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3) Le fossé du Colombier

À l’angle Nord-Ouest du mas Ferrier, débute le Colombier qui se dirige vers l’Est au bord du chemin dit du Grès au Colombier.

Simple fossé de deux mètres de large sur un mètre de profondeur, il a été conçu pour recevoir à son tour les ruissellements des terres qu’il traverse et de quelques fossés perpendiculaires et amener les eaux jusqu’au fameux pont romain situé plus bas sous le chemin reliant la Montagnette à l’Étang par la Croix de Chaulet. Son dénivellé est de 11 m sur une pente douce de 500 mètres environ.

Or, ce fossé a sans doute un jour été nettoyé, mais sous Ichartel, à part l’apareuse qui désherbe les bords du chemin, il n’a jamais vu un outil pour le débarrasser de tout ce qui l’encombre, le bouche, l’asphyxie. Le cabinet Ipseau l’a bien tracé sur la carte, mais son état, son fonctionnement, son amélioration ne devaient pas faire partie du plan préalable puisque la mairie demandait dans l’intitulé de l’étude : « Contre les inondations du Colombier » ! Orienté dès le départ, on ne pouvait donc s’attendre à autre chose, malgré le prix demandé !

Apparemment, la mairie semble même ignorer le fonctionnement d’un fossé qu’elle accuse d’inonder le village, comme si elle avait décidé des aménagements à Terrefort ou ailleurs sous des prétextes farfelus et sans se préoccuper de l’existant.
Il suffirait pourtant de pas grand chose pour améliorer son fonctionnement dans cette première partie du parcours : le nettoyer d’abord convenablement et lui faire remplir son rôle de rétention d’un important volume d’eau pendant un certain temps suffisant pour ne pas aggraver la situation hydraulique du village en cas de précipitations. Au lieu de cela, il est rempli de sables, graviers, végétaux, comblé sur 95 % de son trajet et abandonné à son sort.

Le curage de fossés faisait partie du programme municipal, on voit ici comment il est appliqué ! À moins que les troupeaux de chèvres et moutons soient aussi chargés de nettoyer les fossés…
Prétendre résoudre les risques d’inondation suppose au moins d’être sérieux, car projeter des bassins de rétention en plaine alors qu’on oublie celui existant qui ne demande qu’à être réactivé sur les hauteurs et qui ne coûte rien est pour le moins curieux…

Toutes les prévisions météorologiques annoncent la raréfaction de l’eau. Combien faudra-t-il de générations pour prendre conscience que la meilleure solution est de la garder au plus près des zones de précipitations : Le plus haut possible car il n’est pas pertinent de chercher à écouler l’eau par tous les moyens. Sauf bien sûr à vouloir urbaniser la Montagnette, en douce !
L’avantage de la présence et du bon fonctionnement de cette première tranche du Colombier est non seulement de retenir le plus d’eau possible, mais aussi d’offrir aux animaux, insectes, oiseaux, plantes, etc, un lieu humide en zone sèche, qui s’organise naturellement tout seul et permet d’entretenir une vie biologique importante sur le massif.

Même la commission municipale de la Chasse, déjà bien silencieuse devant les dégradations de débroussaillage ONF, propose aux chasseurs d’installer et d’entretenir des abreuvoirs en Montagnette. Quelques aménagements autour des « patrouilleurs » sur cette partie du Colombier, entre deux repas ou après une chasse aux gras faisans seraient plus efficaces et constitueraient au moins un peu de considération pour des ouvrages à portée de fusils ! Même les randonneurs ou autres utilisateurs de la forêt pourraient s’y associer : curer, enlever, poser bâtardeaux réguliers créant mares autoalimentées, voilà une action cynégétique qui donnerait aux bons chasseurs ce caractère environnemental si recherché et revendiqué.
Au lieu de cela, le cabinet propose de dévier l’eau vers l’Étang pour diminuer l’eau vers Terrefort, ignorant les raisons pour lesquelles les Romains ont fait le contraire, oubliant le fonctionnement original du Colombier, et oubliant en plus que l’Étang s’écoule en sous-sol aussi vers Terrefort !
Triple stupidité, sauf à vouloir nier la réalité pour en imposer une autre !

Voir la suite « 4) Le pont, mur et chenal antiques »


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