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6 - Suite avant travaux

JUILLET À SEPTEMBRE 2009

Septembre 2009 : le niveau monte !
Celui des factures du projet scolaire entièrement revues et corrigées pour s’adapter à la nouvelle situation parcellaire exigée par l’Architecte des bâtiments de France et au temps qui passe. Le conseil d’août a voté le nouvel appel d’offres pour la construction du groupe scolaire et le montant s’est encore accru de 25 % à 4 594 897 € HT au lieu des 20 % prévus en juin ! Et on ne parle pas des aménagements routiers, des réseaux…
Depuis 2005, date du premier chiffrage, le devis a augmenté de 83 % !


AVRIL À JUIN 2009

22 juin 2009 : Nouvel échec du maire juste avant la St-Jean.
Faisant suite à l’appel de la commune contre le précédent jugement de 2008 annulant le projet scolaire en Montagnette, la cour d’appel administrative vient à nouveau de contrarier la procédure municipale en confirmant le dit jugement dans la forme et en condamnant la commune de Barbentane à payer 2 000 € de dédommagements à l’ADER pour ses frais de procédure. Est attendu à présent le jugement sur le fond.

9 juin 2009 : Avis d’appel public à la concurrence pour le marché groupe scolaire estimé à 3 900 000 € HT soit une augmentation de 20% en six mois !


JANVIER À MARS 2009

Une école grand luxe et déjà obsolète !
Retour à la réalité pour les élus : L’architecte ayant obtenu le marché scolaire en 2007 augmente ses honoraires de 89 354 € HT soit plus 26 % pour atteindre 427 769 € HT.
Car le projet estimatif global du groupe scolaire a grimpé, lui aussi, pour l’instant, à 3 252 998 € HT.
C’est donc une école de grand luxe qui est prévue, dans la pinède que l’on promet de protéger (!), pour un projet déjà obsolète par son insuffisance en nombre de classes…


DECEMBRE 2008

Le Tribunal Administratif a rendu son double verdict sur le recours de l’ADER contre le permis de construire du Maire signé en septembre 2008 et contre le déboisement du lieu du projet scolaire, déposés en octobre 2008 : L’ADER est déboutée dans ses deux recours (jugement sur la forme seulement) aux motifs qu’il n’y avait pas urgence et condamnée à payer 2 000 € à la Commune.

OCTOBRE 2008

L’ADER introduit un nouveau recours en référé devant le Tribunal Administratif contre le défrichement d’un bois de collectivité envisagé par la municipalité sur le lieu du projet scolaire, et autorisé par arrêté du Préfet le 22 août 2008.

SEPTEMBRE 2008

Alors que l’appel judiciaire municipal contre la décision du Tribunal Administratif d’octobre 2007, annulant les délibérations de 2003 et 2005, n’est pas encore passé en jugement, le conseil municipal de septembre doit faire face au nouveau recours de l’Association pour la Défense de l’Environnement Rural (ADER) déposé au T.A. de Marseille en juillet contre les décisions municipales du 21 mai implantant l’école à nouveau sur la Montagnette.
Nouvelle rentrée des classes compliquée avec 162 élèves, chiffre qui évolue peu depuis trois ans, mais dans un contexte d’attente et d’improvisation. Attente de nouveaux locaux qu’on promet depuis 10 ans… Improvisation dans l’organisation de la cantine, auparavant en partenariat avec l’Ecole Notre-Dame, et qui lors de cette rentrée a réintégré l’Ecole Laïque en trois services…
Le 18, le Maire délivre le permis de construire demandé en juillet 2007, et modifié en mai 2008.

AOUT 2008

Autorisation préfectorale de défricher le lieu d’inplantation de la future école. Opération affichée autour du secteur de la Côte.

JUILLET 2008

Recours judiciaire de l’ADER (qui a pris la suite de « Vivre Barbentane ») au Tribunal administratif de Marseille contestant les décisions municipales du 21 mai implantant l’école à nouveau sur la Montagnette.

