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Débroussaillage en forêt

Le débroussaillage est un problème parmi d’autres

Suite aux différentes vagues d’incendies de 2010, provoquées par l’homme, il a semblé pertinent de pratiquer le débroussaillage des bords de routes, d’aménager des accés pour permettre aux véhicules de secours de pénétrer la forêt.

Pour quel résultat ?
Le débroussaillage en lui-même ne peut être suivi et régulier sur l’ensemble des forêts méditerranéennes concernées.
Quels végétaux repoussent après le passage des débroussailleuses ?
La vigoureuse vélocité des chênes kermès a raison de la sage lenteur du laurier-tin, de la délicatesse du cyste, de la modestie du romarin, du thym, de l’aspic, etc.
Nous assistons donc à un appauvrissement rapide du milieu.

La faible couche de terre arable des collines, ne résiste pas aux ruissellement de nos orages, la disparition de la diversité des végétaux s’accélère. Elle n’apporte plus la régénération dont le milieu a besoin.
Dans la nature, chaque famille de plantes est associée à des bactéries, des champignons microscopiques qui leur permettent de vivre. Le système digestif des racines fonctionnent comme le nôtre : Bactéries et champignons occupent le milieu, et ils sont indispensables pour assimiler les nutriments.
L’équilibre entre les différentes familles de plantes, la richesse et la diversité de la vie du sol qui les porte, sont les garants de leur maintien dans le biotope qui les accueille, comme dans notre corps.
À leur tour les insectes, les oiseaux, les mammifères, qui ont besoin de cette biodiversité parce qu’elle assure l’étalement des floraisons, des fructifications, garantes de leur survie s’y installent.

Aujourd’hui, le débroussaillement systématique en est arrivé à un point tel que les apiculteurs des BDR ne peuvent plus hiverner leurs ruches dans nos collines.
Est en cause la disparition dramatique des laurier-tins, cystes, romarins, thyms, aspics, et autres végétaux à fleurs de nos collines comme des insectes, animaux et oiseaux. Surtout quand ces opérations ont lieu alors que la période de nidification des oiseaux a déjà commencé : Chouette Hulotte, fauvette à tête noire, mésanges (charbonnière et bleue), rouge gorge, troglodyte mignon..., et des petits mammifères, tous protégés. La destruction de leur habitat et des nids est très explicitement interdite par la loi et puni de 15.000 € d’amende et 1 an de prison. Que fait l’administration, qui en est garante ?
À ce jour les choix des débroussaillages sont associés aux tâches sombres sur les photos aériennes de nos collines. Ils correspondent aux gaudres qui servent à l’évacuation des eaux de pluies. Leur milieu étant plus humide, la végétation y est plus dense. Elle retient l’eau, assure un écoulement moins violent.
C’est ce type de milieu qui est choisi pour la reproduction de la faune de nos collines. Leurs déjections amènent les graines qui enrichissent le milieu.
Les chênes kermès ne leur apportent rien. La vie fuit nos forêts.

Le travail de l’ONF ne consiste pas à raser les milieux les plus riches mais se contente de gérer quelques grumes, sans se soucier de la santé du milieu.
La végétation diversifiée repousse après un incendie, seuls les chênes kermès résistent aux débroussaillages.
Si l’homme est un danger pour la forêt, c’est l’homme qu’il faut gérer en priorité : les promenades sauvages en moto, rallyes et autres fumeurs, campeurs amateurs de grillades etc, doivent être vraiment surveillés, par des opérations conjointement menées. Il serait opportun de mettre en place des stages pour les décisionnaires : ONF, pompiers, chasseurs, pour une meilleure compréhension de cet écosystème.

Notre forêt se meurt. Il est grand temps de prendre en compte sa vie, pour sa SURVIE.
La présidente du DDARD : Jane Lambert.
Le 15 mars 2011.


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