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Livret A : Cadeau aux pauvres banquiers

Après la suppression de la concurrence sociale de La Poste, après les centaines de milliards d’aides européennes pour combler le trou des ‘subprimes’ avec qui les spéculateurs ont fait mumuse sans compter (Crédit Agricole – 5,7 milliards €, Société Générale 4, Natixis et BNP 2, mais pas la Chaix !), les banquiers avaient bien besoin de nouveaux petits avantages pour se refaire.
D’où la proposition gouvernementale de leur offrir du livret A : 45 millions de comptes et 126 milliards €, en modifiant même quelques règles dont ne bénéficiera plus le petit épargnant sous prétexte de « loi de modernisation de l’économie ». L’Europe l’impose qu’ils disent !

Il est impossible de trouver 4 milliards pour financer les retraites, le niveau salarial comparatif préféré est plutôt le modèle indonésien, sauf pour les patrons gavaient jusqu’à 58 % (augmentation moyenne de leurs revenus 2007, "parfaitement scandaleuses" a dit le président, qui a lui augmenté sa propre indemnité de 200 %), mais quand il s’agit de combler le trou du Crédit Lyonnais (130 milliards de francs), ou de trouver de quoi venir en aide aux plus riches (paquet fiscal de 14 milliards € chaque année), tout devient possible…

Mieux, quand il faut faire profiter les amis de ce que la nation dispose, on se cache derrière une modernisation fallacieuse, voire une mondialisation prétexte, ou le subterfuge classique de la concurrence et hop, des fonds de caisses dites vides sont trouvés et livrés à la spéculation privée.

Et tant pis pour le financement du logement social qui en dépend, la pression de l’appétit bancaire est insatiable et leurs acrobaties spéculatives dans des investissements pourris, leurs pertes colossales dans des jeux d’argent insensés, leurs découverts ahurissants qui auraient mis n’importe quel client en interdit bancaire, autorisent l’État croupier non pas à les sanctionner, comme le premier voyou pour qui on met vite en place une loi répressive spécifique, mais au contraire à leur ouvrir un nouveau terrain d’aventure sous couvert de réforme…

L’image de la banque en prend un sacré coup. Après « le bon sens près de chez nous », qui occultait leur incompétence, leur démesure, leur irresponsabilité, voilà étalée au grand jour la plus banale cupidité.

Et pour savoir qui supporte les frais de ces turpitudes variées, il suffit de consulter sur son relevé bancaire le montant des frais financiers annuels.

Dans les leçons de moralisme scolaire en préparation, un chapitre pourrait être consacré au rôle exemplaire de la morale bancaire et de son éthique financière !
Exemples :
- Toutes les banques et 100 % des entreprises du CAC 40 ont des filiales dans les paradis fiscaux.
- Le livret A a permis au 1° avril des dépôts de 14 milliards € aux banques privés avec taux d’intérêt à 1,25 %.
- Les banques taxent les découverts des familles à 15 ou 17 % parce que « c’est la Crise ».
- Les banques empruntent auprès des fonds européens à 0 ou 2 % parce que « c’est la Crise »…
- La fraude fiscale et sociale des entreprises françaises est évalué entre 28 et 50 milliards d’euros.
- …
Réponse gouvernementale après le Gvain : Eric Woerth, ministre du Budget, a créé le 16 avril une Délégation nationale de lutte contre la fraude avec un objet principal : la chasse des fraudeurs aux prestations sociales (estimée à 300 millions d’euros) !


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