MAI 2008

Après la réponse positive du Préfet en date du 2 mai, le Conseil municipal du 21 a repris la démarche administrative « oubliée » en 2003 et 2005 sur le projet du groupe scolaire en Montagnette.
Outre un nouveau vote des décisions identiques prises à l’époque, plusieurs éléments du dossier ont changé :
- D’abord l’Architecte des Bâtiments de France a modifié en février 2008 l’emplacement du projet en déplaçant la construction plus au Sud du terrain (derrière le réservoir d’eau de la Ville), et donc le parking voitures qui ne devra pas être sur la pinède et visible de la tour. Tous les plans et les devis sont à refaire, mais le recours au Tribunal administratif n’y est pour rien comme aimerait bien le laisser croire M. le Maire. N’ayant pas respecté les lois sur la protection du Patrimoine, le projet municipal subit un nouveau revers qu’on n’ose pas avouer…
- Ensuite, aucune réponse n’a été apportée sur les effets les plus négatifs du projet, soulignés par les quatre élus d’opposition (Mouret Béatrice, Galas Lise, Granier André, Vernet Pierre) :
* Un choix erroné d’un site sous la Tour, monument classé et emblématique de Barbentane, en limite de l’espace protégé de la Montagnette,
* Des risques inhérents à l’insuffisance des voies d’accès pour absorber le surplus de trafic généré sur tout le trajet,
* Des risques, pollutions et gênes engendrés pour les riverains des quartiers Fontaine et Rampale.
- Enfin, les mêmes élus se sont étonnés que le montant des travaux prévus pour 2.516.710 € HT en 2005 (avant le dépôt du permis auprès des Bâtiments de France) ait déjà subi une augmentation de 29 % en 2007 (3.252.998 €) avant l’obligation de changer maintenant le projet de place et les coûts avec.
Pourtant M. le Maire insiste : « Ce n’est pas ma faute, ce sont les autres ! », alors qu’il a fait voter à son conseil au budget 2008 un montant de 5.000.000 € TTC pour le projet définitif.
Et les élus majoritaires ont voté sans sourciller une augmentation de 66% par rapport au montant initial !

MARS 2008

9 mars : La réélection du maire sortant confirme qu’une majorité de barbentanais soutient maintenant le projet du groupe scolaire en Montagnette.
Il ne reste donc plus qu’à attendre : La décision du tribunal administratif suite à l’appel municipal contre le jugement d’octobre annulant la procédure, la réponse positive du Préfet à la DUP annoncée tout au long de la campagne, et le réglement des petits problèmes techniques, économiques, financiers, juridiques, environnementaux, matériels et symboliques à venir.
Le projet a encore six ans pour aboutir.
Le coût de construction augmente.
Prévu au stade de l’avant-projet pour un montant HT de 2 273 500 €, il devient 3 252 998 € au stade du projet définitif soit 979 498 € d’augmentation ou 43 % de plus. C’est du sérieux les études municipales…

FÉVRIER 2008

Le DDARD communique.
Des élues de la majorité municipale racontent que « des enfants ont signé la pétition contre le projet scolaire en Montagnette ».
Cette information malveillante est erronée car tous les pétitionnaires sont majeurs et résidant à Barbentane.
La liste des signataires est à la disposition de toute personne intéressée pour consultation auprès de l’Association.
M. MATOSSY, Président de l’Association « Mieux Vivre à Barbentane » répond à sa mise en cause dans le dossier du groupe scolaire.

JANVIER 2008

La majorité communale se lâche.
La mobilisation vient de s’exprimer sur le bulletin municipal de janvier sous plusieurs formes :
- L’étonnement des élus minoritaires sous la plume de M. DAUDET qui depuis sept ans voient défiler dossiers, devis, études, et décisions contradictoires pour une école qui était prête en 2001.
- L’appel renouvelé de Mme LAMBERT pour la recherche d’une autre solution que sur la Montagnette.
- Le « cri du cœur » de l’APE des écoles confirmant le choix sur la Montagnette et l’urgence de la situation.
- Une « volée de bois vert » de « la majorité communale » à l’encontre des opposants, avec emploi de mots qui ne font pas dans la dentelle, le tout ayant pour objet d’expliquer :
* que la lenteur de la municipalité est due à des élus inconséquents et non à l’incapacité des concepteurs,
* que le projet est tellement bien avancé et performant qu’il sera réalisé de toute façon,
* que tout changement va éloigner une ouverture toujours retardée,
* qu’il est acquis que la Montagnette sera sacrifiée puisque même l’architecte des bâtiments de France joue le jeu,
* que la décision du Tribunal n’est qu’une péripétie procédurale sans conséquences.
La phrase la plus pathétique est « Les Barbentanais nous ont confié une mission que nous accomplirons jusqu’au bout ». Les élus « missionnaires » semblent oublier qu’ils ne sont pas en brousse mais en Montagnette !


