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Un monde sensé : Projet

Le projet de trilogie linguistique

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pour échanger et partager

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Nous vivons une époque formidable où le brame du cerf et le cri des marmottes relèvent du miracle d’une nature à préserver, mais les langues régionales ne semblent pas présenter le même intérêt…
Nous vivons dans un monde original où le vol d’un papillon à l’Est intéresse pour ses effets à l’Ouest, mais les expressions en perdition des peuplades éloignées ne passionnent plus que les chercheurs…
Nous vivons un siècle de globalisation où le chant contrarié des baleines et le bourdonnement perturbé des abeilles n’émeuvent guère plus que les patois locaux malmenés…
Que valent en effet ces exotismes non monnayables à la bourse des valeurs ?

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Pas étonnant si des hommes, animaux ou insectes sont vus plutôt comme des obstacles, parfois accusés de tares ou de malédictions s’ils ne correspondent pas aux modèles des légionnaires du veau d’or.
Pas étonnant si les relations entre les communautés se tendent sous des prétextes futiles mais mobilisateurs et que les rapports entre les langues suivent les mêmes difficultés.
Pas étonnant si l’existence et le développement des langues locales et régionales sont négligés quand elles ne permettent pas une rentabilité, un profit, un bénéfice.
Foin des cultures qu’elles représentent, de l’histoire qu’elles véhiculent, de la vie des communautés qu’elles illustrent, à une période où les moyens de communication permettraient leurs maintiens, leurs expressions et leurs croissances.
Et pourtant toutes ont joué leur rôle et ont encore une place dans notre vie et sur notre planète !

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Le Provençal, malmené depuis des siècles, semble ne plus trouver sa place dans ces relations humaines et se heurte même à l’indifférence, à l’oubli, parfois à la récupération occasionnelle, au mépris quand ce n’est pas à l’obstruction.
Il est pourtant essentiel que les populations de nos régions puissent conserver leur identité, renouer avec leur origine, découvrir la langue provençale encore parlée autour d’eux, ouvrir leur connaissance à une histoire oubliée, lire aujourd’hui ce qui n’était pas accessible ou négligé hier, participer à une culture dont le caractère folklorique ou archaïque fait parfois obstacle, s’intéresser à une autre langue que la Française, à leurs similitudes ou à leurs différences, bref s’intéresser à son existence et aussi aux lieux où elle vit.

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Internet est un des lieux qui peut exprimer cette volonté et le faire savoir. Ce site ouvre donc une rubrique nouvelle pour relever modestement un défi, à côté de tant d’autres, pour dire et prouver que le Provençal n’est pas encore une langue morte et que le « Mistral » a encore de beaux jours devant lui.
Si nous disons « Le Provençal », ce n’est pas pour l’opposer à l’Alsacien, à l’Auvergnat, au Basque, au Breton, au Catalan, au Corse, au Créole, au Dauphinois, au Flamand, au Français, au Gascon, au Languedocien, au Limousin, à l’Occitan, au Saugey, au Savoyard, et à tant d’autres, c’est parce que c’est cette musique qui berce, amuse, rythme et accompagne une partie de notre vie en ce monde, loin des querelles linguistiques et politiques.
Nous voulons lui offrir un espace ouvert parce que nous sommes de ce lieu où l’histoire l’a installée et nous souhaitons à toutes les langues, dialectes et patois, une place dans leurs régions d’origine.
Pour sortir aussi d’éternelles querelles stériles qui détournent les provençaux et tant d’autres des vrais problèmes locaux, nationaux et mondiaux.
Pour démontrer enfin que l’expression locale ou régionale n’est pas en opposition avec la langue nationale. Pour être plus clair, nous nous exprimerons aussi en Français parce que c’est la langue de notre patrie, et que ces deux musiques dialectales constituent la base de nos connaissances culturelles de départ.

