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Une norme, ça va, cinq normes, bonjour les dégâts !

Pour que les êtres humains arrivent à vivre dans un environnement où les pollutions sont nombreuses, les autorités ont mis en place des normes à ne pas dépasser pour des milliers de produits. Les polluants sont évidemment dangereux, divers et variés. Certains produits ont oublié la norme et échappent aux contrôles ou, pour d’autres, il n’existe pas de norme même s’ils polluent !

La tolérance à un seul produit peut se défendre, et son absorption accidentelle s’accepter, mais une consommation cumulée de produits, même dans les normes, perd toute efficience. La réalité est en train d’échapper aux habitants comme aux médecins et autorités : Allergies multipliées par 2 en 10 ans, idem des cancers en 25 ans, maladies orphelines et nouvelles en pleine croissance, développement mystérieux des infections nosocomiales, de la listériose, des staphylocoques dorés…
L’existence dans un tel environnement devient de plus en plus difficile, et seule une norme à zéro partout peut encore nous sauver ! Quelques exemples :

- L’air respiré ne doit pas trop contenir de dioxines par m3. Déjà, il est impossible de mesurer l’état de l’air environnant et il faut avoir bon nez pour sentir le danger. Par contre, nous faisons confiance à Atmo PACA, autorité de surveillance, pour nous informer si besoin. Laquelle nous dit qu’entre 2003 et 2006, la région Paca est championne toutes catégories en France question pollution à l’ozone en totalisant une moyenne de 54 jours d’alerte (15% de l’année où la valeur limite est dépassée !), et demande alors aux usines de réduire leurs dégagements et aux véhicules leur vitesse pour protéger la santé. Puis, on recommence en 2007 et 2008 puisqu’il y a les normes et les contrôles. En attendant, on en prend plein les poumons et chaque année un peu plus…
Or, suivant les concentrations et les temps d’exposition, les effets des dioxines sur la santé sont : une altération de la fonction respiratoire surtout chez l’enfant, une exacerbation des gènes respiratoires, des troubles de l’immunité du système respiratoire, un abaissement du seuil de déclenchement des crises chez l’asthmatique. Ils contribuent par ailleurs à la formation des pluies acides sulfuriques, interviennent dans le dépérissement forestier, la dégradation des matériaux et la formation de croûtes noires sur la pierre.
Avec de tels dégâts, à quoi peut bien servir une norme autre que zéro, sinon à protéger le pollueur ? Et, si les émissions de CO2 s’améliorent enfin en Occident, c’est surtout parce que la fabrication de nombreux produits polluants ont été externalisés en Chine ou ailleurs avec la pollution…
Pour nous distraire, on va même nous mettre en garde contre notre environnement intérieur de la maison, lui aussi fortement pollué (peintures, colles, bois, encres, appareils électriques…), par des produits normés qu’on nous a laissés acheter alors qu’on découvre maintenant qu’ils menacent notre santé et même, stupeur, celle de nos enfants en crèche… Cela peut nous faire oublier l’extérieur et bien d’autres senteurs uranifères ou l’effet de serre !
Aussi, chaque année, dès les beaux jours sans vent, la menace augmente pour tous… Et les espoirs pour en sortir sont faibles voire impossibles si cela continue, surtout si vous avez l’intention de consommer de l’omble chevalier…

- La consommation de poisson sauvage d’eau douce comme l’omble chevalier, pris au hasard à la place de la vache folle, des fruits et légumes traités ou des saumons ou truites d’élevage, peut poser problème. Il présente en effet une concentration en PCB 4 fois supérieure à la norme européenne. Comme la totalité des oiseaux du Rhône, flamants roses compris, ce poisson n’a pas lu l’arrêté préfectoral ni vu la pancarte interdisant la consommation de dioxines…
Ce que nous n’avons pas respiré en fermant les narines, nous risquons donc de l’ingurgiter à table ! Et les espoirs pour en sortir sont faibles voire impossibles si cela continue, surtout si nous avons l’intention de boire un coup…

- Le vin étant la plus saine et la plus hygiénique des boissons souvent tiré de vignes légèrement pesticidées, certains préférent se désaltérer avec de l’eau… Hélas, il faut y aller mollo, car depuis quelques années, l’eau triche ! Ou plutôt elle n’est plus ce qu’elle était : Mercure et arsenic dans les limons de Durance, Dioxines et radioactivité dans ceux du Rhône, sans parler d’autres métaux lourds qu’usines diverses et barrages sont autorisés à y déverser, à condition de respecter les normes bien sûr. Lesquels éléments normés et cumulés se retrouvant dans les sols, nappes phréatiques et robinets pour finir tôt ou tard dans nos cellules…

Les normes de potabilité sont d’ailleurs un bon rempart médiatique largement utilisé dernièrement au Tricastin où l’on découvre par hasard que les nappes irradient depuis longtemps et beaucoup plus fortement que la dose tolérable. C’était déjà le cas autour du Rhône pollué aux PCB… Nous en profitons donc à l’insu de notre plein gré jusqu’à leur découverte par surprise ! Quant aux intérimaires qui y travaillent et subissent quelques irradiations, ils ne seront plus là le mois prochain…
Car attention, il s’agit ici d’une « énergie propre », donc sans risque. On s’empresse d’affirmer que l’incident est clos, qu’il y a retour à la normale ! Et personne n’y croit, même pas les grenelleuses autorités qui virent le directeur, ferment provisoirement l’atelier en cause, lancent soudain des contrôles généralisés, révisent vite les procédures, vont indemniser les riverains, alimentent surtout la presse en propos rassurants, pour finalement annoncer un nouvel EPR et la poursuite tranquille de la nucléarisation généralisée de la contrée !
Le 12 août 2008, Didier Champion, directeur de l’environnement et de l’intervention à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) affirme « Nos experts n’assurent aujourd’hui quasiment aucune surveillance des nappes phréatiques » !
Vers chez nous, on ne mesure pas ces choses par délicatesse pour nos glorieuses industries ou pour ne pas affoler le touriste et une population qui confondent le jus d’uranium propre avec la pisse d’âne…
Lorsque l’Autorité de sûreté nucléaire précise qu’après la fuite d’uranium les mesures "semblent indiquer un retour à la normale", elle parle de la pisse d’âne, évidemment. Car la fuite de jus d’uranium propre a lui irradié proprement le secteur en surface et en sous-sol, là où les racines d’arbres plongent, où les eaux coulent dans les nappes propres en charriant les éléments radioactifs propres plus loin, là où les mesures sont rares, peut être près de chez nous, où ils vont irradier proprement pendant des centaines d’années…
Oser dire retour à la normale est simplement une énormité aussi propre que l’uranium !
Et les espoirs pour en sortir sont faibles voire impossibles car cela va continuer malgré leurs propres promesses…
Ainsi, nous allons cumuler sans le savoir des normes dont les effets de doses additionnées ne sont pas connus, et leur mélange pas étudiés. Respirer, manger ou boire, c’est vivre, mais pour des raisons incompréhensibles, certains ont décidé de laisser pourrir l’environnement et la vie grâce aux normes…

Si en plus nous allons au bain, faire du sport, travailler, discuter, danser…, nous avons toutes les chances de courir le risque d’abuser de plusieurs autres normes officielles nationales, européennes, internationales, sans oublier celles de la Charte de l’Environnement et friser l’overdose !
Toutes les normes à zéro sont donc la seule solution pour préserver la vie sur terre…
Sinon, retour au début de l’article.


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