NOVEMBRE 2007

Branlebas de combat.
La décision du tribunal administratif de Marseille, annulant la procédure du projet scolaire, provoque une vive inquiétude à quelques mois des élections municipales.
M. le Maire qui a prématurément déjà promis une pose de la première pierre pour septembre 2007, puis l’ouverture en 2009, est très contrarié. Il tente alors de vérifier en haut lieu si le soutien administratif nécessaire lui sera accordé, consulte pour savoir s’il faut poursuivre, arrêter, changer, et mobilise enseignants, parents et élus pour renforcer la pression en sa faveur.
Côté haut lieu, aucun problème, tout baigne, l’administration et les plus hautes autorités de la Canebière ont promis une aide unanime, efficace, rapide… Il suffit d’attendre un peu et d’y croire.
Côté scolaire, une réunion de crise a été organisée le 22 novembre par enseignants et parents pour rappeler les évidentes difficultés du fonctionnement des écoles, mais aussi que ce site paradisiaque sur la Montagnette leur convient parfaitement. Pour répondre au soutien demandé par la municipalité, ils relancent donc la pétition en faveur du projet en espérant qu’elle suffira pour faire pencher la balance dans l’autre sens.
Côté juridique, il est décidé de faire comme si de rien n’était, de faire appel de la décision du tribunal et de laisser entendre que tout cela ne change rien au projet… Plus fort que la Justice !
Côté élus, le découragement gagne car les erreurs initiales s’ajoutent malencontreusement à un mécontentement durable de la population contre le lieu du projet. Il faut donc "cogner" contre toute opposition.

OCTOBRE 2007

Après sept années d’incohérence, le projet vient de subir un rude échec.
Le tribunal administratif de Marseille, saisi par l’Association « Vivre à Barbentane » le 22 septembre 2003 qui demandait l’annulation de la délibération du conseil municipal de Barbentane du 23 juillet 2003 pour violation des lois, vient de décider en date du 16 octobre 2007 que :
- La décision du conseil municipal décidant de la création et de l’implantation des écoles est annulée pour non-respect du code général des collectivités territoriales (article L.2121-30).
Les délibérations du dit-conseil, comme de celui du 8 juin 2005 autorisant le maire à organiser une procédure (dès lors irrégulière) de concours de maîtrise d’oeuvre, à déposer le permis de construire (fait en juillet 2007 !), à recourir à l’emprunt pour financer les travaux, à solliciter des subventions, et à fixer le montant de l’indemnisation des membres du jury… sont toutes annulées.
- La commune de Barbentane versera à l’association « Vivre à Barbentane » la somme de 500 €.

Conclusion :
Tout est à refaire après sept années de tergiversations, d’incohérences administratives, d’entêtements irraisonnés, de surdité vis-à-vis des citoyens, d’annonces fallacieuses, de dépenses en nombreux cabinets d’études et architectes dont le coût a déjà fortement grevé le budget communal…
Un considérable gâchis par des élus qui ont prétendu travailler pour l’avenir des enfants, lesquels vont pourtant devoir attendre encore longtemps.
Par contre, on entend déjà les gémissements du maire et des adjoints contre ces citoyens qui, à l’image de la démocratie helvétique que M. le maire comparait récemment à sa façon de faire, s’opposent à une pratique médiévale de décision autoritaire et méprisante. Il ne faut pas mettre des bâtons dans les roues de l’élu souverain, sinon il doit tenir compte des électeurs… Impensable au XXIe siècle !
Ainsi s’achève provisoirement une lamentable histoire locale dans laquelle une équipe municipale, qui a caché dans son programme le lieu de construction de cette école pour pouvoir être élue, a fait perdre sept années à une réalisation contestée, contestable et pourtant indispensable.
La question : « Où réaliser cette école ? » posée avant 2001 est donc toujours d’actualité.

L’école-écolo a vécu !
Le bulletin trimestriel de l’été 2007 a publié le projet de nouveau groupe scolaire de la Montagnette en termes élogieux. Le futur bâtiment serait réalisé selon les normes Haute Qualité Environnementale (HQE)… Un rêve à portée de la main !
Le dernier conseil municipal d’octobre a vu le rêve se heurter à la dure loi financière. Le projet présenté a perdu de sa superbe en matière de chauffage avec retour au gaz au lieu de bois, moins coûteux et donc abandonné pour cause d’économies.
Car le montant global du projet qui, malgré ces économies réalisées en sacrifiant une partie de la démarche HQE pourtant présentée comme incontournable pour tous les citoyens, les autres évidemment, s’est subitement élevée de 680 000 € en quelques mois. Forcément, quelques aménagements oubliés, l’évolution de la règlementation pendant ces sept ans de calculs, comme les prix des matériaux augmentent la facture finale.