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Habituellement, beaucoup de choses opposent d’abord les français entre eux, mais aussi les provençaux d’ici ou d’à côté, sans parler des habitants d’autres pays. L’histoire des langues locales et nationales, comme la concurrence économique, est une longue suite de batailles où les victoires ne sont que des défaites. Lorsqu’un pays ou une région a été pillé de ses ressources et sa population paupérisée, qui a gagné quoi ? On mesure le PIB du pilleur en oubliant celui des habitants pillés ! Dans le cas d’une langue vaincue, même calculs dérisoires, car la perte linguistique est un affaiblissement définitif de celle du vainqueur qui n’a pensé que domination, au prix de détruire une culture, une histoire, un outil relationnel, un avenir commun.

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Quand, pour exister, les défendeurs d’une langue locale (par exemple le Provençal) livrent bataille contre l’agresseur traditionnel (par exemple le Français), ils alignent des bataillons illusoires contre une trop forte puissance dans un combat perdu d’avance, surtout lorsque la querelle s’apparente à une guerre de religion ou se constitue comme un refuge d’assiégés.
Et, pour assurer leur descente aux enfers, ils contestent, critiquent, attaquent leurs alliés naturels (par exemple les autres occitans et vice-versa) sans doute pour être certains de ne pas être les seuls à disparaître…
En refusant d’accepter la victoire du Français (à tort ou à raison !), la langue locale tente de le combattre en vain dans l’espoir de vivoter dans son ombre, en attendant son hypothétique effondrement.
Cette position épuisante est intenable voire mortifère ! Que peut une tactique militaire dans ce qui relève d’une stratégie culturelle ? Les troubadours maniaient le luth, la poésie, le chant et l’ironie, pas le lance-pierres…

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Est-il possible de dialoguer entre gens du cru, avec les français d’ici et d’ailleurs ou avec les « étrangers » hors frontières ?
Oui évidemment, et cette attitude donne une nouvelle chance au Provençal et à d’autres dans son contexte français. Il ne manque alors à ce fructueux dialogue déjà bilingue que la dimension internationale qui lui permettra d’être compris et entendu au-delà des frontières factices d’un monde divisé où l’anglo-américain tente de s’imposer sans partage comme une langue qui se déclare commune.
Après le "combat d’Oc" toujours en cours, va-t-il alors falloir mener le "combat Monde" avec des méthodes similaires ou ne vaut-il pas mieux se parler pour construire un monde plus sensé ?

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Aussi, pour y concourir, nous ajoutons à ce dialogue bilingue une troisième langue mondiale « l’Espéranto », inventée il y a une centaine d’années et qui, contrairement à l’anglo-saxonne, a pour objet de faciliter la compréhension entre les Hommes, développer la Paix et l’Amitié entre les peuples.
Par l’annonce d’une naissance avec de telles perspectives et par son origine consensuelle, cette langue ne peut s’imposer par la guerre et constitue en plus un organe de préservation de langues locales dont elle s’est beaucoup inspirée par respect et nécessité naturels.
Donner une aura nationale et internationale à une langue locale tout en les valorisant, retrouver et conserver du Provençal dans une langue mondiale, mais aussi d’autres langues locales, illustrent une capacité ignorée de cet outil de dialogue donné à tous et partagé gracieusement.
Il donne surtout sens à l’ensemble linguistique auquel tout humain peut accéder en disposant de trois langues : celle de sa région d’origine (ici le Provençal), celle de sa nation (ici le Français) et de l’Espéranto comme langue internationale.
Chacun a bien sûr le choix d’apprendre et parler autant d’autres langues qu’il le souhaite, plus il y a de musique dialectale, plus la connaissance s’élargit, plus le monde culturel est riche.

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Ce faisant, le Français, le Provençal et l’Espéranto peuvent alors dialoguer entre eux en permanence avec comme perspective utopiste ce projet en trois langues dénommé :

- UN MONDE SENSÉ - UN MOUNDE SENA - SENCA MONDO -

qu’une équipe de bénévoles a décidé de mettre en route et auquel vous êtes invités à participer.

Les premiers signataires : Du Tilleul, De La Roubine, Guilhem De Prillac, Le Gus.


Modalités pratiques :

Un drapeau au dessus du titre indique la langue de l’article.

Chaque paragraphe du texte est numéroté.

Chaque numéro est suivi de deux drapeaux cliquables pour accéder au même paragraphe dans la langue choisie.

Pour nous écrire dans l’une ou l’autre langue >>> Contact


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