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Secousses de la terre

Le dragon terrestre se manifeste parfois par un séisme

Attention aux signes avant-coureurs d’une secousse plus importante :
- Baisse du niveau d’eau dans certains puits et petites bulles apparaissant en surface.
- Étranges comportements chez certains animaux domestiques : chiens qui hurlent ou se mettent à l’abri, chats - chevaux - poissons agités...
- Odeur de soufre, émanant du réajustement d’anciennes failles très profondes, qui remonte jusqu’à la surface par de nombreuses petites fissures. Quelques mois avant la secousse de Fournès (Est-Remoulins) en février 1986 (magnitude 3,6), des signaux identiques avaient été observés.

Ceux qui ont ressenti les secousses peuvent le signaler auprès du BCSF "rubrique : Témoigner sur un séisme".

Sur l’échelle de sismicité de 0 à III, Barbentane est classée en zone I a : sismicité très faible mais non négligeable. Chaque année, la région d’Avignon est agitée par près de 150 mini-séismes, inférieurs à la magnitude 2. Habituellement, cette activité sismique provoque surtout de grandes frayeurs pour notre cité et pour plusieurs raisons :
- Le sol d’alluvions de la plaine amplifie les ondes sismiques qui peuvent, en arrivant à la surface, provoquer un phénomène de liquéfaction (enlisement et donc effondrement de chaussées ou d’habitations secouées comme un tapis), alors que les collines ou montagnes atténuent les ondes sismiques qui les traversent. A chaque fois qu’un bruit sourd (détonation sourde) est entendu, il ne peut s’agir que d’un événement proche et très superficiel, c’est-à-dire moins de 5 km de profondeur.
- Et l’épicentre des séismes a toujours été éloigné du territoire communal.

Située sur la faille dite de Tarascon, l’histoire des tremblements de terre de notre région, possède quelques références puisque chaque siècle ou presque, le sol bouge.

L’échelle dite de Richter mesure la magnitude ou l’énergie libérée par la cassure avec un numéro de 0 à 9.

L’échelle MSK, qui comporte 12 degrés, mesure l’intensité du séisme et l’importance des destructions d’édifices, des modifications de l’environnement et des réactions humaines, significatifs de la force de la secousse sismique.

Ainsi :
- En 1517, les villes d’Arles et St-Rémy de Provence subissent des dommages lors d’un séisme d’intensité MSK de 7 sur la faille de la petite Crau entre Noves et Eyragues.
- Dimanche 20 juillet et mardi 2 septembre 1738 épicentre vers Carpentras, intensité 6.
- Jeudi 21 décembre 1769 épicentre vers Bédarrides, intensité 7.
- Mercredi 2 septembre 1840, intensité 6 à Roquemaure (Gard), ressenti jusqu’à Avignon, Cavaillon (intensité 4,5), Barbentane (intensité de 4), ainsi que Chateaurenard et Monteux. Quelques dégâts.
- Mardi 8 décembre 1863, épicentre à l’Isle-sur-Sorgue (intensité de 6).
- 1867, épicentre centre-ville d’Avignon (intensité de 6,5).
- Lundi 14 novembre 1887 à 9 h15, épicentre à Cavaillon (intensité de 6,5).
- Séisme de Lambesc le vendredi 11 juin 1909 à 21 h 15 avec magnitude de 6,3 et intensité MSK de 9, alors que les séismes répertoriés depuis dix siècles dans ce couloir n’ont pas dépassé l’intensité 8 celui-ci a provoqué d’importants dégâts, 300 blessés et 46 morts.
- Mercredi 24 septembre 1924, épicentre à Caderousse, après un choc précurseur d’intensité 5,5, secousse plus violente d’intensité 6,5 dans la vallée du Rhône, Ouest du Vaucluse et nord Bouches du Rhône. Dommages significatifs autour de la zone épicentrale (1 mort et une dizaine de blessés).
- Dimanche 9 janvier 1927, épicentre entre Montfrin et Aramon (sur la faille de Courthézon) à l’Est de Nîmes avec intensité de 6. Quelques dommages et grosse frayeur.
- Mercredi 27 mars 1935 à 13h30, épicentre à Saumane-de-Vaucluse et magnitude 4,5.
- Lundi 30 septembre 1946, épicentre à Montfrin et intensité 6,5.
- Samedi 9 décembre 1972 à 5 h 36, épicentre à Monteux et magnitude de 4.
- Mardi 25 février 1986 à 17 h 10, épicentre sous Rochefort du Gard (Intensité 5).
- Lundi 9 février 1998, à 15 h 26 heure locale, magnitude 3,4 avec épicentre autour de Morières-les-Avignon à 10 km de profondeur. Ressenti à Avignon,Vedène, Le Pontet, Orange, Bédarrides et Suze-la-Rousse.
- Dimanche 6 avril 2003 épicentre vers Avignon magnitude 3,1 à une profondeur de 10 km.
- En juin 2006, le dragon terrestre est en crise importante. Voir article ci-contre juin 2006 le réveil du dragon