JUILLET 2007

Permis de construire l’école en Montagnette demandé au Préfet
Le bulletin municipal de juillet publie le projet du nouveau groupe scolaire sur la Montagnette, sans un mot sur les monuments historiques voisins, ni sur la ruine d’un des plus beaux espaces naturels du village.
Un bâtiment au milieu des pins, en plein Mistral, où 150 véhicules pollueront matin, midi et soir, et encore plus les jours de pluie, de vent ou de grosses chaleurs qui inciteront les parents à sortir les voitures.
Le permis de construire vient d’être déposé.
L’avis de la Commission des Sites où siège l’ONF et la décision préfectorale attendus vont illustrer la façon dont :
- L’ordonnance qui interdit toute construction à moins de 500 m des monuments historiques est appliquée,
- L’arrêté préfectoral qui interdit toute présence sur le massif par vent de plus de 40 km est respecté,
- Les règlements qui protègent la Montagnette sont mis en oeuvre,
- Est interprétée la zone rouge de juin à Septembre où enfants et personnels se trouveront en période de risques d’incendies.

Or, en même temps que le permis était déposé, M. le Maire demandait à son conseil municipal l’adhésion de la commune à la P.E.F.C. (Association des Communes Forestières) afin de s’engager en particulier à :
- respecter les lois et règlements en vigueur,
- maintenir l’état boisé des parcelles,
- protéger les milieux rares et conserver des arbres,
- Informer les entreprises des obligations environnementales,
- …
Non, ce n’est pas une blague, le conseil municipal a bien voté le respect des lois, le maintien de l’état boisé, la protection de ce milieu rare qu’est la Montagnette, les obligations environnementales et patati et patata…
Ce furent quelques instants de bonheur environnemental au pied de la Tour, au moins en paroles, car personne n’y croyait sinon comme un très pieux engagement obligé après lequel tout est permis.
Pour couronner l’hypocrisie de la situation, M. le Maire a fait aussi voter au même conseil, l’approbation de la Directive Territoriale d’aménagement des BDR. Les élus ont sans doute été enchantés par les principaux objectifs de l’État en matière de préservation des espaces naturels, des sites et des paysages.
Suivez leur regard !
La Commission des Sites doit ainsi arbitrer entre, d’un côté deux engagements municipaux protégeant la Montagnette, et de l’autre un projet municipal la saccageant…

JUIN 2007

Permis pendant l’été !
La Commission préfectorale des Sites à laquelle le dossier de la construction du groupe scolaire sur la Montagnette devait être présenté pour avis en mars 2007 n’a pas vu le projet car M. le sous-préfet attend que celui-ci soit au stade du permis de construire.
C’est donc en juin, une fois le permis élaboré, que la Commission en question mesurera la distance entre le projet et les monuments historiques locaux pour vérifier s’il respecte la longueur de 500 m en dessous de laquelle on ne peut pas construire.
Tous les barbentanais savent déjà que leur Tour, Église et maison des Chevaliers sont à moins de 150 m du lieu du projet, que le Moulin de Bretoule est à 300 m !
Il faudra donc un miracle administratif, comme pour le Centre ancien, pour que le saccage de la Montagnette soit autorisé.
M. le Maire signera un tel permis au nom de la défense de l’environnement et du respect des lois de la République !
L’avis de la Commission et les décisions de M. le sous-préfet et préfet sont très attendus !


