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2 - L’île de Pâques comme modèle

Un occidental consomme 1 tonne de nourriture par an.

Elle est produite par 6 à 18 tonnes de sol qu’il faut réparer.

Il faut 1 an pour réparer 1 tonne de sol en agriculture intensive et 5 fois plus pour reproduire l’humus perdu.

Pour que l’occidental en question continue à consommer sa tonne annuelle, il faut donc 6 à 18 ans de réparation pour retrouver un sol, ou 30 à 90 ans pour reconstituer l’humus !

Chose impossible avec les méthodes actuelles, d’où le besoin d’exploiter et de détruire ailleurs au détriment d’autres contrées et populations, obligées par des mécanismes économiques pervers de produire ce qu’ils ne consomment pas.

Ce sont donc des populations que l’on affame et, à chaque seconde, 2 400 tonnes de sol de la planète qui partent dans le vent ou l’océan, aggravant le phénomène des terres improductives, y compris dans l’hexagone, et l’avancée irrémédiable des déserts, pendant que des forêts primaires sont dévastées et qu’on nous promet un gavage permanent et illimité pour soutenir un développement dit durable…

La forêt française, qui a longtemps gagné du terrain, se stabilise depuis 2006 à 15 millions d’hectares.

Les sols agricoles français ont perdu 93 000 hectares depuis 2006, au bénéfice des sols artificialisés (constructions, routes et revêtements, enherbements artificiels…) qui ont gagné 259 000 hectares, soit 86 000 hectares par an !
Les sols artificialisés gagnent 236 hectares par jour, soit la surface d’un département français moyen tous les sept ans au lieu de tous les dix ans auparavant.

La stupidité commerciale des marchés a un exemple modèle pour montrer ce qu’ils nous préparent : L’île de Pâques !


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