers, gratins dauphinois, lasagnes, pizzas, quiches, et autres plats cuisinés industriels.
Les producteurs de lait ont du souci à se faire, cette vacherie les condamne définitivement avec leur Holstein à gros pis, à moins que le consommateur se découvre quelques humeurs stomacales peccantes…


Cuisine chimique et moléculaire irradiée

Décembre 2009 : Les hommes d’affaires chefs de la planète qui ont organisé le système "toujours plus de pillage" et conduit le monde au bord du gouffre durable, ont fini de bavarder sur la sauvegarde de la tribu bourgus-néocolonialus et d’eux-mêmes.
Pendant ce temps climatologiquement risqué, et pour économiser sur les ingrédients naturels qui composent un repas sain et normal, des chefs étoilés font goûter à leurs clients les dernières trouvailles de l’industrie agroalimentaire ou plutôt agrochimique qui rêve de remplacer les aliments d’origine agricole par des produits chimiques moins chers et plus rentables (avec colorant, gélifiant, acidifiant…). Ce projet a reçu 550 863 millions € de l’Europe pour tester des produits sensés relever la gastronomie française qui, c’est bien connu, est de mauvais goût…
À cette cuisine à vomir, s’ajoute de plus en plus l’aliment moléculaire irradié.
Utilisé pour décontaminer les denrées, ralentir le mûrissement, inhiber la germination et conférer une meilleure conservation aux marchandises qui vont circuler longtemps sur la planète dans les transports de l’agrobusiness pour le plus grand bienfait des grandes surfaces. Ici, c’est le rayonnement gamma du Cobalt 60 ou de Césium 135 (et vive l’industrie nucléaire !) qui sert de technologie autorisée par l’OMS, la FAO, l’AIEA depuis 1961, mais que par pudeur on nomme "ionisation" au lieu "d’irradiation" !
Depuis, malgré des risques sanitaires graves découverts sur les animaux, les humains, les végétaux, l’ionisation se poursuit au mépris de la santé des populations en Europe et dans le monde, pour le plus grand profit des marchands mondialisés. Les discours grenelleux sur la bio, sur l’avenir de l’agriculture locale, sur les productions de proximité à développer, sur le péril alimentaire mondial, sont prononcés par nos gouvernants parallèlement à la disparition organisée des petits agriculteurs !
L’avenir alimentaire risque d’aller de pair avec le développement des "cagagne, chiasse, racabomi, prout prout" durables mais, grâce aux nanotechnologies, une puce capteur optique implantée dans le clapet du haut et dans le fondement du bas devrait permettre d’ouvrir ou de fermer les conduits au moment opportun…


Fadas d’OGM !

La majorité de la population ne veut pas des organismes génétiquement modifiés parce qu’elle estime que les apprentis sorciers et leurs chimères sont dangereux pour la santé et pour la vie.

C’est pourquoi, de par leur proximité avec l’électeur, de leur grande capacité d’écoute des gens et sans doute le souci de les représenter que le député M. REYNES et le sénateur M. GAUDIN ont voté « la liberté de produire et consommer OGM » jouant avec l’avis et la vie des citoyens, avec en prime l’abandon de l’agriculture régionale de qualité en PACA !

Même Escartefigue pouvait pourtant comprendre que respecter la bonne distance entre les plantations était impossible, car le mistral allait disperser à son gré les semences polluées aux OGM, du Lyonnais à la mer…
Mais, fan de chichourle, les deux élus ont confondu Frédéric MISTRAL de Maillane et l’autre mistral, ce cher vent local, qui ne se gêne pas pour souffler sur les campagnes et productions en disséminant partout ces nouvelles saletés industrielles.
Cerise pourrie sur le gâteau semencier, pendant que nos deux lumières locales regarderont la planète brûler et les producteurs OGM menacer AOC, produits du terroir, territoires et qualités provençales si durement et chèrement acquises, les victimes, paysans bios ou non voisins, devront prouver eux-mêmes la pollution OGM de leurs cultures (analyse, constat d’huissiers, avocat, recours juridique…, et donc à leurs frais) !

L’affaire de l’incinérateur de Fos avait déjà révélé la Haute Qualité Environnementale du sénateur, et la course législative au VACHET avait donné une idée de la vision du député sur la biodiversité dans sa propre famille politique, leur vote des OGM confirme le monde qu’il nous prépare.
Car, comme dirait César à Panisse, ceci se fait au nom de la nouvelle éthique agricole en plein développement : « Je pollue et j’em….. les autres », autorisée par la tolérance maximale envers les pollueurs/non-payeurs, par les nouveaux principes de dédain et de liberté de contamination qui ont remplacé celui de précaution, et par la Charte démagogique dite de l’environnement que l’on agite régulièrement sur les estrades pour la dépoussiérer !

Fin décembre 2010, comme par hasard et en douce, les sénateurs grenelleux UMP ont divisé par deux l’aide de 4 000 € à la conversion en culture bio (budget de 17 millions d’euros). Les 6 % des surfaces agricoles promises en 2012 sont à 2,6 % aujourd’hui et les productivistes préfèrent la filière des agrocarburants (budget de 196 millions d’euros). La FNSEA, fédération qui depuis 2007 demande des représailles aux américains contre la France pour favoriser les OGM de Monsanto (révélations 2010 de Wikileads), a un nouveau président Xavier Beulin qui cultive 450 ha de céréales en Beauce. Patron de Sofiprotéol, filière des oléagineux et du biodiesel (5,5 milliards € de chiffre d’affaires pour 2,7 millions de tonnes de biodiesel par an), secteurs tant aimés par notre député et sénateur.

Abandonnés par des élus préférant les petits godillots de Monsanto ou de Lesieur, le producteur de qualité comme le consommateur n’ont plus que le pouvoir de leur caddie en privilégiant les produits “verts” sans aucun OGM ou bio, pour protéger leur santé et préserver l’environnement, ou mieux encore, les produire dans leur jardin quand ils le peuvent !

La liste des produits verts (non bio !), mais sans OGM, peut-être consultée sur le site de Greenpeace, mais il faut demander fortement et écarter définitivement des achats tous produits qui n’indiquent pas clairement SANS O.G.M.


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