OCTOBRE 2006 =
Fort du soutien de son Conseil Municipal, M. le Maire a décidé de continuer son projet et propose donc au conseil municipal d’admirer l’esquisse retenue et d’attribuer le marché au groupement solidaire :
- François TOURNEUR, architecte 3 rue Mérentie 13005 Marseille
- Pierre-Louis GOTI, architecte 6 rue Devilliers 13005 Marseille
- SARL Stéphan BROFIGA, architecte 3012 route de violesi 13480 Cabriès
- J.F. MENAGER, directeur commercial de la Sté SP2I SA 60 rue Stanislas Torrents 13006 Marseille
- Jean Paul VAN CUYCK, Sté A2MS 1 rue du Grand Cavaillon 13420 Gemenos
- Rémi DUTHOIT, paysagiste 6 rue Louis Grobet 13001 Marseille.
Monsieur ETEVE intervient pour contester et critiquer la méthode utilisée par le jury pour sélectionner les candidats, dit que l’anonymat a été respecté au niveau des élus, mais pas au niveau des architectes, ayant pu reconnaître les esquisses présentées, malgré l’attribution de lettres. Il déplore aussi le mode de calcul pour le classement des candidats. Pour ces raisons il votera contre.
Madame GALAS, déplore le retard pris dans ce dossier.
Le conseil municipal, à la majorité, deux voix contre (M. Eteve, Mme Lambert), attribue le marché au dit groupement avec Monsieur François TOURNEUR comme mandataire. Le montant des honoraires est de HT 338 415.00 € TTC 404 744.34 €.

JUILLET 2006 =
Compte tenu de l’avis de l’architecte des bâtiments de France trouvant, d’après M. le Maire, trop « impactants » les 3 projets, le Maire président décide de déclarer les trois équipes co-lauréates et de les auditionner le mardi 11 juillet 2006. Les trois équipes sont évidemment d’accord pour se conformer aux exigences de l’architecte des Bâtiments de France et sont toutes disposées à réaliser dans le cadre de l’esquisse révisée un nouveau plan de masse, des plans de niveaux et les coupes nécessaires. Toutes ayant donné les garanties nécessaires, M. le Maire décide de suivre « l’avis du jury » et de retenir le projet de l’équipe I, cette dernière est déclarée lauréate du concours. Autrement dit, l’Avis de l’architecte des Bâtiments de France n’est qu’un avis, comme celui des barbentanais opposés au projet saccageant la Montagnette...

JUIN 2006 =
La commission des parents APE de l’École publique publie son bilan périodique dans lequel figure une curieuse note faisant le point sur le projet de groupe scolaire sur la Montagnette : « Sur les trois projets retenus, un problème se pose : L’Architecte des Bâtiments de France n’est satisfait par aucun des projets, il souhaite un projet moins urbain et plus fondu dans son environnement, souhait qu’il a émis un peu tardivement. Plusieurs choix s’offrent maintenant à la municipalité : Soit reprendre les trois projets, les modifier puis repasser au vote du jury, soit considérer qu’aucun des trois projets n’est satisfaisant, recommencer la procédure du concours dans son ensemble, soit choisir un des projets et demander des modifications à l’architecte... M. le Maire et les conseillers réfléchissent à la meilleure solution. »

MAI 2006 =
Le 17, réunion de la commission municipale pour la sélection des projets architecturaux du futur groupe scolaire sur la Montagnette, en vue des travaux prévus au 4ème trimestre 2006 pour une durée d’un an. Après analyse des offres, le jury a établi un classement, et vu le faible écart entre les candidats, M. le Maire a indiqué qu’il se réservait la possibilité de négocier avec les équipes. Les travaux de voirie à réaliser pour le desservir, leurs coûts et les dates de réalisation dépendront des subventions du conseil général au titre des travaux de proximité. Une étude et un dossier seront présentés en 2007 pour des travaux à effectuer après la construction du groupe scolaire à cause des risques de dégradations dus à la circulation plus importante de camions poids lourds, pendant les travaux, il est aussi envisagé un sens unique pour la circulation des camions.
Contre-pétition des pro-écoles sur la Montagnette : Agacés par le succès de la pétition demandant au Conseil municipal de renoncer à son projet d’école sur le site de la Montagnette, responsables scolaires et municipaux ont lancé un contre-feu : Une pétition demandant que ce projet arrive vite à son terme.
C’est parfaitement leur droit et l’on peut concevoir que la situation scolaire actuelle soit très difficile à gérer et mérite la plus grande attention. L’ennui, c’est que le nombre des signataires n’arrive pas au dixième de celui s’opposant au projet.
Organiser une manœuvre aussi médiocre pour pouvoir détruire le patrimoine contre l’avis de la majorité des barbentanais, mérite au moins une médaille...

FÉVRIER 2006 = Le conseil municipal autorise M. le Maire à signer l’acte d’échanges de terrains devant notaire pour la future école sur la Montagnette.

