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2) Le Puits dit de la Ville

Ce haut lieu symbolique situé plus haut que l’Étang au quartier des Bouisses, au bord de la route de Frigolet n’est plus guère utilisé de nos jours. Il est pourtant le point de départ, la source repérable du Colombier.
Il était un endroit très fréquenté dans l’antiquité, comme précisé au chapitre précédent, mais aussi aux époques suivantes et encore récentes par les bergers et leurs troupeaux de moutons qui y trouvaient ombres et surtout de l’eau tirée du puits construit pour cet usage. Ainsi que par les agriculteurs travaillant sur le massif qui venaient étancher la soif de leurs chevaux, les chasseurs de leurs chiens, sans parler des promeneurs villageois qui en charrette les jours de fête, allaient et venaient à Frigolet ou en Montagnette en famille et s’arrêtaient en ce lieu reposant.

Recouvert d’un couvercle en fer sur sa margelle circulaire, avec ses deux piliers toujours présents qui portaient la poulie, à proximité de l’oratoire construit en 1648 qui devait le protéger, il n’est plus qu’un témoin du passé. Nettoyé autrefois régulièrement, il est aujourd’hui obstrué de végétaux, sables, pierres tombés ou jetés dedans et ne figure plus que comme souvenir d’une époque révolue, abandonné par la Ville.
Le Puits de la Ville est creusé dans le rocher sur une profonde nappe d’eau mais bâti en pierres à une époque qui, comme celui du Mas de Madame, semble dater d’avant le premier millénaire avec les tribus ligures qui l’ont implanté là, et qui savaient sans doute aussi que ce lieu était et est toujours situé sur le point de départ d’une des plus grosses failles sismiques Sud-Nord en Montagnette (des Bouisses aux Cadeneaux) où les eaux pénètrent après les pluies.
La plateforme rocheuse sur lequel il est situé a toujours favorisé son accès pour tous les utilisateurs, car pas de bourbier humide alentour.

Il est donc surtout un réceptacle des résurgences et ruissellements des pentes environnantes. Sa situation au centre d’un très grand cirque constitué des massifs des Bouisses à l’Ouest, des Bois de Barbentane au Sud, au bas de la pente naturelle où le rocher affleure, favorise l’apport hydraulique.
Il reçoit les eaux d’écoulement qui le remplissent puis débordent, le surplus s’écoulait et s’écoule toujours immédiatement vers le bas dans un ruisseau creusé au départ et calé contre le rocher affleurant.

Puis, il rejoint les autres ruissellements dans leur descente par les chemins et fossés, parcourant 800 m environ avant d’atteindre plus bas l’Étang.

Détourner une partie des ruissellements et la canaliser permettaient aux Romains de diminuer la pression sur l’Étang et sur le chemin de Calamagne, aujourd’hui appelé route de Frigolet.

C’est pourquoi, à 120 m en contrebas du Puits de la Ville, un fossé peu profond a été ouvert vers l’Est. C’est lui qui constitue le début et donc la source du fameux « ruisseau » du Colombier.

Voir la suite « 3) Le fossé du Colombier »


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