(Remerciements à M. Julien LACHEVRE pour les précisions apportées sur ces séismes. Voir son site : La Terre en Colère).

Sur l’échelle de sismicité de 0 à III, Barbentane est classée en zone I a : sismicité très faible mais non négligeable. Chaque année, la région d’Avignon est agitée par près de 150 mini-séismes, inférieurs à la magnitude 2. Habituellement, cette activité sismique provoque surtout de grandes frayeurs pour notre cité et pour plusieurs raisons :
- Le sol d’alluvions de la plaine amplifie les ondes sismiques qui peuvent, en arrivant à la surface, provoquer un phénomène de liquéfaction (enlisement et donc effondrement de chaussée ou d’habitations), alors que les collines ou montagnes atténuent les ondes sismiques qui les traversent. A chaque fois qu’un bruit sourd (détonation sourde) est entendu, il ne peut s’agir que d’un événement proche et très superficiel, c’est-à-dire moins de 5 km de profondeur.
- Et l’épicentre des séismes a toujours été éloigné du territoire communal.

Harnachement amoureux des plaques tectoniques

Pourtant, l’histoire des secousses sismiques racontent les mouvements de la terre depuis ses origines : l’Amérique était reliée au continent européen il y a fort longtemps.

Le mécanisme est connu dans ses grandes lignes : la plaque africaine migre depuis 80 millions d’années vers le Nord et, au contact heurté de la plaque européenne qu’elle soulève, a donné naissance, d’abord à la chaîne des Pyrénées, puis à celle des Alpes, du Jura et d’autres montagnes bordières de la Méditerranée.

Son déplacement de 1 cm par an environ, un mètre par siècle, crée des contraintes fantastiques sur les failles sud-européennes et, pour la Provence en première ligne, à des séismes constants et bien répartis.

Un autre mouvement s’y superpose avec la migration de l’Arabie vers le Nord, à raison de 6 mm par an, 60 cm par siècle, qui expulse la Turquie vers l’Ouest.

La croûte terrestre est divisée en une série de grandes plaques tectoniques qui bougent les unes par rapport aux autres. Lorsque deux d’entre elles se rencontrent, il arrive que l’une passe sous l’autre (mécanisme de subduction) et finisse par entrer dans les profondeurs de la Terre.

Les manifestations visibles de cette dynamique sont une activité sismique intense et des éruptions volcaniques importantes. Ces séismes et ces volcans dits de subduction se retrouvent autour du Pacifique, des Antilles, en Indonésie et en Italie. Ce phénomène est à l’origine des très grands séismes historiques les plus puissants (magnitude supérieure à 8,5) de ces cent dernières années : Equateur (1906), Chili (1922 et 1960), mer de Banda (1938), Tibet (1950), Kamtchatka (1952), îles de l’Alaska (1957 et 1995), îles Kouriles (1963), Alaska (1964), Sumatra (2004 et 2005). Rien de tel dans notre région.

Vibrations émanant de l’écorce terrestre

L’occurrence d’un tremblement de terre en Provence n’est donc pas due au hasard, dès lors que cette région est prise en tenailles depuis l’ère secondaire entre deux masses énormes en mouvement, venant à la fois de l’Est et du Sud sur 6000 km de long et 400 km de large.