JANVIER 2006 =
- 23 janvier, réunion du jury pour examen des candidatures reçues et sélection des trois candidats admis à concourir. Composition du jury :
Membres à voix délibératives : Jean Louis ICHARTEL, Maire et Président, représentants du conseil municipal avec 5 titulaires et 5 suppléants (les membres de la commission d’appel d’offres) : Michel MOUCADEAU, Marie Camille GIBAND, Joël MISON, Jean AYME et Jane LAMBERT en qualité de titulaires et Frédéric RAOULX, Gabriel ENJOLRAS, Josiane PIN, Agnès CASTRALE et Yvon ETEVE en qualité de suppléants.
- Personnalités dont 3 titulaires et 3 suppléants : Patrick VERBAUWEN titulaire et Jean Paul CASSULO suppléant, représentant l’ordre national des architectes ; Jean Louis CHAMPSAUR titulaire et José MORALES suppléant, représentant le CAUE ; Jean Fabrice GALLO titulaire et Elisabeth LETEISSIER suppléant, représentant le syndicat des architectes.
Après réception de 53 candidatures, 14 ont été écartées pour les motifs suivants :
- Compétence paysagère non représentée = 12
- Manque compétences bureaux études techniques et paysagiste = 1
- Candidat faisant partie du jury = 1
Le jury propose le classement suivant :
- 1er ex-aequo : GAU
- 1er ex-aequo : TOURNEUR
- 3ème : OLIVIER et DEKESTER
Lors de la remise des offres, pour conserver l’anonymat des lettres sont attribuées.
- la lettre 1 au premier projet déposé (TOURNEUR)
- la lettre R au 2e projet déposé (OLIVIER-DEKESTER)
- la lettre S au 3e projet déposé (GAU)
Constitution de la commission technique chargée de préparer l’analyse des offres. Composition : Les utilisateurs en qualité d’enseignants - les directeurs - Mme CALAMOTE et M. BUCCHI ; Un parent d’élève : la présidente de l’association : Mme JONVAUX Chantal ; Deux élus : Claudine PATINET-LORD et Josiane PIN ; Autres : M. Alain JOUVAUD, M. René BOURGUET, M. Bernard GARDES, directeur de la MFR, M. Philippe MERCIER, architecte des Bâtiments de France, Mme Florence PIRON, inspectrice départementale, M. SAUNIER, architecte conseil du CAUE.


DECEMBRE 2005 = Après avoir traité les opposants au projet d’école sur le site de la Tour « d’individus qui refusent la modernité », après avoir supplié les barbentanais de le laisser détériorer sans rien dire le patrimoine, parce que ses prédécesseurs, qualifiés de "visionnaires", l’ont fait avant lui (!), après avoir mobilisé tout ceux qui veulent bien user de leur influence pour laisser croire qu’il n’y a pas d’autres solutions (L’APE laïque répète les mêmes arguments erronés), M. le Maire a décidé de poursuivre son idée en saccageant le site de la Tour et en ignorant les lois de préservation du patrimoine. Ignorer les opposants, saccager le territoire et ne pas respecter les lois, c’est possible ici...

NOVEMBRE 2005 = La municipalité fait la sourde oreille et persiste malgré un malaise grandissant.

OCTOBRE 2005 = Echec du référé déposé auprès du Tribunal Administratif de Marseille. "Vivre à Barbentane" est débouté, le recours est refusé.

SEPTEMBRE 2005 = Visite des lieux pour constater la beauté d’un site que l’on s’apprête à détériorer sous prétexte d’y construire la future école et démonstration de l’impossibilité évidente de parcours pour 150 véhicules de parents d’élèves lorsqu’ils devront se précipiter entre le rond-point des Arènes et la Maison de Retraite, près de la Tour pour amener ou chercher leurs enfants. Quand à ceux qui n’ont pas de véhicules !

AOUT 2005 = Devant la nature des réponses municipales et leur insuffisance, devant les menaces sur le patrimoine, devant le risque d’urbanisation d’un site remarquable, devant le refus municipal de considérer d’autres projets, devant l’ignorance et le mépris des demandes de nombreux barbentanais, L’Association Vivre à Barbentane a décidé de déposer un recours en référé auprès du tribunal administratif de Marseille aux motifs suivants :
- Illégalité d’une construction à proximité d’un monument historique,
- Non-respect des mesures et conditions de sécurité pour un établissement scolaire et des écoulements du pluvial au vu des caractéristiques du lieu.


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