La puissance de ces plaques en mouvement est telle, que leur déplacement pulvérise des couches de rochers sur des centaines de mètres, soulève des montagnes à plusieurs kilomètres de hauteur, fait ressurgir des volcans engloutis, ou disparaître des îles mal placées.

Le broyage ou la striation (rayure) des roches provoqué par ce frottement en profondeur s’accompagne de vibrations du sol, signes d’une intense activité de l’écorce terrestre.

L’effondrement d’une plaque sur l’autre effondre une région, ou une mer avec les phénomènes de Tsunami comme récemment en Asie.

Des failles majeures ou secondaires

Ce déplacement des continents se poursuit régulièrement et notre région Sud-Est est traversée par quatre lignes parallèles Nord-Sud de failles majeures actives :
- celle qui descend des Alpes - Gap - Cadarache - Aix - vers Marseille,
- celle passant par Grenoble - Die - Valréas/Nyons - traversant le Rhône entre Orange/Avignon puis se partage en deux - l’une vers Remoulins et la mer - l’autre vers Nîmes/Montpellier,
- celle enfin des Cévennes venant de Scandinavie - Valence - Alès - vers Perpignan et les Pyrénées.

Ces failles ne sont pas des lignes droites, ni seules, elles sont au contraire multiples, parallèles ou non, continues ou non, se rejoignent parfois, se divisent ou se coupent. D’autres dites inverses, les plus dangereuses, sont orientées Est-Ouest.

La faille majeure la plus proche du village est celle dite de Tarascon, parallèle au Rhône côté est. Dix autres failles adjacentes, riveraines traversent la montagnette en plusieurs lieux, souvent réceptacles naturels des eaux de surface et lonnes souterraines. La plus importante part du Mas Ferrier vers le Nord jusqu’à l’est du lotissement Loriol Mouroumièu.

Séismes imprévisibles mais sûrs

Cette discontinuité majeure de l’écorce terrestre est naturelle, elle a été, est et sera le siège de déplacements constants (10 cm par siècle), ponctués de chocs sismiques majeurs dégageant une énergie considérable, dont les conséquences sont imprévisibles.

La solidité des immeubles et des ouvrages, leur installation en sécurité, la préparation psychologique des habitants, peuvent limiter les effets néfastes des mouvements sismiques.

Mais les risques de pollutions industrielles d’usines proches (Marcoule, Sanofi, Cadarache...), les gros équipements sur les fleuves (barrages...) sont sources d’une inquiétude grandissante et justifiée malgré ou à cause de l’assurance des responsables pour qui « tout a été prévu, bien entendu ».

L’Andrartifice

Ils sont tellement sûs d’eux, que l’ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) propose sans rire d’enfouir à 500 m de profondeur les milliers de tonnes de déchets de plutonium, produits par les centrales nucléaires et activités militaires.

Entreposés là pendant plusieurs siècles, les risques encourus par la dégradation des bidons ou un rayonnement actif pendant des milliers d’années (le plutonium met 24 000 ans pour perdre la moitié de son activité et la cité nouvelle de Pripiat, aujourd’hui devenu cité fantôme à 3 km de Tchernobyl, dont les 50 000 habitants ont été évacués quelques heures après l’explosion d’avril 1986 vont devoir attendre l’année 25 987 pour y revenir !), l’obligation d’une surveillance permanente, le coût exorbitant de l’enfouissement devraient faire réfléchir deux fois, ceux qui vont oser réaliser un tel acte.

Il est évident que dans le coût du kw/h nucléaire les frais de ce stockage millénaire ne sont pas intégrés, pas plus que le démontage des centrales en fin de vie, pas plus que celui des soins de santé des victimes de radiation actuelles ou à venir. Grâce à cet artifice tactique, le prix du nucléaire est attractif et son image est maladroitement escamotée derrière son effet réduit sur l’effet de serre. Quand à l’indépendance énergétique de la France, elle dépend totalement des fournisseurs étrangers d’uranium !

Pauvres techniciens chargés de faire avaler de telles couleuvres...

Quand le sol va bouger, il vaut mieux qu’il ne trouve pas de bidon, sinon les responsables, qui en général ne logent pas avec leur famille sur le site, auront leurs noms inscrits sur le monument des bargeots pour l’éternité.


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